Littérature jordanienne

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La littérature jordanienne désigne l'ensemble des pratiques et productions textuelles, orales et écrites, à toute époque, en toute langue, en tout lieu (diasporas comprises), par des Jordaniens de tout statut (citoyenneté, résidence, clandestinité, autre) et/ou toute personne revendiquant, au moins partiellement, son appartenance à la culture jordanienne. Il s’agit d’abord de littérature contemporaine, essentiellement en arabe (toutes variantes confondues).

La littérature jordanienne est ainsi la littérature (écrite comme orale) originaire du pays actuel, appelé désormais officiellement Royaume hachémite de Jordanie. Cette littérature est influencée par les littératures des autres pays arabophones, particulièrement la littérature syrienne et par l'histoire sociale et politique du pays et de la région.

Jordanie
Gouvernorats de Jordanie

Démographie

En 2022, 95 % de la population est arabe (y compris Druzes et Bédouins) et musulmane (toutes tendances confondues). Parmi les minorités anciennes : Circassiens, Tchétchènes, Arméniens, Assyriens. Et de très nombreux réfugiés, relativement récents, irakiens, syriens, palestiniens (liste des camps de réfugiés palestiniens, réfugiés de la guerre civile syrienne en Jordanie).

La très nette évolution de la population (1900 (271 000), 1952 (586 200), 1961 (900 800), 1979 (2 133 000), 1983 (2 502 000), 2002 (5 038 000), 2017 (10 053 000)) renvoie à l’effectif estimé de 1800 (200 000 : condensé des traditions culturelles) et à l’accélération de l’urbanisation (liste de villes de Jordanie, à effervescence culturelle probable, surtout à Amman).

Histoire

La région participe au déclin et à la chute de l’Empire ottoman : nahda, nationalisme arabe, révoltes de Shoubak (en) (1900-1905), révolte du Hauran de 1910, révolte de Karak (en) (1910), révolte arabe de 1916-1918, bataille d'Aqaba (1917), et à la partition de l'Empire ottoman (1918-1922) : territoires ennemis occupés (au Levant, 1918-1920).

Les dirigeants du pays acceptent le principe d’une Palestine mandataire (avec toute la question de la Cisjordanie) et d’un mandat français en Syrie et au Liban, et la création d’un émirat de Transjordanie (1921-1946) sous protectorat britannique, devenant en 1946 royaume hachémite de Jordanie. La Jordanie fait face à divers défis : rébellion Kura (en) (1921-1923), raids Ikhwan en Transjordanie (en) (1922-1924), rébellion Adwan (en) (1923), grande révolte arabe de 1936-1939 en Palestine mandataire, création de l’État d’Israël (1948), guerre israélo-arabe de 1948-1949, Fédération arabe d'Irak et de Jordanie (quelques mois en 1958), Septembre noir (1970-1971).

La liste des souverains de Jordanie est brève :

  • Abdallah Ier (1882-1951, émir de 1921 à 1946, roi de 1949 à 1951),
  • Talal (1909-1972, roi de 1951 à 1952),
  • Hussein (1935-1999, roi de 1952 à 1999),
  • Abdallah II (1962-, roi depuis 1999).

Littérature

La littérature jordanienne moderne et contemporaine s’écrit par des Jordaniens (souvent d’ascendance mixte, particulièrement palestinienne) en arabe et souvent en anglais, surtout pour les auteurs des diasporas (États-Unis, Royaume-Uni, pays du Golfe, etc.).

La plus grande partie de la littérature jordanienne, contemporaine d’abord, est méconnue du lectorat francophone, car peu traduite et/ou peu diffusée.

La presse arabophone est active : journalistes jordaniens, liste de journaux (quotidiens et hebdomadaires) de Jordanie (en)

La chaîne qatarienne de télévision Al Jazeera revitalise l'ensemble de la scène culturelle arabe.

Auteurs

1910

1920

1930

1940

1950

1960

1970

1980

XXIe siècle

La Jordanie est marquée par les guerres en Syrie et en Irak, les attentats du 9 novembre 2005 à Amman, la contestation de 2011-2012 en Jordanie (printemps arabe) et les menaces de l'organisation État islamique (Daesh).

Institutions

Littératures de Jordanie avant 1900

Références

Annexes

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