Arzano (Finistère)

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Arzano
Arzano (Finistère)
L'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens.
Blason de Arzano
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Intercommunalité Quimperlé Communauté
Maire
Mandat
Anne Borry
2020-2026
Code postal 29300
Code commune 29002
Démographie
Gentilé Arzanois
Population
municipale
1 441 hab. (2023 en évolution de +3,89 % par rapport à 2017)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 07″ nord, 3° 26′ 20″ ouest
Altitude Min. 6 m
Max. 97 m
Superficie 34,04 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Quimperlé
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Quimperlé
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Liens
Site web arzano.fr

Arzano [aʁzano]Écouter est une commune française située dans le département du Finistère, en région Bretagne. Historiquement, elle fait partie du pays vannetais et du Kemenet-Héboé.

Localisation

Arzano est une commune rurale dont le territoire s'étend entre les vallées de l'Ellé à l'ouest et du Scorff à l'est.

Le bourg d'Arzano occupe une position centrale au sein de son finage communal et est situé à vol d'oiseau à km au nord-est de Quimperlé, à 18 km au nord-ouest de Lorient, à 50 km à l'est de Quimper et à 58 km à l'ouest de Vannes.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Cléguer, Guilligomarc'h, Locunolé, Plouay, Pont-Scorff, Rédené et Tréméven.

Relief

La commune est vallonnée et s'étage entre 6 mètres et 97 mètres d'altitude. Le bourg est situé sur une colline culminant à une altitude de 93 mètres dominant la vallée de l'Ellé. Le sous-sol est de constitution granitique et schisteuse.

Paysages et habitat

Arzano possède de nombreux hameaux et écarts en raison de son habitat dispersé ; les principaux hameaux sont Botvé[1], Buzidou[2], Kerhoël[3], Villeneuve[4] et Saint-Durec[5]. La commune offrait autrefois un paysage de bocage mais un grand nombre de haies et de talus ont disparu ; par contre la commune a conservé un paysage vallonné et pittoresque en raison de ses vallées encaissées. Le développement de l'agriculture intensive a fait disparaître les petites fermes au profit des grandes exploitations agricoles.

En raison de la proximité des villes de Quimperlé et Lorient Arzano a vu depuis les dernières décennies du XXe siècle se développer un habitat résidentiel de migrants pendulaires.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Ellé, le Scorff, le Scaff, le ruisseau de Kernevez[6], le ruisseau de Penlan[7] et divers autres petits cours d'eau[8],[Carte 1]. L'Ellé sépare Arzano de Tréméven et Locunolé, tandis que le Scorff sépare Arzano de Plouay et Cléguer, communes du département du Morbihan ; son affluent de rive droite le ruisseau de Kernévez, sépare au nord Arzano et Guilligomarc'h, tandis qu'au sud c'est le ruisseau de Penlann, un autre affluent de rive droite du Scorff, qui sépare, sur une partie de son tracé, Arzano de Pont-Scorff.

L'Ellé, d'une longueur de 76 km, prend sa source dans la commune de Glomel et se jette dans la Laïta, estuaire formé par l'Ellé et l'Isole en limite de Guidel et de Clohars-Carnoët, après avoir traversé seize communes[9]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Ellé sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 10,1 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 199 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 260 m3/s, atteint le même jour[10].

La vallée de l'Ellé

Le Scorff, d'une longueur de 79 km, prend sa source dans la commune de Ploërdut et se jette dans le Blavet en limite de Lorient et de Lanester, après avoir traversé dix-huit communes[11].

La vallée du Scorff

Le Scaff, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le Scorff à Quéven, après avoir traversé six communes[12].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Arzano[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[15]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[16]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 071 mm, avec 15,2 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Plouay à 8 km à vol d'oiseau[19], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 149,0 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −9,6 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Arzano est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle est située hors unité urbaine[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimperlé, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[23]. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[24],[25].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 1,4 % 47
Terres arables hors périmètres d'irrigation 43,5 % 1 475
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 8,8 % 299
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 17,2 % 584
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 1,5 % 52
Forêts de feuillus 14,4 % 487
Forêts de conifères 2,4 % 81
Forêts mélangées 9,9 % 337
Forêt et végétation arbustive en mutation 0,8 % 26
Source : Corine Land Cover[26]

Toponymie

Le nom de la paroisse est attesté historiquement sous les formes « Arzennou » en 1148, « Arthou » en 1167, « Arznou » en 1327 et 1387, « Arzenou » en 1380, 1382 et 1516, « Arzano » en 1536 et « Arsanno » en 1630[27].

Ce toponyme breton est un anthroponyme composé de arz, « ours », qui qualifie un « guerrier vigoureux »[28], et de gnou, « connu, fameux »[29], « qui a la puissance de l'ours ». Il pourrait s'agir du nom d'un seigneur local.

