Symphonie no 1 de Gipps
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| Symphonie no 1 | |
| Genre | Symphonie |
|---|---|
| Musique | Ruth Gipps |
| Durée approximative | env. 37 mn |
| Dates de composition | 1942 |
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La Symphonie no 1, op. 22, est la première symphonie de la compositrice britannique Ruth Gipps, écrite en 1942.
Ruth Gipps compose sa première symphonie en fa mineur en 1942, pour laquelle elle reçoit le Prix Cobbett[1]. Elle est considérée comme une œuvre en références à la Seconde Guerre mondiale, qui a vu naître un bon nombre de symphonies en lien avec la guerre, comme la Sinfonia da Requiem de Benjamin Britten ou encore la Symphonie no 5 de Ralph Vaughan Williams[2]. L'œuvre est jouée pour la première fois par l'Orchestre symphonique de Birmingham, où elle tenait la partie du hautbois et du cor anglais[3].
Structure
L'œuvre comprend quatre mouvements :
- Allegro moderato
- Adagio
- Allegro
- Adagio
Analyse
Allegro moderato
Le premier mouvement s'ouvre sur une variété de motifs légers et lyriques jusqu'à l'apparition d'un thème dansant aux bois, dont les solos s'enchaînent[2]. Les lignes mélodiques des bois sont soutenues par les accords massifs des cordes[2]. Le mouvement, très influencé par Johannes Brahms, impose la présence de la timbale qui joue un do répété tandis que les cors jouent par dessus cette note[2].
Adagio
Le deuxième mouvement est remarquable par ses textures orchestrales et ses solos aux bois, montrant bien plus l'influence de son professeur Gordon Jacob que celle de Ralph Vaughan Williams[2]. C'est dans ce mouvement qu'elle inclut un long solo au hautbois, qui réapparaît plus tard au cor anglais, et que la compositrice tenait lors de la création[2]. L'aspect pastoral, quasi-romantique, est très marqué dans ce mouvement[2]. Les deux climax, notés Con fuoco, donnent un aspect très estival, mais la trompette et le cor au loin rappellent la période pendant laquelle la symphonie a été écrite[2].
Allegro
Le troisième mouvement, ayant l'aspect d'un scherzo, pourrait être une page indépendante de musique légère de cette époque[2]. Les couleurs diaphanes de l'orchestre et les rythmes simples sont menés par les trompettes et les cors en sourdines, ainsi qu'un motif simple en pizzicato aux cordes[2]. Un interlude lyrique d'aspect pastoral est donné à la flûte puis au cor anglais avant d'être repris par les cordes[4]. Après cet interlude, la musique reprend de plus belle, avec cors et trompettes en sourdine[5]. Les ostinatos, présent tout le long de la symphonie mènent à un solo de cor anglais[5]. Le climax est donné par l'orchestre que l'on entend en tutti pour la première fois du mouvement[5].
Adagio
Le début du quatrième et dernier mouvement se fait par un solo de basson sur les cordes graves : violoncelles et contrebasses[5]. Si le mouvement est marqué Adagio, il y a cependant une succession d'épisodes très différents[5]. Le tempo s'accélère pour arriver à une vitesse Moderato puis Allegro, passant par un solo de cor anglais, mis à nouveau en exergue[5]. Les notes en croches répétées amène au climax de ce mouvement[5]. Une fin calme arrive après une marche héroïque qui se conclut par des notes répétées aux violoncelles et aux contrebasses, un appel distant du cor, puis un long decrescendo[5].
Discographie
- Rumon Gamba (dir.), BBC Philharmonic et Martin Owen (cor), Orchestral Works, Vol. 3: Symphony No. 1 / Horn Concerto / Ambarvalia / Cringlemire Garden / Coronation Procession, Chandos, .[6]