Ligne de Pons à Saujon

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Mise en service
Fermeture 
ConcessionnairesLa Seudre ( )
État (Non concédée) ( )
SNCF ( )
RFF ( )
SNCF Réseau (à partir de )
Numéro officiel546 000
Ligne de
Pons à Saujon
Image illustrative de l’article Ligne de Pons à Saujon
Train en gare de Cozes vers 1900.
Historique
Mise en service
Fermeture  
Concessionnaires La Seudre ( )
État (Non concédée) ( )
SNCF ( )
RFF ( )
SNCF Réseau (à partir de )
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 546 000
Longueur 38,183 km
Écartement standard (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Pente maximale 10 
Nombre de voies Voie unique
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) non exploitée
Trafic vélorail

La ligne de Pons à Saujon est une ligne ferroviaire française à écartement standard et à voie unique non électrifiée entièrement située dans le département de la Charente-Maritime.

Mise en service en 1875 par la Compagnie du chemin de fer de la Seudre, elle est fermée aux voyageurs en 1939, puis partiellement déclassée en 1964.

Origine

Dès 1855, les habitants et élus de Royan s'intéressent au chemin de fer. Le projet se précise dans les années 1860 avec l'étude d'un tracé de ligne de Niort à Royan par Saint-Jean-d'Angély réalisé par Anatole Lemercier en 1863. Ce projet n'a pas de suite et est remplacé par deux nouveaux projets, de Rochefort à Royan avec un bac pour traverser la Seudre et de Pons à Royan via Saujon. La lutte d'influence entre les deux groupes de partisans est virulente et publique par des articles de presse notamment. Finalement le choix se porte sur une ligne de Pons à Royan et la Tremblade et la création de la Compagnie du chemin de fer de la Seudre, le , pour soutenir et réaliser ce projet. Mais le financement pose problème et réactive les luttes politiques partisanes. Pour sortir de l'impasse un projet à voie métrique, au coût moindre, est proposé par l'ingénieur Louis Dagall. Adopté en 1869 par le conseil municipal ce projet reste à l'état d'ébauche[1].

Chemin de fer d'intérêt local

Le , le préfet du département de la Charente-Inférieure, agissant au nom du département, signe une convention avec Louis Richard, ingénieur principal de la Compagnie des chemins de fer des Charentes, chevalier de la Légion d'honneur, domicilié au no 31 de la rue Billault à Paris, et Hubert Desgranges, ingénieur civil, chevalier de la Légion d'honneur, domicilié au no 135 du boulevard Haussmann également à Paris. L'objet de cette convention est l'attribution d'une concession, de 99 ans, pour un « chemin de fer de Pons à Royan avec embranchement sur Tremblade ». MM. Richard et Desgranges s'engagent notamment à construire et exploiter ce chemin de fer dans un délai de deux ans à partir de la date du décret déclaratif d'utilité publique et à se domicilier à Saintes. Un avenant, signé le , complète le registre des subventions que doivent recevoir les concessionnaires par une somme de 80 600 francs promise par diverses communes[2].

Un décret du , déclare d'utilité publique un « chemin de fer d'intérêt local de Pons à la Tremblade, avec embranchement de Saujon sur Royan ». Il autorise le département à pourvoir à son exécution suivant notamment les clauses et conventions passées le et le . Pour cette réalisation, il est alloué au département une subvention de 750 300 francs[2].

Les chantiers de construction de la ligne sont ouverts en 1874 par la Société de construction des Batignolles[1].

La ligne entre les gares de Pons et de Saujon est mise en service le par la Compagnie du chemin de fer de la Seudre, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation sa ligne de Pons à Royan[3]. En 1877, la section de Pons à Saujon, incluse dans la ligne de Pons à Royan, dessert Jazennes-Tanzac, Gémozac, Saint-André-de-Lidon, Cozes et la Traverserie[4].

Chemin de fer d'intérêt général

Par une convention signée le entre le ministre des Travaux publics et la Compagnie du chemin de fer de la Seudre, l'État rachète la ligne de Pons à la Tremblade et son embranchement sur Royan. Cette convention est approuvée par une loi le qui reclasse l'ensemble dans le réseau d'intérêt général[5].

Par un décret du suivant, la ligne est intégrée dans le réseau des chemins de fer de l'État à compter du [6]. Les trains les plus rapides mettent alors Royan à sept heures de Paris, ce qui permet à la station balnéaire de devenir le rendez-vous du « tout Paris » et de connaitre une expansion et un succès grandissants[7].

Le , un train assurant la liaison Bordeaux - Royan et transportant environ 1 100 voyageurs, percute un train de marchandises qui était garé à l'intersection de deux voies en gare de Saujon. L'accident fait 38 morts et 80 blessés[8].

À partir du , la ligne est concurrencée par l'ouverture de la ligne directe à double voie de Saintes à Royan.

Le trafic voyageurs est fermé le [3].

Le trafic fret est fermé entre les gares de Pons et de Gémozac le et la ligne est ensuite déferrée sur ce tronçon[réf. nécessaire]. Un faible trafic de fret subsiste jusqu'en 2004 entre Saujon et Gémozac[réf. nécessaire].

Caractéristiques

Tracé

Carte détaillée de la ligne.

Ouvrages d'art

Exploitation touristique

Notes et références

Voir aussi

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