Représentant les intérêts des producteurs d’énergie fossile aux États-Unis, Chris Wright nie l'existence du changement climatique. Il est notamment chargé de s'opposer à la transition énergétique et de parvenir à la domination énergétique mondiale des Etats-Unis[1].
Déni climatique
En 1992, il a fondé Pinnacle Technologies, une entreprise spécialisée dans la production commerciale de gaz de schiste. Wright a occupé le poste de PDG de Pinnacle Technologies jusqu'en 2006. Il a également été président de Stroud Energy, une autre entreprise impliquée dans la production de gaz de schiste, avant de vendre cette société en 2006[2].
En 2019, Wright s'est fait filmer en train de boire du fluide de fracturation pour tenter de prouver qu'il n'était pas dangereux[5], souhaitant ainsi mettre fin au débat sur la contamination des eaux et des sols. L’ingestion de fluides de fracturation est dangereuse, pouvant même conduire à la mort[1].
Il est membre fondateur du conseil d'administration de la Bettering Human Lives Foundation, une initiative qui affirme viser à répondre à l'un des défis climatiques urgents, la précarité énergétique.[réf.souhaitée]
Le 15 novembre 2024, le Financial Times a rapporté que Wright était le candidat le plus probable pour le poste de secrétaire à l'Énergie des États-Unis sous la seconde présidence de Donald Trump; les hommes d'affaires Ray Washburne et Paul Dabbar étaient également envisagés[11]. Il a reçu plusieurs soutiens d'alliés de Trump, dont le président de l'American Energy Alliance, Thomas Pyle, et le président de Continental Resources, Harold Hamm[12]. Le jour suivant, Trump a annoncé qu'il nommerait Wright au poste de secrétaire à l'Énergie[13]. Le , sa nomination est confirmée par le Sénat des États-Unis par un vote de 59 pour et 38 contre, et il prend ses fonctions le lendemain[14].
Chris Wright travaille à la domination énergétique mondiale des Etats-Unis, défendant pour y parvenir le gaz naturel liquéfié et le nucléaire, tout en combattant les énergies renouvelables[18]. Le gouvernement américain exerce des pressions sur les autres pays pour les contraindre à s’engager à des achats de gaz et de pétrole américains, sous peine de représailles commerciales[10]. Chris Wright a par ailleurs suggéré que des sanctions pourraient être prises à l'égard des pays dont les normes environnementales sont trop exigeantes[10].
Il réclame de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de cesser ses travaux sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et prévient que les États-Unis utiliseront des moyens de pression[19].
123«En visite à Paris, le ministre de l’énergie américain déroule son credo pro-énergies fossiles et climatosceptique», Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
123Stéphane Foucart, «Un rapport climatosceptique commandé par l’administration Trump révolte la communauté scientifique américaine», Le Monde, (lire en ligne)
↑(en-US) Benjamin Storrow, Chelsea Harvey, Scott Waldman et Paula Friedrich, «How a major DOE report hides the whole truth on climate change», Politico, (lire en ligne).