Littérature paraguayenne

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La littérature paraguayenne est l'ensemble de la littérature, orale et écrite, réalisée au Paraguay (entre 6 et 7 millions de Paraguayens vers 2024, pour 1,3 million vers 1950, et sans doute un nombre équivalent avant 1500), en guarani, en espagnol (castillan), ou dans toute langue minoritaire, amérindienne ou d'importation. Elle reste en Europe la plus méconnue des littératures sud-américaines[réf. nécessaire].

Quelques millénaires avant l'arrivée des Européens, trois siècles de colonisation espagnole (et portugaise), deux siècles de démocratie européenne interrompus par des guerres, quelques dictatures et un demi-siècle de général-président :

Les territoires correspondant au Paraguay actuel restent peu peuplés d'Européens au 16e siècle : en 1597 on en dénombre moins de 500, avec déjà beaucoup d'enfants métis, peu d'Indiens pacifiés, et un nombre flou d'autochtones "infidèles" (>500 000).

Vers 1750, Asuncion compte environ 1 000 habitants (européens). L'ensemble de la vice-royauté en 1778 compte moins de 100 000 habitants. Les réductions guaranis jésuites ont pu compter entre 100 000 et 300 000 habitants. Même avec l'octroi de la citoyenneté à tous (les Amérindiens) en 1848, la région ne dépasse pas 500 000 administrés. La Guerre de la Triple-Alliance provoque la mort de 500 000 individus. Dans un tel contexte, la littérature espagnole, y compris religieuse, est le fait d'une minorité, pas très différente de la littérature argentine de l'époque.

Histoire littéraire

  • Francisco Barrios (?)
  • Jorge Blanco[1]
  • Carlos R. Centurión[2]
  • Graciela N. Estigarribia de Fernández[3]
  • Ezequiel González Alsina[4]
  • Marcelino Pérez Martínez (1881-1915)[5], poète
  • Gonzalo Zubizarreta-Ugarte, Los altos muros, desde lejos

XVIe siècle

Le premier poète d'envergure est Luis Miranda de Villafañe (es) (1500c-1575c), auteur de la Comedia Pródiga (Séville, 1554) et de Romance élégiaque (vers 1540). Le second est Martín del Barco Centenera (1535-1602), auteur de La Argentina (Lisbonne-1602).

Il existe des traces de poésie lyrique, satirique, et de théâtre (Juan Gabriel Lezcano[6], Gregorio de Acosta)[7].

Ruy Díaz de Guzmán (es) (1559-1629), métis, bureaucrate colonial, chroniqueur créole, est le premier historien de la colonie.

xviie et xviiie siècles

L'historiographie, civile et militaire, du Paraguay, est religieuse et jésuite. Antonio Ruiz de Montoya (1585-1652), de la Mission jésuite du Paraguay, auteur de La Conquista Espiritual (Madrid, 1639) et El Tesoro de la Lengua Guaraní (Madrid, 1639), est également, avec d'autres, à l'origine du guarani missionnaire (ou jésuite) (es), dialecte guarani en fonctionnement entre 1600 et 1767, très documenté.

Pedro Lozano (es) (1697-1752), autre jésuite historien et ethnographe de talent, est surtout l'auteur de la Descripción chorográphica [...] del Gran Chaco (Córdoba (Argentine)), illustrée par le père Antonio Machoni (es) (1671-1753).

Deux autres historiens de qualité sont José Guevara (1719-1806)[8] et Joaquín Millas (1746-1809)[9],[10]

XIXe siècle

Fulgencio Yegros (1780-1821), militaire, politique, poète, est en partie à l'origine de la Société patriotique littéraire, de l'Académie militaire, du Séminaire conciliaire et de la Bibliothèque publique, avant d'être exécuté en 1821, par son collègue consul José Gaspar Rodríguez de Francia (1766-1840), devenu Dictateur suprême et perpétuel Même la guitare était muette »).

Après ce quart de siècle d'isolement (1814-1840) émergent seulement la revue La Aurora (périodique) (es) (1860-1862) et Natalicio de María Talavera (es) (1839-1867), premier poète uruguayen répertorié, et pionnier du journalisme paraguayen, principalement en tant que correspondant de guerre.

Parmi les autres auteurs importants de la fin de siècle, souvent hommes politiques :

XXe siècle

Première moitié

Seconde moitié

XXIe siècle

Auteurs

Œuvres

Institutions

Annexes

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