Kristi Noem

femme politique américaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Kristi Lynn Noem, née Arnold le à Watertown (Dakota du Sud), est une femme politique américaine. Membre du Parti républicain, elle est secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis entre et . Elle fut auparavant gouverneure du Dakota du Sud de 2019 à 2025 et représentante de l'État à la Chambre des représentants des États-Unis de 2011 à 2019.

PrésidentDonald Trump
PrédécesseurBenjamine Huffman (intérim)
Alejandro Mayorkas
SuccesseurMarkwayne Mullin
Faits en bref Fonctions, 8e secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis ...
Kristi Noem
Illustration.
Portrait officiel de Kristi Noem (2025).
Fonctions
8e secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis

(1 an, 1 mois et 27 jours)
Président Donald Trump
Gouvernement Administration Trump II
Prédécesseur Benjamine Huffman (intérim)
Alejandro Mayorkas
Successeur Markwayne Mullin
33e gouverneure du Dakota du Sud

(6 ans et 20 jours)
Élection 6 novembre 2018
Réélection
Lieutenant-gouverneur Larry Rhoden
Prédécesseur Dennis Daugaard
Successeur Larry Rhoden
Représentante des États-Unis

(8 ans)
Élection 2 novembre 2010
Réélection 6 novembre 2012
4 novembre 2014
8 novembre 2016
Circonscription District congressionnel at-large du Dakota du Sud
Législature 112e, 113e, 114e et 115e
Prédécesseur Stephanie Herseth Sandlin
Successeur Dusty Johnson
Représentante du Dakota du Sud

(3 ans, 11 mois et 25 jours)
Circonscription 6e district
Prédécesseur Art Fryslie
Successeur Burt Tulson
Biographie
Nom de naissance Kristi Lynn Arnold
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Watertown (Dakota du Sud, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Diplômée de Université d'État du Dakota du Sud (BA)
Religion Protestantisme[1]

Signature de Kristi Noem

Image illustrative de l’article Kristi Noem Image illustrative de l’article Kristi Noem
Secrétaires à la Sécurité intérieure des États-Unis
Gouverneurs du Dakota du Sud
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Biographie

Jeunesse, études et vie privée

Kristi Lynn Arnold grandit dans le ranch familial dans le comté de Hamlin au Dakota du Sud. Elle épouse Bryon Noem à l'âge de 20 ans. Après la mort de son père en 1994, elle arrête ses études à l'université d'État du Nord (en) et reprend l'exploitation du ranch situé près de Castlewood[2]. Elle suit des cours en ligne à l'université du Dakota du Sud et y obtient un Bachelor of Arts en science politique.

Elle est mariée depuis 1992 à l'entrepreneur et assureur Bryon Noem, avec qui elle a trois enfants[3],[4],[5].

Chambre des représentants du Dakota du Sud

Kristi Noem est élue à la Chambre des représentants du Dakota du Sud[6] en 2006 et réélue en 2008[2],[7]. Elle devient l'une des adjointes au chef de la majorité républicaine en 2010[2].

Chambre des représentants des États-Unis

Kristi Noem se présente aux élections de 2010 pour la Chambre des représentants des États-Unis. Elle remporte la primaire républicaine avec 42 % des voix face au secrétaire d'État Chris Nelson (35 %) et au représentant d'État Blake Curd (23 %). Souvent comparée à Sarah Palin, elle devient une égérie du Tea Party et se retrouve dans une course serrée contre la représentante démocrate sortante Stephanie Herseth Sandlin[2]. Le , elle est élue avec 48,1 % des voix, battant Herseth Sandlin qui obtient les 45,9 % voix restantes. Elle est réélue avec 57,5 % des suffrages en 2012 et 66,5 % en 2014[8].

Elle est reconduite pour un quatrième mandat avec 28 points d'avance lors des élections de 2016. La semaine suivante, elle annonce sa candidature au poste de gouverneur du Dakota du Sud en 2018, pour succéder à Dennis Daugaard qui ne peut pas effectuer de troisième mandat[9]. Selon la presse, cette annonce précoce est expliquée par l'interdiction votée le de donner plus de 4 000 dollars à une campagne pour le poste de gouverneur et qui prend effet le . Kristi Noem dispose en effet de 1,9 million de dollars sur son compte de campagne du Congrès, qu'elle souhaite transférer sur son compte pour l'élection au gouvernorat[10],[11].

Gouverneur du Dakota du Sud

Longtemps donnée au coude-à-coude avec le procureur général Marty Jackley, Kristi Noem remporte la primaire républicaine avec 57 % des voix[12]. Bien que le Dakota du Sud soit favorable aux républicains, elle se retrouve dans une course plus serrée que prévu face au chef de la minorité démocrate au Sénat du Dakota du Sud, Billie Sutton. Ce dernier est un démocrate conservateur avec une histoire forte, paralysé des jambes après un accident de rodéo[13]. Le , Noem est finalement élue avec trois points d'avance sur Sutton (51 % contre 48 %), la plus faible marge pour un gouverneur depuis les années 1980[14]. Elle est la première femme élue gouverneure du Dakota du Sud[14],[15]. Elle prête serment et entre en fonction le [15].

Durant la pandémie de Covid-19, elle adopte une politique peu restrictive et autorise des événements qui furent des foyers massifs de contagion.

Kristi Noem est réélue en 2022 avec 62 % des voix en battant Jamie Smith, le chef de minorité démocrate de la chambre des représentants de l'État.

