Littérature bisexuelle
From Wikipedia, the free encyclopedia

La littérature bisexuelle inclut des œuvres littéraires et des auteurs qui abordent le thème de la bisexualité ou du biromantisme. Cela inclut les personnages, les intrigues et/ou les thèmes décrivant le comportement bisexuel chez les hommes et les femmes. Au XXe et XXIe siècles, la littérature bisexuelle peut être comprise comme étant un sous-genre de la littérature LGBT (LGBT étant un sigle anachronique avant l'époque moderne).
Les œuvres de fiction qui entrent dans cette catégorie peuvent être de n’importe quel genre littéraire, comme la fiction historique, la science-fiction, la fantasy, l’horreur et la romance.
La littérature bisexuelle comprend des œuvres mentionnant, étudiant ou traitant de la bisexualité, ainsi que des œuvres avec des protagonistes bisexuels. La littérature représentant ou décrivant des expériences ou relations d'une personne ou d'un personnage avec des hommes et des femmes peut être retracée jusqu'à l'Antiquité (notamment grecques et latines), où ces représentations sont alors décrites positivement[2]. Toutefois, vue au prisme d'une grille de lecture binaire et réductrice hétérosexualité-homosexualité, la bisexualité a été fréquemment dans le passé effacée ou niée par les critiques ou les œuvres d'analyse littéraire et culturelle[2]. Le sexisme présent dans la Grèce et la Rome antiques semble avoir limité la possibilité d'expression d'amours féminines bisexuelles ou lesbiennes[2].
La bisexualité apparaît plus sporadiquement dans la littérature des siècles suivants, avec notamment le cas de Shakespeare en littérature anglaise. À l'époque moderne, quelques œuvres ont des thèmes ou des personnages bisexuels, tels Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir de John Cleland[réf. souhaitée], au XIX e siècle la poésie de Paul Verlaine, ou encore certains écrits de Lord Byron ou Oscar Wilde, tous 3 étant eux-mêmes bisexuels.
La seconde moitié du XXe siècle fut marquée par une augmentation des publications sur la bisexualité, souvent sous l'influence de la nouvelle apparition d'organisations bisexuelles. La majeure partie de ce travail était une réponse à l’absence de la bisexualité dans les archives historiques et dans la période contemporaine. Il en résulte des récits contemporains dont l'objectif est de légitimer la bisexualité en tant qu’identité sexuelle[3].
Une grande partie de la littérature bisexuelle se concentre sur « la mise en évidence de la présence de la bisexualité dans l'histoire, la spécificité des expériences bisexuelles et son existence en tant que forme viable d'identification sexuelle »[3].
Bien qu'il existe des exemples notables d'hommes et de femmes exprimant un intérêt pour les deux genres de manière romantique et sexuelle dans d'anciennes œuvres littéraires, l'émergence des mouvements LGBT au XX e et XXI e siècles a inspiré une vague de littérature aux thèmes LGBT, dont bisexuels. Bien que la plupart de ces œuvres littéraires se concentrent sur les relations lesbiennes et gays (avec lesquelles la littérature bisexuelle a des ressemblances et des divergences avec les littératures gays et lesbiennes[2]), la bisexualité dans la littérature moderne gagne progressivement en visibilité.
Histoire
De l'Antiquité à l'époque moderne
Philosophie, poésie et littérature grecques antiques
Confrontés à la coexistence du désir masculin de leurs contemporains pour les deux sexes, des philosophes grecs se sont penchés sur une double question : identifier les différences entre les amours envers des hommes par rapport aux amours envers des femmes, et chercher à déterminer lequel serait « supérieur », non d'un point de vue moral, mais social (utilité à la Cité)[4].
Dans Le Banquet de Platon, écrit au IVe siècle av. J.-C., ce qui pourrait bien faire de lui le plus ancien traité grec sur l'Amour, notamment entre hommes[5], Pausanias ne semble pas contre le fait d'allier enseignement et relations sexuelles[6]. Agathon quant à lui estime que la « bonne » pédérastie concourt à l'éducation du jeune homme, les relations sexuelles ayant lieu lorsqu'il s'approche de l'éphébie (autours de 18 ans)[6]. Agathon rapproche le rapport sexuel, et l'éjaculation qui en découle, à la transmission du savoir, du plus expérimenté vers le plus jeune, à la manière d'un vase plein (le maître) qui remplit un vase vide (l'élève)[7].
