Littérature chinoise ancienne

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La littérature chinoise ancienne désigne l’ensemble des textes produits depuis les origines de l’écriture jusqu’à l’unification de l’empire sous la dynastie Qin (221 av. J.-C.) et constitue l’une des traditions littéraires les plus anciennes et continues du monde[1]. Ses premières attestations se trouvent dans les inscriptions sur os oraculaires et carapaces de tortue de la dynastie Shang (XVIIIe–XIIe siècle av. J.-C.), liées à des pratiques divinatoires, qui témoignent d’un système graphique déjà élaboré et d’un lexique apte à exprimer des concepts rituels et politiques[1]. Au cours de la période de la dynastie Zhou (XIe–IIIe siècle av. J.-C.), la production écrite s’élargit et se diversifia, comprenant des hymnes, des chants et des poèmes réunis dans le Classique des Odes, ainsi que des textes historiques et rituels tels que le Classique des Documents[1]. Parallèlement se développèrent des écrits philosophiques qui posèrent les bases des principales écoles de pensée préimpériales, notamment le confucianisme et le taoïsme[1]. Avant la dynastie Qin, ces œuvres définissent les formes, les thèmes et les fonctions de la littérature chinoise et établissent des modèles linguistiques et culturels appelés à exercer une influence durable sur la tradition ultérieure[1], à commencer par la littérature chinoise classique (206 av. J.-C. – 1911).

La littérature chinoise s'enorgueillit d'une histoire millénaire qui plonge ses racines dans les premières formes d'expression écrite remontant au IIe millénaire av. J.-C. À cette époque, les inscriptions sur os oraculaires et sur bronzes rituels constituent les premiers témoignages d'écriture, utilisés principalement à des fins divinatoires et cérémonielles. Avec l'avènement de la dynastie Zhou (vers 1046-256 av. J.-C.), la production littéraire chinoise commence à se diversifier et à s'enrichir. Durant la Période des Printemps et Automnes (770-476 av. J.-C.) et la période suivante des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), de nombreuses œuvres voient le jour et influenceront profondément la culture chinoise[1].

Parallèlement à la tradition confucéenne, des textes fondamentaux du taoïsme émergent, tels que le Tao Tö King (道德经) attribué à Lao Tseu, qui explore les thèmes liés à la Voie (Dao) et à la Vertu (De), offrant une vision philosophique alternative centrée sur l'harmonie avec la nature et le non-agir (wu wei). En outre, durant la période des Royaumes combattants, les « Cent écoles de pensée » (诸子百家, Zhūzǐ Bǎijiā) se développent. Cette époque de fervente activité intellectuelle voit la naissance d'œuvres philosophiques et politiques d'une importance majeure. Parmi celles-ci se distingue L'Art de la guerre (孙子兵法, Sūnzǐ Bīngfǎ) de Sun Tzu, un traité de stratégie militaire qui a influencé non seulement la tactique de guerre, mais aussi la gestion et le leadership dans divers domaines[1].

Liste de textes

Archéologie

Notes et références

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