Loison-sous-Lens
commune française du département du Pas-de-Calais
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Loison-sous-Lens est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Loisonnais. La commune est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin.
| Loison-sous-Lens | |||||
L'hôtel de ville. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Lens | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Lens-Liévin | ||||
| Maire Mandat |
Fabrice Trepczynski 2026-2032 |
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| Code postal | 62218 | ||||
| Code commune | 62523 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Loisonnais | ||||
| Population municipale |
5 169 hab. (2023 |
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| Densité | 1 456 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 26′ 20″ nord, 2° 51′ 12″ est | ||||
| Altitude | Min. 24 m Max. 48 m |
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| Superficie | 3,55 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Douai-Lens (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Lens - Liévin (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Lens | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.ville-loison-sous-lens.fr | ||||
| modifier |
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La commune de Loison-sous-Lens (nom officiel depuis 1801), située dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, bordée par le canal de Lens et limitrophe de la commune de Lens, est une commune du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. C'est une commune de type grand centre urbain selon l'Insee, appartenant à l'unité urbaine de Douai-Lens, avec une population de 5 169 habitants au dernier recensement de 2023.
À la suite de la Première Guerre mondiale et des destructions subies, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.
Géographie
Localisation
Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Loison-sous-Lens est une commune périurbaine du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais bordée, au sud, par le canal de Lens et limitrophe, au sud-ouest, de la commune de Lens (chef-lieu d'arrondissement)[1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes. Les communes limitrophes sont Annay, Harnes, Lens, Noyelles-sous-Lens, Sallaumines et Vendin-le-Vieil.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 3,55 km2 ; son altitude varie de 24 à 48 m[2].
Hydrographie
La commune, située dans le bassin Artois-Picardie[3], est, selon le Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre), drainée par deux cours d'eau :
- le canal de Lens, d'une longueur de 9,41 km, qui prend sa source dans la commune de Lens et se jette dans le canal de la Deûle au niveau de la commune de Courrières[4] ;
- le collecteur des Houillères, d'une longueur de 7,79 km qui prend sa source dans la commune de Lens et se jette dans le canal de la Deûle au niveau de la commune de Vendin-le-Vieil[5].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 698 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 17 km à vol d'oiseau[12], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[15]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[16].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[16].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[16].
Milieux naturels et biodiversité
L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[17].
Urbanisme
Typologie
Au , Loison-sous-Lens est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[Insee 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[Insee 2],[Insee 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[Insee 3]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[Insee 4],[Insee 5].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (73,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (68 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (54,3 %), terres arables (20,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (18,5 %), zones agricoles hétérogènes (5,4 %), mines, décharges et chantiers (1 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Logement
En 2022[Note 7], le nombre total de logements dans la commune était de 2 396, alors qu'il était de 2 365 en 2016 et de 2 237 en 2011[Insee 6] , soit une progression du nombre total de logements de 7,1 % depuis 2011.
Parmi ces 2 396 logements, 95,1 % étaient des résidences principales, (soit 2 278 logements), 0,3 % des résidences secondaires et 4,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 86,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 13,5 % des appartements[Insee 7].
Sur les 2 278 résidences principales, 61,1 % sont occupées par des propriétaires, 37,4 % par des locataires et 1,5 % par des personnes logées gratuitement[Insee 8].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Loison-sous-Lens en 2022 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,3 %) par rapport au département (6,6 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (4,6 %) inférieure à celle du département (7,2 %) et de la France entière (8 %).
| Typologie | Loison-sous-Lens[Insee 7] | Pas-de-Calais[Insee 9] | France entière[Insee 10] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 95,1 | 86,2 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 0,3 | 6,6 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 4,6 | 7,2 | 8 |
Voies de communication et transports
La commune est desservie par l'ex-RN 17 (actuelle RD 917) et est aisément accessible par l'autoroute A21.
Elle est située sur la ligne de Lens à Don - Sainghin où se trouve la gare de Loison-sous-Lens du réseau TER Hauts-de-France.
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Loyson en 972 ; Oisons en 1106 ; Loiso en 1210 ; Loysons en 1296 ; Loissons au XIIIe siècle ; Loisons en 1406 ; Loison-lez-Harnes en 1515[19] ; Loison en 1793 ; Loison et Loison-sous-Lens depuis 1801[2].
La forme picarde est Logeon-dsous-Linse.
Histoire
Première Guerre mondiale
Lors de la Première Guerre mondiale, le bourg est considéré comme détruit à la fin de la guerre[20] et est décoré de la croix de guerre 1914-1918, le , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[21],[22].