Socrate[note 1] oppose à cette vision très classique de l'époque une autre approche, qu'il déclare tenir d'une étrangère : l'éducation « féminine », basée sur la procréation[9]. Dans La République, Socrate semble également être plus prudent sur l'aspect sexuel de la pédérastie, déclarant qu'un éraste : « doit avoir avec l'objet de ses soins des rapports tels que jamais on ne le soupçonne d'être allé plus loin, s'il ne veut pas encourir le reproche d'homme ignorant et grossier[6]. » Socrate est lui-même représenté comme n'étant pas insensible à la beauté des jeunes hommes, dépeignant dans les Mémorables « cette bête sauvage qui s'appelle “un garçon dans sa fleur”, plus dangereuse que le scorpion, parce qu'elle inocule un venin qui rend sa victime folle, même si celle-ci n'entre pas en contact avec lui[10]. »
Platon a varié sur sa position sur les amours masculines, les soutenant dans Le Banquet, où il juge qu'il est parfaitement acceptable de faire la cour à un jeune homme, et admirable de réussir à le séduire[11]. Il semble faire évoluer sa position dans Les Lois (écrits lorsqu'il est plus âgé)[12], où il voit une « conduite si dégradante », et une pratique qui est, dit-il, « source de tant de maux non seulement privés mais publics[13],[14],[note 2]. » Platon critique là « les fortes passions » que la pédérastie peut engendrer chez ceux qui y participent[12] ; pour lui, l'amant devrait davantage se consacrer à l'âme du jeune homme qu'à son corps[16].
Pour Zénon de Kition, le fondateur de l'école stoïcienne, il faudrait choisir ses partenaires sexuels non pas en fonction de leur sexe ou de leur genre, mais en fonction de leurs qualités personnelles[17].
La bisexualité est également présente fréquemment et mentionnée incidemment dans les sources primaires et la littérature grecque. Ainsi, Lucien de Samosate, dans Le navire ou les souhaits, présente un personnage imaginaire qui souhaiterait obtenir un anneau magique réalisant tous ses désirs : l'objet enchanté, selon le personnage, ferait tomber amoureux de lui « les beaux garçons, les femmes, et des peuples entiers »[18]. Dans les sources primaires en général, les jeunes hommes et les femmes sont largement vus comme étant interchangeables les uns avec les autres ; Xénophon note dans l'Anabase qu'après une guerre, lorsque a été donné l'ordre de libérer des prisonniers, « les soldats obéirent, sauf lorsque certains contrebandiers, poussés par le désir d'un beau garçon ou d'une belle femme, réussirent à s'enfuir avec ce butin[18]. »
Platon, dans Les Lois, note qu'il est tout à fait possible d'exercer une maitrise de ses désirs sexuels en louant l'exemple d'un athlète qui, durant toute la durée de son entrainement, s'abstient de toute relation avec « une femme ou un jeune »[18].
Sappho est l'un des rares exemples féminins qui de cette période ; elle célèbre dans sa poésie à la fois l'amour des femmes et fait état de claires relations érotiques avec hommes[2]. Janet Bode, dans View from Another Closet: Exploring Bisexuality in Women (1976), indique ainsi que Sappho a été faussement réappropriée comme « lesbienne », alors que Sappho mentionne clairement dans ses écrits ses attirances pour les hommes et valorise le mariage[2].
Thème de la comparaison de l'amour des femmes et des jeunes hommes
Cypris allume les feux de l'amour féminin,
Éros, lui, pourvoit au désir masculin.
Qui dois-je préférer ? La mère ou bien son enfant ?
Cypris me dit : « Pour toi, Éros est triomphant. »
— Méléagre, Choix, exemple poétique de présomption de bisexualité[19]
Le thème de la comparaison de l'amour des femmes et de l'amour des jeunes hommes, et de leurs avantages respectifs, est un classique de la littérature grecque ancienne, et est fréquemment débattu par les hommes d'esprit[20]. Par exemple, Ératosthène fait l'apologie des relations avec les femmes : celles-ci durent bien plus longtemps que celles avec les garçons, puisque la beauté de ces derniers s'évanouit avec l'apparition d'une barbe[20]. Plutarque apporte lui aussi sa préférence à l'amour des femmes, mais pour une raison différente : partager toute sa vie avec son épouse mène selon lui à la vertu[20]. Strabon, pour sa part, indique que ses goûts le poussent davantage du côté des jeunes hommes[20]. Les Lettres érotiques de Philostrate d'Athènes incluent une alternance de lettres d'amour adressées à des femmes et à des jeunes hommes[21].