En breton moderne, le nom de la commune est An Arzhanaou[27], prononcé [nahaˈnɔw].

Histoire

Préhistoire et Antiquité

À l'époque de La Tène, la région se trouve à la frontière occidentale du territoire des Vénètes, protégé par plusieurs éperons barrés qui surplombent la vallée de l'Ellé ; notamment le promontoire de Saint-Adrien, promontoire fortifié de 1,2 ha, qui avait un système défensif comprenant deux remparts et deux fossés, continus du bord d'un versant à l'autre[30].

On a trouvé de nombreuses stèles armoricaines (une d'entre elles se trouve devant la façade sud de l'église paroissiale), ce qui suggère une forte implantation humaine à la fin du Ier millénaire av. J.-C.[31].

Moyen Âge et Temps modernes

La première trace écrite de la paroisse d'Arzano se trouve dans le Cartulaire de Quimperlé qui date de 1167. La présence d'un lieu-dit dénommé "Le Moustoir" suggère l'existence d'un établissement monastique au Haut Moyen Âge[32].

La seigneurie de La Roche-Moysan

Les frontières du Kemenet-Héboé et celles des trois châtellenies créées par son démantèlement au XIIIe siècle.

Une voie ancienne franchissait le Scorff à cet endroit ; dès le Xe siècle ou XIe siècle, une tour installée sur la motte castrale du Roc'h en contrôlait le passage. Au XIIIe siècle le site devint le chef-lieu de la châtellenie de La Roche-Moysan et un château fut construit sur le plateau, près de Kerhoël.

La plupart des terres d'Arzano étaient du fief de la seigneurie de La Roche-Moysan, une puissante seigneurie qui s'étendait également sur les paroisses voisines de Meslan, Rédené, Gestel, Lesbin (Pont-Scorff), Quéven, Ploemeur, Guidel et pour moitié de Groix.

La seigneurie de La Roche-Moysan était un ancien démembrement de la seigneurie du Kemenet-Héboé. La seigneurie appartenait en 1282 à Geoffroi de La Roche Moisan, en 1294 à Olivier III de Tinténiac et en 1382 à Jean de Vendôme. Jean de Vendôme vendit par acte du , à Charles de Rohan, seigneur de Guémené, le château, la terre et la châtellenie de la Roche-Moysan avec les moulins, bois et tout ce qui en dépendait[33]. La seigneurie resta aux mains de la famille des Rohan, branche de Rohan-Guémené jusqu'à la Révolution française[34]. Le siège de la seigneurie était à l'origine le château de La Roche-Moyzan situé à Arzano sur la rive droite du Scorff mais le voyant ruiné, Louis de Rohan-Guémené transfèrera le siège à Tréfaven en Plœmeur en 1482. Les vestiges de ce château sont encore visibles aujourd'hui, mais il en reste peu de traces. Il subsiste les piles du pont et la motte castrale. Le moulin et la pêcherie à anguilles située à 300 mètres en aval dépendaient de La Roche-Moysan[35].

Les autres manoirs

Blason famille Bizien, sieurs de Kerigomarc'h.

Plusieurs manoirs existaient sur le territoire de la paroisse d'Arzano. Jean-Baptiste Ogée cite le manoir de Kerenech qui appartenait en 1240 à Philippe de Kerysequel, le manoir de Kerygomarch en 1250 à François Bizien, le manoir de Kerguegan en 1410 à Alain Henri, le manoir de La Villeneuve en 1420 à Terrien Penhoët et le manoir de Taluangorn (Talgorn), en 1500, à Jean Kerouallan.

Le manoir de Kerygomarch, propriété de la famille Bizien depuis au moins le XIIIe siècle (en 1248, Hamon Bizien participe à la septième croisade), prit par la suite le nom de manoir de Laz, par déformation du nom de ses nouveaux propriétaires (en 1610, Marie Bizien, dernière du nom, se marie avec Paul de l'âge de Volude, baron de La Chastre, un seigneur charentais) ; le « manoir du Lage » devint progressivement le « manoir du Laz ». Le domaine de Kerygomarch inclut une métairie au nord et un moulin à eau au sud. Le manoir actuel a probablement été construit au début du XVIe siècle par Jean Bizien. Ses armoiries figurent au-dessus de la porte d'entrée, une clé de voûte et le linteau de la cheminée de la salle ouest au rez-de-chaussée. Le domaine de Laz fut vendu comme bien national lors de la Révolution française et acheté en 1812 par Benjamin Brizoual qui le transmit à ses descendants ; l'un de ceux-ci, Yves Guyonvarc'h, transforma partiellement le manoir en style néogothique au début du XXe siècle[36].

Le XVIIIe siècle

Carte de Cassini de la paroisse d'Arzano et de sa trève Guilligomarc'h (1783).