Années 1920
Loison a accueilli, comme de nombreux autres communes du reste du bassin minier régional, des mineurs et leurs familles venus dans le cadre de l'immigration polonaise dans le Nord de la France dans les années 1920.
Seconde Guerre mondiale
La ville est occupée par l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, quand démarre non loin à Montigny-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, à la fosse 7 de la Compagnie des mines de Dourges, que la Grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais en mai-juin 1941 a démarré, avec Émilienne Mopty et Michel Brulé (1912-1942), privant les Allemands de 93 000 tonnes de charbon pendant près de 2 semaines[23]. C'est l'un des premiers actes de résistance collective à l'occupation nazie en France et le plus important en nombre, qui se solda par 414 arrestations en 3 vagues, la déportation de 270 personnes[24], 130 mineurs étant par ailleurs fusillés à la Citadelle d'Arras. Après-guerre, la commune est aussi au centre de trois événements nationaux, la bataille de la production (1945-1947), suivie des grève des mineurs de 1947 et celles de 1948.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve depuis 1962 dans l'arrondissement de Lens du département du Pas-de-Calais[Insee 11].
Commune et intercommunalités
Loison-sous-Lens fait partie de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin créée en 2000 et qui succédait à un district né en 1968. Elle regroupe 36 communes et compte 242 591 habitants en 2022[Insee 11].
Circonscriptions administratives
La commune faisait partie de 1793 à 1904 du canton de Lens, année où elle intègre le canton de Lens-Est. En 1962, ce canton est scindé et Loison-sous-Lens rattachée au canton de Lens-Nord-Est[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattaché au canton de Lens, qui compte 3 communes[Insee 11].
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 2012 de la troisième circonscription du Pas-de-Calais[25].
Élections municipales et communautaires
Élections municipales 2026
| Sièges à pourvoir | Liste élue | |
|---|---|---|
| Conseil municipal | 29 | 22 |
| Conseil communautaire | 2 | 2 |
Lors du premier tour des élections municipales le , on dénombre 3 846 inscrits, dont 2 306 votants (59,96 %), 36 votes blancs (1,56 %), 27 votes nuls (1,17 %) et 2 243 suffrages exprimés (97,27 %)[26].
La liste menée par Fabrice Trepczynski est élue dès le premier tour avec 50,47 % des votes exprimés[26].
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre deux écoles maternelles, Henri Matisse et Les Marronniers, et deux écoles élémentaires, Françoise Dolto et Lino Ventura[33].
Santé
En 2024, la commune de Loison-sous-Lens dispose de quatre médecins généralistes, d'un chirurgien-dentiste, de six masseurs-kinésithérapeutes, de quatorze infirmiers, d'un psychologue et de deux pharmacies[Insee 12].
Justice, sécurité, secours et défense
La commune dépend du tribunal de proximité de Lens, du conseil de prud'hommes de Lens, du tribunal judiciaire de Béthune, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire de Béthune et du tribunal pour enfants de Béthune[34].
Population et société
Démographie
Les habitants sont appelés les Loisonnais[35].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[37].
En 2023, la commune comptait 5 169 habitants[Note 8], en évolution de −4,45 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2022, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,9 %), et le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,9 % la même année, légèrement supérieur celui au niveau départemental (25,8 %).
En 2022, la commune comptait 2 505 hommes pour 2 697 femmes, soit un taux de 51,85 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,59 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2021[Note 9], la commune compte 2 160 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 4 967 personnes[Insee 14].
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
- le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 19 240 €, inférieur à celui du département du Pas-de-Calais (20 720 €) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 €)[Insee 14],[Insee 15],[Insee 16] ;
- le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 21 %, de 18,4 % au niveau du département et de 14,9 % au niveau de la métropole[Insee 17],[Insee 18],[Insee 19] ;
- la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 39 %, de 44,1 % au niveau du département et de 53,4 % au niveau de la métropole[Insee 14],[Insee 15],[Insee 16].
Emploi
| 2011 | 2016 | 2022 | |
|---|---|---|---|
| Commune[Insee 20] | 17,7 % | 21,2 % | 15,9 % |
| Département[Insee 21] | 11,3 % | 13,7 % | 11,2 % |
| France métropolitaine[Insee 22] | 11,6 % | 13,7 % | 11,7 % |
En 2022[Note 7], la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 3 219 personnes, parmi lesquelles on compte 70,6 % d'actifs (59,4 % ayant un emploi et 11,2 % de chômeurs) et 29,4 % d'inactifs[Note 11],[Insee 20]. En 2022, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département et supérieur à celui de la France métropolitaine.
