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Locunolé

commune française du département du Finistère From Wikipedia, the free encyclopedia

Locunolé [lokynole] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Locunolé est réputée pour le site des roches du Diable, dont le bassin d'eau vive est situé près du bourg, entre les communes de Guilligomarc'h et Querrien. La rivière Ellé s'y faufile entre d'énormes rochers en granite polis par l'érosion. Ce site renommé accueille régulièrement des compétitions de canoë-kayak de catégories nationales et internationales[1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Locunolé
Locunolé
La rivière Ellé et le moulin Mohot.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Intercommunalité Quimperlé Communauté
Maire
Mandat
Jean-Michel Daniel
2026-2032
Code postal 29310
Code commune 29136
Démographie
Gentilé Locunolois
Population
municipale
1 177 hab. (2023 en évolution de +1,99 % par rapport à 2017)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 11″ nord, 3° 28′ 43″ ouest
Altitude Min. 12 m
Max. 121 m
Superficie 16,78 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Quimperlé
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Quimperlé
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Locunolé
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Locunolé
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Locunolé
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Locunolé
Liens
Site web www.locunole.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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Géographie

Localisation

Locunolé est une petite commune dont le bourg est situé à vol d'oiseau à un peu moins de dix kilomètres au nord-est de Quimperlé. Locunolé appartient par ses traditions à la Cornouaille et d'un point de vue administratif à la communauté d'agglomération de Quimperlé Communauté. Le cours de la rivière Ellé longe le territoire communal à l'est et au sud et son tracé sert de frontière naturelle avec les communes voisines de Guilligomarc'h et Arzano. L'Ellé faisait autrefois office de véritable frontière sur le plan linguistique et vestimentaire entre Locunolé et les communes voisines de Guilligomarc'h et Arzano. Les habitants de Locunolé portaient le costume de Quimperlé et parlaient le breton cornouaillais alors que les habitants de Guilligomarc'h et Arzano portaient le costume du pays de Lorient et parlaient le breton vannetais.

Communes limitrophes de Locunolé
Querrien Guilligomarc'h
Locunolé
Tréméven Arzano

Relief

La rivière Ellé au Pont-Neuf.
Le pont de Ty Nadan franchissant la rivière Ellé entre Locunolé et Arzano.

L'altitude de la commune varie entre 16 mètres (vallée de l'Ellé à son point le plus bas) et 121 mètres (plateau armoricain). Le bourg de Locunolé est situé sur le plateau armoricain à une altitude comprise entre 100 mètres et 110 mètres. La rivière Ellé entaille profondément le plateau armoricain, notamment à la hauteur du bourg de Locunolé. Son cours sinueux décrit des méandres plus ou moins larges. Elle passe d'une altitude de 34 mètres au niveau du moulin de Kerléon à 25 mètres au niveau du moulin Mohot et 18 mètres au pont de Ty Nadan où est située une station hydrométrique.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Laïta, l'Ellé et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].

L'Ellé, d'une longueur de 76 km, prend sa source dans la commune de Glomel et se jette dans la Laïta, estuaire formé par l'Ellé et l'Isole en limite de Guidel et de Clohars-Carnoët, après avoir traversé seize communes[3]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Ellé sont données par la station hydrologique située sur la commune d'Arzano. Le débit moyen mensuel est de 10,1 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 199 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 260 m3/s, atteint le même jour[4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Locunolé[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 114 mm, avec 15,4 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Plouay à 11 km à vol d'oiseau[11], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 149,0 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −9,6 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Locunolé est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimperlé, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[15]. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols

Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Davantage d’informations Type d'occupation, Pourcentage ...
Occupation des sols en 2018
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 5,9 % 99
Terres arables hors périmètres d'irrigation 42,5 % 718
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 16,5 % 279
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 16,1 % 272
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 2,2 % 37
Forêts de feuillus 6,0 % 102
Forêts mélangées 10,7 % 181
Source : Corine Land Cover[18]
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Toponymie

L'église paroissiale dédiée à saint Guénolé.