Les nombreux exemples de débats comparants l'amour des jeunes hommes et l'amour des femmes dans la littérature grecque ne doivent ainsi pas être compris comme une opposition philosophique entre homosexualité et hétérosexualité, mais comme un simple exercice d'apprentissage de la rhétorique, où l'orateur s'entraine à utiliser successivement des arguments en faveur d'une position, puis de la position inverse[22].
Littérature latine
L'historien Paul Veyne note que non seulement l'expression d'aimer un garçon ou une femme revient très fréquemment dans la littérature latine, mais que pour les auteurs romains, « l'un valait l'autre, et ce qu'on pensait de l'un, on le pensait de l'autre »[23]. Il cite en exemple le philosophe Plotin, qui exhorte à ce que les penseurs « méprisent la beauté des garçons et des femmes »[23]. Le thème de la bisexualité masculine est très présent dans les écrits de Plutarque, Cicéron et Catulle[2], ainsi qu'Horace, qui « répète qu'il adore les deux sexes » dans sa poésie[24].
Un universitaire (en) indique notamment que les lecteurs modernes de Catulle sont souvent frappés par sa liberté de ton dans l'usage d'un langage sexuellement explicite décrivant des actes homosexuels et hétérosexuels[25]. L'historien note aussi une ressemblance avec la bisexualité dans la Grèce antique, estimant que « c'est dans la poésie de l'âge d'or augustéen que l'on se rapproche le plus de l'indifférence bisexuelle caractéristique d'une grande partie de la poésie érotique grecque[25]. »
Paul Veyne note également, que, quels que soient leurs propres inclinaisons personnelles, les auteurs latins louent l'amour des deux sexes de manière à plaire à l'ensemble de leur lectorat[24]. Comme dans la littérature grecque, l'un des thèmes de la littérature latine « légère » est de comparer l'amour des femmes et des jeunes hommes, et d'essayer d'en déterminer leurs avantages et inconvénients[24].
Du Moyen Âge à l'époque moderne

L'« homosexualité » que John Boswell met en avant dans son ouvrage Christianity, Social Tolerance, and Homosexuality (1980), pourrait tout aussi bien être vu comme de la bisexualité puisque les références aux relations sexuelles entre hommes sont souvent replacées dans des descriptions de nombreuses autres formes de plaisir érotique et de transgression sociale[26]. Bien que les relations homosexuelles soient alors souvent considérées comme particulièrement dérangeantes pour l'Église et les pouvoirs de l'époque, elles ne semblent nulle part classées de manière binaire comme relevant d'une identité excluant l'attirance pour les membres du sexe opposé[26].
Il existe de la même manière un érotisme polymorphe de la Renaissance : notamment les « tensions bisexuelles explicites » dans les œuvres de Shakespeare et Marlowe[26].
En 2020, Stanley Wells (en) and Paul Edmondson[27], deux universitaires en littérature anglaise spécialistes de l'œuvre de Shakespeare, publient aux Cambridge University Press un livre[28] centré sur l'analyse des sonnets shakespeariens et concluent à la bisexualité « sans aucun doute possible » de Shakespeare[29],[30]. Les chercheurs notent en outre les relations de Shakespeare avec des hommes et des femmes durant ses plus de trois décennies de mariage à Anne Hathaway[29]. Enfin, les chercheurs notent que, s'il est à la mode depuis les années 1980 de prétendre que Shakespeare est homosexuel, cela est incorrect car le poète est marié et a des enfants[29].
Époque moderne
Avant 1900
L'un des premiers exemples connus de bisexualité dans la littérature est Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir de John Cleland. Dans le roman, le personnage principal, Fanny, a « des relations sexuelles excitantes et satisfaisantes avec d'autres femmes ainsi qu'avec des hommes »[31]. À cette époque, l'homosexualité était considérée comme un comportement plutôt qu'une identité, et par conséquent, les cas d'homosexualité, y compris la bisexualité, étaient rares dans les œuvres littéraires[31].
