Pam Bondi

femme politique américaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Pamela Bondi est une avocate, lobbyiste et femme politique américaine, née le à Tampa (Floride, États-Unis).

PrésidentDonald Trump
PrédécesseurJames McHenry (intérim)
Merrick Garland
SuccesseurTodd Blanche (intérim)
Faits en bref Fonctions, 87e procureure générale des États-Unis ...
Pam Bondi
Illustration.
Portrait officiel de Pam Bondi (2025).
Fonctions
87e procureure générale des États-Unis

(1 an, 1 mois et 28 jours)
Président Donald Trump
Gouvernement Administration Trump II
Prédécesseur James McHenry (intérim)
Merrick Garland
Successeur Todd Blanche (intérim)
37e procureure générale de Floride

(8 ans et 4 jours)
Gouverneur Rick Scott
Prédécesseur Bill McCollum (en)
Successeur Ashley Moody
Biographie
Nom de naissance Pamela Jo Bondi
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Tampa (Floride, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate (avant 2000)
Parti républicain (depuis 2000)
Conjoint Garret Barnes (1990-1992)
Scott Fitzgerald (1996-2002)
Diplômée de Université de Floride
Stetson University (en)
Profession Avocate

Signature de Pam Bondi

Image illustrative de l’article Pam Bondi Image illustrative de l’article Pam Bondi
Procureur général de Floride
Procureur général des États-Unis
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Membre du Parti républicain, elle est procureure général d'État de Floride de 2011 à 2019. En 2020, elle est l'un des avocats de la défense de Donald Trump, lors de son premier procès en destitution. Elle est ensuite membre de l'équipe qui a vainement contesté en justice l'élection de Joe Biden lors de la présidentielle de 2020.

Elle est membre depuis 2019 du cabinet de lobbying Ballard Partners. Elle y a notamment représenté les intérêts d’entreprises comme General Motors, Amazon et Uber ou encore l’émirat du Qatar[1].

Elle est procureure générale des États-Unis au sein de la seconde administration Trump du jusqu'au .

Biographie

Formation et début de carrière

Pamela Jo Bondi étudie le droit à l'université de Floride et à l'université Stetson (en). Elle est admise au barreau de Floride en 1991.

Elle exerce les fonctions de procureure adjointe de l'État et de porte-parole dans le comté de Hillsborough.

Procureure générale de Floride

Portrait officiel de Pam Bondi en tant que procureure générale de Floride en 2010.

En 2010, Pam Bondi se porte candidate au poste de procureur général d'État de Floride et devient après sa victoire, la première femme à occuper ce poste dans l'État[2]. Elle est réélue avec 55 % des voix en 2014[3]. Le multimilliardaire et futur président américain Donald Trump a contribué au financement de sa campagne[1], ce qui lui vaudra des accusations de conflit d’intérêts lorsqu'elle décidera de retirer la Floride d'une action en justice pour escroquerie engagée contre l’université Trump[1].

Politiquement conservatrice, elle se bat contre la réforme du système de santé Obamacare, le mariage homosexuel ou encore la légalisation du cannabis à usage thérapeutique, et soutient l'application de la peine de mort. Elle a par ailleurs été impliquée dans des procès médiatiques portant sur la lutte contre le trafic de drogue et d’êtres humains, dont l'instruction qui a mené à la condamnation à un an de prison d'une figure très populaire du base-ball, Dwight Gooden[4].

Lors des élections présidentielles de 2016 et 2020, Pam Bondi apporte son soutien à Donald Trump[5].

Après la démission en 2018 de Jeff Sessions[6], procureur général des États-Unis, Pam Bondi est favorite pour le remplacer[6], mais il n’y a pas de suite, William P. Barr étant finalement choisi.

Avocate d'affaire et soutien à Donald Trump

Pam Bondi est recrutée par le cabinet de lobbying républicain Ballard Partners. Elle y a notamment représenté les intérêts d’entreprises comme General Motors, Amazon et Uber ou encore l’émirat du Qatar[1].

En 2020, elle est l'un des avocats de la défense du président Trump, lors de son premier procès en destitution[7].