Locunolé vient du vieux breton « loc », lieu consacré, et de saint Guénolé, fondateur de l'abbaye Saint-Guénolé de Landévennec. Locunolé est mentionné pour la première fois en 1426 sous la forme Locguenolay. Locunolé semble bien être le « quartier » ou tref Uuinguiri, donné à l'abbaye de Landévennec par le roi Gradlon et localisé, par l'acte qui le relate au XIe siècle, dans la paroisse de Niuliac. Le nom de tref Uuinguiri disparut, remplacé par celui de Locunolé, à partir du XIe siècle.

Lokunole en breton, signifiant le « lieu de Saint Gwénolé ».

Histoire

Origine

Locunolé semble être un ancien démembrement de la vaste paroisse (une ploue de l'Armorique primitive) de Niulac ou Yuliac (de Yulacum ou domaine de Jules), d'une superficie de 12 000 ha (son suffixe -ac montre l'origine gallo-romaine de la plebs Niulac[19]) qui englobait les territoires actuels des communes de Querrien, Saint-Thurien, Locunolé et Tréméven[20].

Temps modernes

En 1667 Locunolé, jusqu'alors simple prieuré dépendant de Rome, est érigé en paroisse dépendant du diocèse de Cornouaille.

En 1759, la paroisse de Locunolé [le nom est écrit Loquenolé] devait chaque année fournir 5 hommes pour servir de garde-côtes[21].

Révolution française

En 1790, Locunolé est érigé en commune et rattaché au département du Morbihan nouvellement créé.

Le XIXe siècle

Carte d'État-Major montrant les limites de Locunolé (trait bleu) avant 1857.

En 1801, le Concordat en fait une paroisse du diocèse de Vannes. Les prêtres faisant défaut, la paroisse est annexée à Meslan vers 1812 puis est érigée en succursale du Faouët en 1820.

En 1806 le maire de Locunolé ne sait pas écrire. Le premier acte de mariage de cette année-là dans la commune est rédigé par Jean Jacques Bellanger, « faisant pour le maire de Loquenolé [Locunolé] qui ne sait pas écrire fonction d'officier d'état-civil de la commune de Loquenolé »[22].

Par décret du , la commune de Locunolé est rattachée au Finistère. Locunolé, constituée uniquement de 7 villages, annexe 20 villages de Querrien pour pouvoir devenir une paroisse de plein exercice. La superficie de la commune passe ainsi de 605 hectares[23] à 1 678 hectares. Les villages transférés formaient auparavant un quartier de Querrien du nom de Coat ar C'hrann. Ils s'appellent : Cosquer, Sainte Gertrude, L'Île Gourlay, Kernon, Bélénou, Kerdudan, Kerdonars, Le Grannec, Ty Danigou, Moulin Mohot, Kereven, Lonjou, Mongariou, Méné Bloc'h, Ty Nadan, Kerrouarch, Carlay, La Villeneuve et Kerret. Une vieille expression en langue bretonne parlant de l'ancien Locunolé disait : « E Nikinolé e oa diou vilin, seiz ker hag eur maner», c'est-à-dire : "à Locunolé il y a deux moulins, sept villages et un manoir".

Selon un document déposé au Corps législatif 78 des 79 conscrits de Locunolé pour la période allant de 1858 à 1867 ne savaient ni lire ni écrire[24].

Le fut bénie la première pierre de l'actuelle église paroissiale et le , celle-ci fut consacrée. Elle a été construite sur l'emplacement de l'ancienne dont il ne reste que le clocher et les fonts baptismaux. Le clocher porte la date de 1671 avec l'inscription suivante : VENERABLE ET DISCRET MESSIRE P. CADIC RECTEUR.

Un rapport d' indique que Locunolé fait partie des 28 communes du Finistère à être encore sans école[25].

