Louis-Philippe Boitard
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Avant 1719 |
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Louis-Philippe Boitard (fl. 1733-1770) est un dessinateur et graveur franco-britannique ayant exercé principalement à Londres.
Fils de l'artiste François Boitard, mort dans les Provinces-Unies entre 1715 et 1719, la date et le lieu de naissance exacts de Louis-Philippe — et non Louis-Pierre — ne sont pas connus[1].
L'un de ses premiers et plus fidèles éditeurs est Robert Dodsley.
L'un des premiers témoins de son art est George Vertue qui note en 1742 sa présence à Londres et raconte comment Boitard exerça comme journalier dans l'atelier de gravure de William Henry Toms, lequel était voisin du jeune John Boydell. Dans ses carnets, Vertue rapporte que le Français prisait beaucoup de tabac, manquait souvent d'argent et nageait dans le canal New River[2]. Une autre source indique qu'en 1751, il vit vers Lambeth Marsh (les « marais »), zone assez insalubre située sur la rive sud de la Tamise[3].
Vertue l'estime beaucoup. Bon dessinateur et graveur au burin de figures satiriques, de portraits de comédiens, d'illustrations destinées à des ouvrages. Parmi les personnalités qu'il a représentées, on trouve Thomas Brown (1705-1746)[4], Elizabeth Canning, la comtesse Maria de Coventry, ou encore Hannah Snell dite « la femme soldat ». Il semble se spécialiser dans la représentation de l'étrange ou de l'inhabituel[5]. Boitard fait partie du collectif de graveurs s'attelant à illustrer la traduction anglaise d'une somme, l’Histoire ancienne des Égyptiens de Charles Rollin, publiée à Londres en dix volumes, achevée en 1754[6].
Il se marie avec une Anglaise qui lui donne un fils nommé également Louis-Philippe (dit « le fils »), graveur en taille-douce[7], et une fille.
En 1753-1754, il fournit en dessins le graveur Robert Hancock qui travaille pour la manufacture Battersea Enamel Works, spécialisé dans le transfert de motifs sur porcelaine. Certains motifs de Boitard servent également à la Royal Worcester[2],[3]. Il produit des estampes satiriques durant les années 1755-1757, pour les marchands Thomas & John Bowles, pour certaines résolument anti-françaises, contemporaines de la guerre de Sept Ans.
Après 1767 ou 1770 [?], on perd sa trace, mais il est possible qu'on le confonde avec son fils[2], actif à Londres, et mort après 1800 selon certaines sources[8].