Leviathan (Gipps)

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Leviathan est un poème symphonique concertant pour contrebasson et orchestre de chambre de la compositrice britannique Ruth Gipps, écrit en 1969.

Ruth Gipps compose cette œuvre sur une commande de Valentine Kennedy, alors basson de l'Orchestre philharmonique de Londres[1]. Valentine Kennedy, d'origine juive allemande, a fui les persécutions nazies pour émigrer au Royaume-Uni en 1937[1]. C'est en 1943 qu'il prend le nom qu'il porte aujourd'hui[2]. Bien que le titre, fasse référence au Léviathan, l'usage de plusieurs occurrence des textes religieux dans l'œuvre de Ruth Gipps pousse à penser qu'il puisse aussi s'agir d'une référence au psaume 104 : « There go the ships : there is that Leviathan, whom thou hast made to play therein »[2]. Certains commentateurs pensent qu'il puisse en réalité s'agir d'une référence aux baleines[2]. L'œuvre, très chromatique, joue notamment sur la présence d'un si bémol grave joué au contrebasson, que l'on retrouve à la fin de la mélodie d'ouverture[2].

Analyse

L'œuvre, en un mouvement, s'ouvre sur un tempo noté Andante lugubre, avec une émergence du contrebasson depuis les profondeurs graves de l'orchestre, avant d'y replonger plusieurs fois[2]. L'orchestre présente de fort contraste dans sa première partie, qui se prolonge après un bref passage romantique en un
dans l'Allegro qui fait office de section centrale[2]. Pendant trois mesures, le contrebasson y joue un figuralisme de chute[2]. Revient ensuite l'Andante lugubre, pour une dizaine de mesures, avant une explosion de l'orchestre où les violons en trémolos pendant que le soliste joue, à l'image de la flûte, des triolets de croches représentant des chants d'oiseaux[2]. L'œuvre se clôt sur le si bémol grave du contrebasson qui est accompagné d'un accord final teinté par les bois et les cors en sourdine[2].

Discographie

Références

Bibliographie

Liens externes

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