Un exemple plus connus de personnages supposés bisexuels est Dorian Gray ainsi que les personnages secondaires du Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde. Wilde lui-même était marié et avait des enfants, mais ses contemporains pensaient qu'il avait eu des relations extraconjugales avec des femmes et des hommes. Quelque temps après la publication du Portrait de Dorian Gray, Wilde a été convoqué au tribunal pour des accusations d'indécence grave pour sa représentation de connotations homosexuelles et des rumeurs sur ses propres relations homosexuelles[32]. Dans les adaptations modernes de l’histoire, Dorian est souvent décrit comme bisexuel.
L'Éveil de Kate Chopin met en scène Edna Pontellier, qui se révèle « capable de répondre physiquement à une femme et d'aimer les femmes » malgré de nombreuses relations sexuelles avec des hommes. Bien que la sexualité de son personnage principal ne soit jamais explicitement mentionnée, Chopin connaissait ou lisait à propos de l'homosexualité et la bisexualité dans des œuvres écrites par des auteurs tels que le poète américain Walt Whitman ou le nouvelliste français Guy de Maupassant, et cela a probablement influencé l'ambiguïté sexuelle de son personnage[33].
XXe siècle

Le XXe siècle voit une augmentation de la littérature bisexuelle, mais pas de beaucoup, puisque de nombreux auteurs ont suivi la tendance de l'époque qui consiste à aborder des sujets radicaux et controversés dans leurs écrits. En 1926, Richard Bruce Nugent publie sa nouvelle expérimentale « Smoke, Lilies, and Jade », qui décrit les difficultés d'un homme à comprendre son attirance pour plusieurs personnes, en particulier un homme qu'il surnomme « Beauty ». Néanmoins, la première partie de cette époque, tout comme la précédente, a vu une absence de reconnaissance ou une mauvaise identification de la bisexualité dans la littérature. Gore Vidal était un auteur, essayiste et intellectuel public notable qui s'identifiait comme bisexuel et a écrit Un garçon près de la rivière, roman de 1948 décrivant la bisexualité comme l'état humain « naturel »[35]. Des personnages bisexuels apparaissent également dans les romans du remarquable auteur afro-américain James Baldwin, notamment dans son roman de 1956 La Chambre de Giovanni[36].
Durant les années 1960, malgré des accomplissements pour les bisexuels dans la construction du mouvement pour les droits LGBT de l'époque, la littérature bisexuelle a peu progressé. Certains romans, comme En terre étrangère et La Main gauche de la nuit, dépeignent des personnages comme des races sans genre ou avec un genre clair, qui sont donc bisexuels. Ce concept a été repris dans d’autres romans au cours des années suivantes. Dans les années 1970, les bisexuels ont gagné en reconnaissance dans les médias et, par conséquent, il y eut de nombreuses publications sur la nature de la bisexualité. Les magazines Time et Newsweek ont tous deux publié des articles sur le « chic bisexuel », attirant l'attention du grand public sur la bisexualité[37]. Par conséquent, la bisexualité est apparue plus souvent dans la littérature. En 1976, fut publié le premier roman d'Anne Rice : Les Chroniques des vampires, et la série présentait plusieurs personnages principaux bisexuels ou biromantiques[38].
Dans les années 1980, le mouvement bisexuel a commencé à bénéficier d’une plus grande reconnaissance. Les militants ont permis de faire la distinction entre la bisexualité et l’échangisme sexuel[39]. L’une des raisons pour lesquelles les médias grand public avait ce préjugé était que les romans et la littérature ont rarement identifié la bisexualité, même lorsqu’elle était décrite. La plupart du temps, il est simplement implicites qu'un personnage est bisexuel plutôt que montré ou explicitement déclaré. Vers la fin de la décennie, la presse grand public a publié des articles concernant la « menace du sida que les bisexuels faisaient peser sur les hétérosexuels »[39].