Au moment du décompte des voix lors de l'élection présidentielle de novembre de la même année, elle soutient les accusations de fraudes dans le processus électoral de plusieurs États[8], accusations qui ont été formulées par Trump. Elle rejoint l'équipe d'avocats qui a mené sa vaine contestation judiciaire de l'élection de Joe Biden[1].

Le mois suivant, Bondi est nommée par Trump au conseil d'administration du John F. Kennedy Center for the Performing Arts[9].

En 2024, elle dirige la branche juridique du think tank America First Policy Institute, dont l'objectif est de soutenir la politique de Trump[10].

Procureure générale des États-Unis

Le , le président élu Donald Trump annonce la nomination de Pam Bondi en tant que nouvelle procureure générale des États-Unis dans sa seconde administration, après le retrait de Matt Gaetz[11]. Trois des avocats personnels du président – Todd Blanche, Emil Bove et John Sauer – sont nommés à ses côtés pour la seconder[12].

Lors de son audition au Sénat, elle refuse de reconnaître la victoire électorale du démocrate Joe Biden en 2020[13] ; toutefois, sa nomination est confirmée par le Sénat le , par un vote de 54 contre 46[14].

Le , « après mûre réflexion », elle ordonne « aux procureurs fédéraux de requérir la peine de mort » contre Luigi Mangione, accusé d'avoir tué Brian Thompson, PDG de la première société d'assurance santé américaine, pour se venger contre ce secteur[15],[16].

Pam Bondi, lors du conférence du président Donald Trump, à côté du directeur du FBI Kash Patel, août 2025.

Entre autres sujets, son rôle est critiqué par un certain nombre de supporters du mouvement MAGA après l'absence de révélation dans l'affaire Epstein, en dépit des promesses de Donald Trump[17]. Elle affirme en que la liste Epstein se trouvait sur son bureau pour être étudiée avant sa publication[18], puis, après le revirement du président, mis en cause dans ce dossier, elle affirme qu'il n'y a pas d'éléments susceptibles d'être rendus publics[19]. La commission de surveillance de la Chambre des représentants vote pour l'assigner à comparaître afin qu’elle témoigne sur la gestion par le ministère de la Justice de l’affaire Jeffrey Epstein et sur la publication des documents relatifs à cette affaire[20].

Ainsi, lors d'une autre audition par le Sénat en , elle reste inflexible à propos des poursuites diligentées par Trump contre des opposants avec la participation des services du ministère, estimant pour sa part « combattre le vrai crime »[21]. Le président américain lui reproche cependant de ne pas avoir suffisamment fait inculper de personnalités qu’il considère comme des ennemis personnels[22]. Ainsi, en , il s'agace de l’absence de poursuites judiciaires contre le sénateur démocrate Adam Schiff, la procureure de New York, Letitia James, ou encore l’ancien directeur de la police fédérale (FBI) James Comey. Dans la foulée, James Comey et Letitia James furent bien inculpés, mais les deux dossiers furent ensuite annulés, parce que la procureure désignée pour mener les poursuites a été récusée par un juge[18].

Pam Bondi est souvent décrite comme une ministre de la Justice sous laquelle s’est accentuée l’érosion de la séparation traditionnelle entre l’exécutif et le traitement des dossiers judiciaires sensibles à forte portée politique. Son action est associée à une mise sous contrôle accrue du ministère de la Justice, alignée sur les priorités présidentielles. Elle a supervisé des purges internes controversées, relancé des affaires anciennes et apporté une justification juridique à plusieurs initiatives critiquées, telles que la désignation comme « terroriste » du mouvement « antifa »[18].

Le , Pam Bondi est limogée de son poste de procureure générale des États-Unis par le président Donald Trump[23],[24]. Le président précise qu'elle occupera prochainement un nouveau poste important dans le secteur privé. Elle est provisoirement remplacée par le procureur général adjoint Todd Blanche[25].

Elle est, comme d'autres membres de l'administration Trump, soupçonnée de délit d'initié. Le site spécialisé ProPublica souligne qu'elle a vendu entre 1 et 5 millions de dollars de parts dans la société Trump Media, le matin du , quelques heures avant l’annonce par Donald Trump de droits de douane à l’encontre du reste de la planète, qui avait provoqué un début de panique boursière[26].

Notes et références

Annexes

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