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Arzano en 1778 :

« Arzano, à 12 lieues trois quarts à l'Ouest-Nord-Ouest de Vannes, son évêché ; à 18 lieues et demie de Rennes et à 4 lieues d'Hennebon, sa subdélégation et son ressort. Le nombre des habitants, y compris ceux de Guilligomar, sa trève, est de 2 600 communiants[Note 5]. Ce territoire est plein de landes, coupé de collines et de vallons ; les terres y sont peu cultivées, sablonneuses et d'un médiocre rapport. On y voit quand même quelques prairies, mais de peu d'étendue[33]. »

Révolution Française

Arzano est érigé en commune en 1790 et rattaché au département du Finistère nouvellement créé pour fournir un hinterland à l'est à la ville de Quimperlé. Arzano, Guilligomarc'h et Rédené sont les trois paroisses du diocèse de Vannes, donc parlant le vannetais, rattachées au département du Finistère.

Dans la nuit du 21 au 22 nivôse an III (10 et ) une bande de chouans envahit le presbytère d'Arzano (le curé est Jean-Claude Pécart) et emporte la somme de 1 057 livres. « Si le sieur Pécart se fut trouvé le soir chez lui, il eût été indubitablement tué »[37].

Jacques Cambry écrit que « les communes d'Arzano, de Quérien [Querrien] et de Guilligomarc'h, éloignées du chef-lieu du district, voisines du pays qu'habitent les chouans, sont dans un état de terreur et de dénuement qui ne leur permet pas de manifester le patriotisme que les autres communes ont démontré : avec quelles difficultés, d'ailleurs, peuvent pénétrer dans ces pays sauvages les principes, base de la Révolution : pas un individu ne sait la langue française. Il n'est pas d'état plus funeste, plus déplorable que celui de ces malheureux. S'ils obéissent aux lois républicaines, on les poignarde ; refusent-ils de s'y prêter, on les met en prison. Une force armée les protège ; mais c'est la nuit qu'on assassiné, et les soldats ne peuvent être sur tous les points d'un canton vaste, coupé de bois, de fossés, de rivières »[38].

Le XIXe siècle

La première moitié du XIXe siècle

Joseph Louis Le Nir, originaire de Rosporden, fut curé d'Arzano de 1810 à 1829. Il assura en plus de son ministère, la fonction de maître d'école. Il faisait classe dans l'ancien presbytère (un bâtiment datant du XVIe siècle)[39], à quelques enfants de la paroisse et des environs, dont dix à douze qui se destinaient au séminaire étudiaient le latin. La plupart étaient de pauvres paysans. Le futur poète Auguste Brizeux compta parmi ses élèves car celui-ci passa une partie de sa jeunesse à Arzano et l'évoque dans certains de ses poèmes.

Lors de l'enterrement d'Antoine de Fournas, maire d'Arzano, en 1829 en présence du comte de Botderu, pair de France, et de toute la noblesse des environs, le recteur déclara que cet homme « a été toute sa vie le scandale de la paroisse ». La famille, indignée, organisa la messe de huitaine[40] dans une autre paroisse[41].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Arzano en 1843 :

« Arzano : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, moins Guilligomarc'h, son ancienne trève ; aujourd'hui cure de 2e classe. (...). Principaux villages : la Villeneuve, Kerharnou, Kerhoët, le Moustoir, Cosquer, Kerguen, Kerlarec, Keranvoarec, Kergréau, Kerminguy. Superficie totale 3 413 hectares, dont (...) terres labourables 1 006 ha, prés et pâturages 177 ha, bois 173 ha, landes et incultes 1 873 ha (...). Moulins : 7. Chapelles Saint-Dureg, Saint-Adrieu, Saint-Laurent. Château de Lage, qui n'est pas mentionné par Ogée. Moulins à eau de Lage, de Castellin, de Penallan, du Roc'h. Géologie : constitution granitique. On parle le breton[42]. »

La seconde moitié du XIXe siècle

L'ancienne caserne de gendarmerie d'Arzano (remplacée de nos jours par une construction moderne).

Selon un document déposé au Corps législatif 178 des 205 conscrits d'Arzano pour la période allant de 1858 à 1867 ne savaient ni lire ni écrire[43].