Dans les années 1990, la littérature bisexuelle est devenue plus importante. En 1991, le premier magazine trimestriel bisexuel national des États-Unis, Anything That Moves : Beyond The Myths Of Bisexuality, fondé par Karla Rossi, fut publié pour la première fois par le Bay Area Bisexual Network[40]. En 1991 fut également publié l'un des livres les plus influents de l'histoire du mouvement moderne pour les droits des bisexuels, Bi Any Other Name: Bisexual People Speak Out[41], une anthologie éditée par Loraine Hutchins et Lani Ka'ahumanu. BiNet USA a mené une campagne suite aux Lambda Literary Awards, où les œuvres littéraires bisexuelles ont été contraintes de concourir dans les catégories lesbiennes[42]. En 1995, Marjorie Garber, professeure spécialisée dans l'étude de Shakespeare à l'université Harvard, a soutenu l'idée selon laquelle la plupart des gens seraient bisexuels s'il n'y avait pas « la répression, la religion, la répugnance, le déni, la paresse, la timidité, le manque d'opportunités, la spécialisation prématurée, un manque d'imagination ou une vie déjà pleine à craquer d'expériences érotiques, même avec une seule personne ou un seul genre » dans son livre Vice Versa : Bisexuality and the Eroticism of Everyday Life[43]. En 1994, un journal mensuel appelé Bi Community News a commencé à être publié au Royaume-Uni[44]. En 2000, le militant bisexuel Dr Fritz Klein a fondé le Journal of Bisexuality, la première revue universitaire trimestrielle sur la bisexualité[45],[46]. Cependant, d’autres médias se sont montrés plus mitigés en termes de représentation des bisexuels.
Des années 2000 à nos jours
Au début du XXIe siècle, la bisexualité a continué d’être sous représentée dans la littérature gay et lesbienne malgré l’essor progressif de la littérature LGBT[47],[48]. Bien que de nombreux exemples de bisexualité dans la littérature de cette époque relèvent encore de la science-fiction et de la fantasy, se déroulant dans des mondes où les opinions sur la sexualité diffèrent des normes sociétales, ces dernières années, la bisexualité a commencé à apparaître davantage dans la fiction contemporaine[49]. Les années 2000 ont également vu l’émergence de la littérature pour jeunes adultes LGBTQ+, puisque les romans pour adolescents ont offert une plateforme aux histoires de passage à l’âge adulte, et donc aux histoires de coming out[50]. En 2014, le premier livre du genre, Bisexuality: Making the Invisible Visible in Faith Communities de Marie Alford-Harkey et Debra W. Haffner, a été publié[51].
Publications modernes notables
Fiction
- « Smoke, Lilies and Jade » de Richard Bruce Nugent (1926)
- La Couleur pourpre d'Alice Walker (1982)
- La Chambre de Giovanni de James Baldwin (1956)
- Maurice par EM Forster (1971)
- Orlando de Virginia Woolf (1928)
- Un autre pays de James Baldwin (1962)
- Split Screen, de Brent Hartinger (lauréat du Lambda Literary Award pour la littérature bisexuelle en 2007)
- Call Me by Your Name d'André Aciman (2007) (Lauréat du Lambda Literary Award pour la fiction gay en 2007, avec le protagoniste bisexuel)
- Holy Communion de Mykola Dementiuk (Lauréat du Lambda Literary Award pour la fiction bisexuelle en 2009)
- Love You Two de Maria Pallotta-Chiarolli (Lauréate du Lambda Literary Award pour la fiction bisexuelle en 2009)
- The Lunatic, the Lover, and the Poet de Myrlin Hermes (Lauréat du Lambda Literary Award pour la Fiction Bisexuelle en 2010)
- Boyfriends with Girlfriends par Alex Sanchez (2011)
- The Correspondence Artist de Barbara Browning (lauréate du Lambda Literary Award pour la fiction bisexuelle en 2011)
- In One Person de John Irving (lauréat du Lambda Literary Award pour la littérature bisexuelle en 2012)
- My Education de Susan Choi (lauréate du Lambda Literary Award pour la fiction bisexuelle en 2013)
- Give It to Me d'Ana Castillo (Lauréate du Lambda Literary Award pour la fiction bisexuelle en 2014)
- The Life and Death of Sophie Stark par Anna North (Lauréate du Lambda Literary Award pour la littérature bisexuelle en 2015)
- La trilogie Broken Earth de NK Jemisin (2015–2017)[52]
- Marrow Island d'Alexis M. Smith (Lauréat du Lambda Literary Award pour la fiction bisexuelle en 2016)
- Star-Crossed de Barbara Dee (2017)
- Les sept maris d'Evelyn Hugo de Taylor Jenkins Reid (2017)
- Sirènes & Muses d'Antonia Angress (2022)
Poésie
- The Horizontal Poet de Jan Steckel (lauréat du Lambda Literary Award pour la non-fiction bisexuelle en 2011)
- Mouth to Mouth d'Abigail Child (première lauréate du Lambda Literary Award pour la poésie bisexuelle en 2016)