Le XXe siècle

La Belle Époque

En le Conseil d'arrondissement de Quimperlé se fait l'interprète de l'émotion soulevée dans tout l'arrondissement par la fermeture des écoles confessionnelles de Clohars-Carnoët, Querrien, Locunolé, Tréméven, Arzano et Guilligomarc'h, décidée par le gouvernement Combes ; il « proteste énergiquement contre une mesure contraire aux vœux exprimés par les conseils municipaux et devant avoir pour effet de laisser un grand nombre d'enfants privés d'instruction »[26].

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Locunolé porte les noms de 53 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 1 est mort en mer (Jean Marie Puillandre)[27].

La Seconde Guerre mondiale

Selon René Le Guénic[28], neuf personnes de Locunolé sont mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[29].

Marcel Pézennec[Note 5], originaire de Locunolé, militaire de carrière, capitaine d'artillerie, fit partie du réseau de résistance Libération Nord et du mouvement Turma-Vengeance ; promu commandant FFI (son pseudonyme était "capitaine Jeannot") , il coordonna l'action de la résistance autour de Quimper[30] ; il fut tué le à la ferme de Penhoat en Kerfeunteun[31].

L'après Seconde Guerre mondiale

Un soldat originaire de Locunolé (Félix Le Nigen) est mort pour la France pendant la guerre d'Algérie[32].

Politique et administration

La mairie.
Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1808 1828 Yves Évennou[Note 6]   meunier.
1828 1868 Guillaume Le Bérou[Note 7]   Meunier et cultivateur. Chevalier de la Légion d'honneur.
1868 1896 Louis Gourlaouen[Note 8]    
1896 1904 Yves Caëric[Note 9] Réactionnaire Cultivateur.
1904 1917 Joseph Le Gallic[Note 10]   Cultivateur.
1919 1943 François Pensec[Note 11] Rép.G→ URD Cultivateur.
1943 1944 Joseph Mestric[Note 12]   Cultivateur.
1947 1952 Jean Segain[Note 13]   Boulanger.
1965 1989 Joseph Penvern[Note 14] SFIO→ PS Cultivateur à Pont-ar-Lann. Il fit rénover l'école publique et organisa le remembrement[33].
1989 1995 Hubert Kerhervé DVG  
1995 2008 Louis, dit Jo Rousseau[Note 15] PCF Conducteur de travaux. Il fit construire une grande salle multifonctions et rénover l'ancien presbytère, devenu l'actuelle mairie[34].
2008 2014 Jean-Yves Le Coz App.PS Agriculteur à Kerouarc'h. S'opposa à un projet de carrière à Arzano, proche de la limite decommunale de Locunolé[35]
2014 2018 Murielle Le Rest DVG[36] Directrice de la maison de l'enfance de la Cocopaq située à Tréméven
23 mars 2018 27 mars 2026 Corinne Collet DVG Auxiliaire de vie[37]
27 mars 2026 en cours
(au 8 août 2026)
Jean-Michel Daniel[38]   Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[40].

En 2023, la commune comptait 1 177 habitants[Note 16], en évolution de +1,99 % par rapport à 2017 (Finistère : +2,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
598422412417431463502480435
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
9771 0289631 1091 0931 1701 2241 2631 320
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 3431 4551 4531 5051 4341 3821 3301 1171 018
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
8528248368758699129501 0781 144
Davantage d’informations - ...
2019 2023 - - - - - - -
1 1581 177-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évènements

  • Le  : inauguration de la salle multifonctions.
  • Le  : signature de la charte Ya d'ar brezhoneg par le maire, engagement pris par son Conseil municipal quelques mois plus tôt en faveur de la langue bretonne, concernant notamment la mise en place d'une signalisation bilingue dans la commune.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Édifices religieux

  • Église Saint-Guénolé : Il s'agit d'un édifice moderne, datant de la seconde moitié du XIXe siècle. Seul le clocher est plus ancien (1671).
  • Chapelle Notre-Dame-du-Folgoët, situé dans l'ancien cimetière[43].
  • Chapelle Sainte-Gertrude (XVIe siècle) : Cette chapelle, de style ogival, située au bord de la départementale 790, à 5 km à l'ouest du bourg de Locunolé, était dédiée à l'origine à sainte Ildren. Guillaume Cothonnec est le fabrique de la chapelle en 1524. Le nom de Sainte Gertrude a remplacé celui de Sainte Ildren au XVIIe siècle. La chapelle abrite les statues de Sainte Gertrude et Saint Médard.

