Lori Chavez-DeRemer est élue au conseil municipal de Happy Valley, Oregon, en 2004[3]. Elle est élue maire en 2010 et réélue en 2014, poste qu'elle conserve jusqu'en 2018[5].
En 2016, après que la présidente sortante Shemia Fagan(en) a choisi de ne pas se faire réélire à son siège dans le 51edistrict pour la Chambre des représentants de l'Oregon, Lori Chavez-DeRemer se présente comme républicaine et remporte la primaire sans opposition[6]. Elle perd par 564 voix face à la démocrate Janelle Bynum lors des élections générales de novembre, dans ce qui est la course à la Chambre des représentants la plus chère de l'Oregon en 2016[7],[8].
En , Lori Chavez-DeRemer forme un comité d'action politique pour explorer une candidature au poste de gouverneure en 2018[9]. En , elle annonce dans une vidéo YouTube qu'elle ne se présentera pas au poste de gouverneure; Knute Buehler est finalement le candidat républicain à ce scrutin[10],[11].
En , Lori Chavez-DeRemer annonce son intention de se présenter à nouveau pour le 51edistrict[12]. Elle est sans opposition à la primaire républicaine mais perd de nouveau contre Bynum, par 2 223 voix[13],[14].
Chambre des représentants des États-Unis
Lori Chavez-DeRemer remporte la primaire républicaine de pour le 5edistrict de l'Oregon. Le district, qui a été représenté pendant sept mandats par le démocrate modéré Kurt Schrader, est considérablement modifié lors du redécoupage après que l'Oregon ait obtenu un siège supplémentaire à la Chambre. Il perd sa part de la côte Pacifique et la capitale de l'État, Salem, mais s'étend plus au sud pour gagner Bend, une région à croissance rapide. Schrader perd la primaire démocrate face à Jamie McLeod-Skinner. Chavez-DeRemer bat McLeod-Skinner aux élections générales du [15]. Chavez-DeRemer et McLeod-Skinner vivent juste à l'extérieur du district au moment de l'élection. En vertu de la Constitution américaine, les membres de la Chambre des représentants des États-Unis doivent être des résidents de leur État, mais ne sont pas obligés de vivre dans leur district[16].
Au début du mandat du président Joe Biden, elle fait partie des rares élus du Parti républicain à la Chambre des représentants à soutenir une extension des droits des salariés, projet toutefois bloqué au Sénat[19].
Sa nomination est confirmée par le Sénat le , dans un vote de 67 contre 32[22]. Elle prend ses fonctions le lendemain.
En , elle apporte son soutien à la décision de Donald Trump de renvoyer Erika McEntarfer de la direction du Bureau of Labor Statistics après la publication par ce dernier d'un rapport montrant des chiffres d'emploi décevants[23].
Le , elle annonce sa démission après plusieurs semaines de controverses[24].
Selon le New York Post, Lori Chavez-DeRemer fait notamment l'objet d'une enquête pour avoir eu une relation «inappropriée» avec un subordonné. Elle est également accusée de consommer de l'alcool dans son bureau pendant les journées de travail, ainsi que de fraude pour avoir inventé des déplacements officiels qui se seraient transformés en voyages d'agrément avec sa famille et ses amis. Elle est par ailleurs visée par plusieurs plaintes d'employées du ministère qui l'accusent d'avoir entretenu un climat de travail toxique. Enfin, son époux, Shawn DeRemer, avait de son coté été interdit d'entrée au ministère après avoir été accusé d'agression sexuelle par au moins deux employées[25].
Vie privée
Lori Chavez-DeRemer est mariée à Shawn DeRemer, anesthésiste. Le couple vit à Happy Valley et a deux enfants[26].
↑(en-US) Karoun Demirjian, «House Declares Solidarity With Israel in First Legislation Under New Speaker», The New York Times, (lire en ligne[archive du ], consulté le )