Le statut de chef-lieu de canton (le canton d'Arzano a été supprimé lors de la réforme administrative de 2014) et la proximité relative de Quimperlé alors en essor industriel expliquent l'essor du bourg pendant la seconde moitié du XIXe siècle ; celui-ci, s'étire alors en longueur le long de la route départementale 22 (actuel axe Quimperlé-Plouay, qui était alors l'axe routier principal entre Quimper et Vannes), devenant un village-rue constitué principalement de maisons uniformes à un étage, avec des commerces au rez-de-chaussée. Le bourg voit se construire aux environs de 1875 deux écoles, l'une publique, l'autre privée (école Jeanne-d'Arc), la mairie et une caserne de gendarmerie[44]

Le XXe siècle

La Belle Époque

En le Conseil d'arrondissement de Quimperlé se fait l'interprète de l'émotion soulevée dans tout l'arrondissement par la fermeture des écoles confessionnelles de Clohars-Carnoët, Querrien, Locunolé, Tréméven, Arzano et Guilligomarc'h, décidée par le gouvernement Combes ; il « proteste énergiquement contre une mesure contraire aux vœux exprimés par les conseils municipaux et devant avoir pour effet de laisser un grand nombre d'enfants privés d'instruction »[45].

Cartes postales du début du XXe siècle

Alice Clerc écrit en 1914 qu'aux yeux de certains « Arzano est un petit bourg tranquille, sans intérêt, avec une église quelconque, une rangée de maisons ordinaires de chaque côté de la route », si ce n'était le souvenir de Brizeux[46]

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts d'Arzano.

Le monument aux morts d'Arzano porte les noms de 74 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, Jean-Marie Rouzeau, soldat du 62e régiment d'infanterie (62e RI), disparu dès le et Pierre Ulve, soldat du 118e RI, disparu dès le , tous deux lors des combats de Maissin (Belgique) ; la plupart sont décédés sur le sol français, dont Jean Le Gall[Note 6] et Joseph Gourlay[Note 7], tous deux décorés de la médaille militaire et de la croix de guerre[47].

Jean Foulgoc, soldat du 148e RI, est mort de maladie le , donc après l'armistice, à Constantinople (Turquie)[48].

Le monument aux morts, en granite et kersantite, représente un poilu en uniforme de grenadier sur un piédestal orné d'une couronne de laurier avec palme et d'une croix latine et porte les inscriptions : « AUX ENFANTS D'ARZANO MORTS POUR LA FRANCE » et « EWIT DOUE PAGER VRO » (en breton). Il est l'œuvre des sculpteurs Jean Joncourt (1869-1937) et Henri Gouzien ; érigé en 1920, il a été inauguré le [49].

L'entre-deux-guerres

Le monument aux morts est réalisé par le sculpteur Jean Joncourt au début de la décennie 1920[50].

Le cimetière, qui était auparavant autour de l'église, est déplacé au nord du bourg dans la décennie 1920. L'entre-deux-guerres est pour Arzano une période de stagnation, comme en témoignent les rares constructions datant de cette époque[51].

Les courses hippiques de Quimperlé furent organisées entre 1909 et 1939 sur un terrain aménagé au sud du château de Kerlarec[52].

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts d'Arzano porte les noms de 6 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, mais un autre relevé en indique 8, dont Joseph Courtet, Gabriel Hénaff, Marcel Le Gouic et Jean Sylvestre, tués tous les quatre en mai ou lors de la Débâcle ; Joseph Stanguennec, résistant, fut tué lors d'un bombardement le , alors âgé de 19 ans ; François Nicolas, lui aussi résistant, a été tué à Berné le [53].

L'après Seconde Guerre mondiale

Deux soldats originaires d'Arzano sont morts pour la France pendant la guerre d'Indochine (François Calvar en 1948 et André Guillemot en 1951)[47].

La construction de plusieurs lotissements, principalement au sud du bourg, donnent un bourg un aspect moins linéaire qu'antérieurement et ilustre la reprise de l'essor démographique de la commune.

Politique et administration

La mairie d'Arzano.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1943 1983 Jean Fichoux MRPRPFCNIPRI Agriculteur. Conseiller général du canton d'Arzano (1949-1979). Sénateur (1959-1962)
1983 2001 Georges Dauphin[Note 14]. PS Président de la fédération départementale
des syndicats d'exploitants agricoles
Conseiller général du canton d'Arzano (1979-1992).
Décide en 2001 de ne pas se représenter[57].
mars 2001 avril 2013
(démission)
Marie-Isabelle Doussal PS Conseillère générale du canton d'Arzano (1998-2015).
Démissionne en avril 2013 à la suite d'un scandale lié à l'envoi de lettres anonymes[58]
2013 en cours
(au 27 mai 2020)
Anne Borry[59],[60]
Réélue pour le mandat 2020-2026
App.PS[61] Enseignante à l'UBS
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[63].

En 2023, la commune comptait 1 441 habitants[Note 15], en évolution de +3,89 % par rapport à 2017 (Finistère : +2,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 0003 1501 7571 8341 8731 9571 8011 9171 957
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8741 8621 8771 7791 8611 9481 9521 9431 948
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8511 9171 9411 7381 8391 7931 6761 7661 524
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 3101 2061 1031 1131 2241 3241 3251 4021 390
2021 2023 - - - - - - -
1 4191 441-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2006[65].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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