Moulins

Le moulin de Kerléon avec ses deux roues et au premier plan une femme venant de tirer de l'eau dans la rivière (vers 1911).

D'amont en aval on rencontre sur le cours de l'Ellé :

  • Le moulin de Kerléon (1457) : Ce moulin était celui de la petite seigneurie de Coetdavid. Il s'appelait à l'origine moulin de Coetdavid. Il a pris par la suite le nom de Marie de Kerléon, dame de Coetdavid, fille de Guillaume de Kerléon et Marye de Cheffdubois[44].
  • Le moulin du Stall (1587) : Ce moulin était celui de la seigneurie de Coatourman. Il doit son nom à la famille Le Restal qui a possédé cette seigneurie au XVIe siècle après le mariage de Constance Le Godec avec Jehan Le Restal. Ce moulin a probablement été construit par Jehan Le Restal seigneur de Coatourman à partir de 1529 ou par son fils Louis Le Restal. Il a d'abord été moulin à fouler avant de devenir moulin à grain[44].
  • Le moulin Mohot (1481) : Ce moulin, connu aussi sous le nom de moulin de Tymeur ou moulin Brûlé, était celui de la seigneurie du Grannec. Tombé en ruine en 1650, il est reconstruit par son propriétaire, Jacques de Muzillac, seigneur de Tymeur en Arzano, à la fin du XVIIe siècle. Le bâtiment abritant le moulin et le logis date de cette époque. Il a été restauré à plusieurs reprises. Il doit son nom au patronyme Mahault attesté à Tréméven et Guilligomarc'h en 1426[44].

Les roues de ces moulins se sont aujourd'hui tues. Le dernier moulin à être resté en activité est le moulin Mohot qui fonctionnait encore en 1960 distribuant de la farine à toute la région[45]

Manoirs

L'ancien manoir du Sparle aujourd'hui aménagé en gîte.

On trouvait autrefois sur le territoire actuel de la commune de Locunolé les manoirs suivants :

  • Le manoir du Sparle (1536) : Il appartient en 1627 à Olivier de Quénégan, sieur de Sparle.
  • Le manoir de Coetdavy (1457) : La petite seigneurie de Coetdavid, non citée en 1427, a sans doute été créée pour Marye de Chefdubois, décédée en , cadette de la famille de Chefdubois, seigneur de Brulé en Bubry et propriétaire du manoir du Grannec.
  • Le manoir de Grannec (1426) : Il appartient en 1426 à Jehan du Chefdubois, seigneur de Brulé en Bubry. Il n'est pas considéré comme un manoir en 1426 par les commissaires du fouage. Il est déclaré manoir en 1481.

Fontaines

Fontaines des Saints.
  • Les fontaines des Saints (1670) : Fontaines de dévotion à bassins jumelés en pierre de taille. À gauche la fontaine Notre-Dame et à droite la fontaine Saint Guénolé. Les deux fontaines sont constituées d'une niche à coquille. L' une possède un fronton simple et l'autre un fronton orné sur les rebords.

Site naturel

Légende

  • Les Roches du diable : Saint Guénolé serait arrivé dans ce pays où Satan régnait en maître. Il fonda la paroisse qui porte son nom (Locunolé) et chaque jour les conversions devinrent plus nombreuses. Un jour que Guénolé se promenait au bord de l'Ellé, le diable lui lança à la tête d'énormes blocs de rochers. D'un large signe de croix Guénolé détourna le danger et, depuis, les rochers sont là, sur la rive. Un rocher porterait les traces des griffes du diable et un trou dangereux dans le lit de l'Ellé est dénommé "trou du diable".

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

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Timelines

Top Qs

Fact Checks