La commune fait partie du pôle principal de l'aire d'attraction de Lens - Liévin[Carte 2],[Insee 23]. Elle compte 1 666 emplois en 2022, contre 1 419 en 2016 et 1 309 en 2011. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 926, soit un indicateur de concentration d'emploi de 86,5 et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 54,0 %[Insee 24].
Sur ces 1 926 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 673 travaillent dans la commune, soit 87 % des habitants[Insee 25]. Pour se rendre au travail, 87,3 % des habitants utilisent une voiture, un camion ou une fourgonnette, 3,7 % les transports en commun, 6,5 % s'y rendent en deux-roues motorisé, à vélo ou à pied et 2,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[Insee 26].
Entreprises et commerces
En 2024, la commune de Loison-sous-Lens dispose de trois grandes surfaces (hypermarché et/ou supermarché), de trois épiceries ou supérettes, de cinq boulangeries et/ou pâtisseries, de huit salons de coiffure, d'une station-service et de deux stations de recharge de véhicules électriques[Insee 27].
Activités hors agriculture
278 établissements marchands non agricoles sont économiquement actifs en 2022[Note 7] à Loison-sous-Lens[Note 12],[Insee 28],[Insee 29].
| Secteur d'activité | Commune | Département | |
|---|---|---|---|
| Nombre | % | % | |
| Ensemble | 278 | 100 % | (100 %) |
| Industrie manufacturière, industries extractives et autres | 12 | 4,3 % | (5,3 %) |
| Construction | 49 | 17,6 % | (11,7 %) |
| Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration | 96 | 34,5 % | (22,5 %) |
| Information et communication | 3 | 1,1 % | (3,6 %) |
| Activités financières et d'assurance | 8 | 2,9 % | (5,3 %) |
| Activités immobilières | 6 | 2,2 % | (5,7 %) |
| Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien | 36 | 12,9 % | (20,2 %) |
| Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale | 44 | 15,8 % | (15,8 %) |
| Autres activités de services | 24 | 8,6 % | (9,9 %) |
Le secteur du commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 34,5 % du nombre total d'établissements de la commune (96 sur les 278 entreprises implantées à Loison-sous-Lens), contre 22,5 % au niveau départemental[Insee 29].
Agriculture
La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[40]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 3].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 5 | 1 | 0 | 1 |
| SAU[Note 14] (ha) | 40 | 1 | 0 | 2 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 5 lors du recensement agricole de 1988[Note 15] à 1 en 2000 puis à 0 en 2010[42] et enfin à 1 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 80 %. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 40 ha en 1988 à 2 ha en 2020 (soit - 95 %)[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a baissé, passant de 8 à 2 ha[42],[Carte 5].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Saint-Vaast, reconstruite après la Première Guerre mondiale.
- Les deux monuments aux morts commémorant pour l'un, la guerre franco-allemande de 1870 et pour l'autre, la Première et la Seconde Guerre mondiale[43].
- L'Eden Ranch était une boîte de nuit où sont passés de grands groupes ou artistes The Kinks, les Aphrodite's Child, Titanic, Deep Purple, Johnny Hallyday, Nicoletta, Jimi Hendrix.
- Le marais communal.
Personnalités liées à la commune
- Louis Bacuez (1820-1892), ecclésiastique, auteur de nombreux ouvrages religieux, né dans la commune.
- François Bourbotte (1913-1972), footballeur du LOSC Lille, champion de France en 1946 et qui donna son nom au bâton de Bourbotte, né dans la commune.
Héraldique
| Blason | De gueules à trois clefs d'or mal ordonnées, chaperonné du même; au chef d'azur chargé d'une balance à deux plateaux d'or[44].
|
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|---|---|---|
| Détails | Adopté par la municipalité le . |
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel de la commune
- Dossier de la commune sur la base nationale sur les intercommunalités (BANATIC) du Ministère de l'intérieur (DGCL), [lire en ligne]
- Dossier de la commune sur le site de l'Insee[Note 16], [lire en ligne]
- La commune sur le site des archives départementales du Pas-de-Calais, [lire en ligne]
- La commune sur Remonter le temps, sur le site de l’IGN, [lire en ligne][Note 17]
- « La commune » sur Géoportail.
- Carte spéciale des régions dévastées : 08 NO, Douai [Nord-Ouest], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.
- Le réseau France services pour la région Hauts-de-France, [lire en ligne]
Bases de données, dictionnaires et encyclopédies
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