Elle fut un temps considérée comme l'une des principales favorites pour être colistière, éventuelle vice-présidente, pour Donald Trump lors de la campagne présidentielle de 2024[16],[17].

Interrogée par Fox News sur la défense de la frontière au Texas, elle commet une bourde en déclarant : « Le Texas et les treize autres premières colonies n'auraient jamais accepté de signer le traité qui entérina la première Constitution des Etats-Unis s'ils ne croyaient pas en leur droit de se défendre ». Or, le Texas n'est devenu un État qu'en 1845[18].

Ministre de la Sécurité intérieure des États-Unis

Le , le président-élu Donald Trump annonce l'avoir choisie pour devenir ministre de la Sécurité intérieure (DHS) dans sa seconde présidence[19]. Le , sa nomination est confirmée par le Sénat, par 59 voix contre 34[20]. Elle démissionne alors de son poste de gouverneur du Dakota du Sud.

Elle devient alors la figure des raids anti-immigrés aux États-Unis[21].

Elle reprend en main la police de l'immigration (ICE) en limogeant et rétrogradant de nombreux cadres de l'agence, soumettant des employés soupçonnés d'avoir divulgué des informations à la presse au test du polygraphe, et commandant pour ses déplacements un Boeing 737 MAX à plus de 70 millions de dollars[22].

En , son sac à main lui est volé dans un restaurant de Washington, contenant entre autres son passeport, son permis de conduire, son badge d'accès au DHS et environ 3 000 dollars en espèces[23].

Comme au moins cinq autres membres du gouvernement en date d', elle déménage avec sa famille dans une base militaire après sa nomination pour raison de sécurité. Elle s'installe dans la Joint Base Anacostia-Bolling (en)[24].

Le Wall Street Journal rapporte que ses équipes ont licencié un pilote d'avion de la Garde côtière, qui avait oublié de lui faire parvenir sa couverture après un changement d'appareil, et lui ont ordonné de prendre un vol commercial pour rentrer chez lui[25].

En , après ses propos controversés sur la mort de Renee Good  elle affirme notamment que « des gens sont entraînés pour utiliser des véhicules comme armes » afin de tuer des agents [de l'ICE] , la représentante Delia Ramirez demande sa destitution[26]. De même, elle accuse Alex Pretti, un autre citoyen américain abattu par l'ICE le , d'être un « terroriste »[22].

Le , Donald Trump annonce, à effet du , le limogeage de Noem et la nomination du sénateur Markwayne Mullin pour lui succéder[27],[28]. Il annonce alors la nomination de Noem au poste nouvellement créé d'envoyée spéciale pour « le bouclier des Amériques »[29].

Polémiques et prises de position

Sur l'abattage de son chien

En est révélé par The Guardian un extrait de son livre No Going Back: The Truth on What's Wrong with Politics and How We Move America Forward, qui doit sortir en mai suivant. Kristi Noem y raconte comment elle a abattu son chien, Cricket, un Drahthaar, après une partie de chasse au faisan[30]. Elle raconte qu'elle « détestai[t] ce chien » et qu'elle avait essayé de le dresser de différentes manières, sans y parvenir. Elle décrit également comment elle a, de la même façon, abattu un bouc. Dans son livre, elle se sert de ces exemples pour « illustrer sa volonté de faire des choses “difficiles, salissantes et laides” tant en politique que dans la vie[31]. »

Ces révélations provoquent une importante polémique sur les réseaux sociaux, ce qui la pousse à se défendre. Elle se justifie sur Twitter, déclarant : « We love animals, but tough decisions like this happen all the time on a farm. » (« Nous aimons les animaux, mais des décisions difficiles comme celles-ci surviennent tout le temps dans une ferme[31]. ») La controverse est forte jusque chez les républicains et compromet les chances qu'elle soit colistière de Trump[32].

Elle fait par ailleurs partie des élues républicaines qui aiment se mettre en scène avec des armes à feu[33].

Sur l'Habeas Corpus

Le , Kristi Noem, devant une commission du Sénat des États-Unis, définit faussement l'Habeas Corpus, principe fondamental du droit anglo-saxon qui garantit tout individu contre l'arbitraire en lui permettant de pouvoir contester en justice son arrestation ou sa détention. Elle déclare au contraire que « l'Habeas Corpus est le droit constitutionnel en vertu duquel le président doit pouvoir expulser des gens de ce pays »[34].

En , la controverse est relancée par la série satirique South Park. Kristi Noem y est caricaturée en tueuse de chiens surmaquillée et botoxée, reprenant notamment sa phrase « faire des choses salissantes et laides ». Après la diffusion de l'épisode, Kristi Noem déclare que ce « sont toujours les gauchistes et les extrémistes qui se moquent du physique des femmes », et que « [s'ils] veulent critiquer [son] travail, ils sont invités à le faire ». Les créateurs de South Park lui répondent dans la foulée en changeant l'image de profil de la série sur les réseaux sociaux par son visage déformé dans l'épisode[35].

Climatoscepticisme

Kristi Noem estime que les activités humaines ne contribuent pas au réchauffement climatique[36].

Elle serait le seul gouverneur à s'être retiré d'un programme du ministère de l'Énergie permettant aux États de distribuer à leurs habitants des remises sur leurs travaux de rénovation énergétique[36].

Publications

  • Not My First Rodeo: Lessons from the Heartland, 2022
  • No Going Back: The Truth on What's Wrong with Politics and How We Move America Forward [Pas de retour en arrière : la vérité sur ce qui ne va pas en politique et comment nous faisons avancer l'Amérique], 2024

Notes et références

Voir aussi

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