Marcey-les-Grèves

commune française du département de la Manche From Wikipedia, the free encyclopedia

Marcey-les-Grèves est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 1 275 habitants.

Faits en bref Administration, Pays ...
Marcey-les-Grèves
Marcey-les-Grèves
L'église Saint-Pair.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Intercommunalité Communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie
Maire
Mandat
Élise Roussel
2020-2026
Code postal 50300
Code commune 50288
Démographie
Gentilé Marcéens
Population
municipale
1 275 hab. (2023 en évolution de −0,7 % par rapport à 2017)
Densité 189 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 48″ nord, 1° 23′ 29″ ouest
Altitude Min. 6 m
Max. 46 m
Superficie 6,73 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Avranches
(banlieue)
Aire d'attraction Avranches
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Avranches
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Géographie

Localisation

La commune est à l'ouest de l'Avranchin, au nord de l'estuaire de la Sée, au fond de la baie du Mont-Saint-Michel. Son bourg est à 3,5 km au nord-ouest d'Avranches et à 8,5 km au sud-est de Sartilly[1].

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Sée, la Braize, le fossé 01 de la Chatière[4] et un autre petit cours d'eau[5],[Carte 1].

La Sée, d'une longueur de 79 km, prend sa source dans la commune de Sourdeval et se jette dans le golfe de Saint-Malo en limite du Val-Saint-Père et de Vains, après avoir traversé 20 communes[6].

La Braize, d'une longueur de 16 km, prend sa source dans la commune du Parc et se jette dans la Sée sur la commune, après avoir traversé huit communes[7]. Les caractéristiques hydrologiques de la Braize sont données par la station hydrologique située sur la commune de Lolif. Le débit moyen mensuel est de 0,389 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 4,39 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 9,46 m3/s, atteint le [8].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11] et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[12]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 879 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pontorson à 18 km à vol d'oiseau[15], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 821,3 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Marcey-les-Grèves est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18].

Elle appartient à l'unité urbaine d'Avranches[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avranches, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[20]. Cette aire, qui regroupe 32 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[21],[22].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[23]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit[24].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,9 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (38,8 %), zones agricoles hétérogènes (33,1 %), zones urbanisées (14,5 %), terres arables (12,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,7 %)[25].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme de Marceio en 1143[26].

Le toponyme serait issu d'un anthroponyme latin/roman tel que Marcius, Marcus ou Martius[27],[28].

En 1937, Marcey devient Marcey-les-Grèves[29].

Le gentilé est Marceyins.

Histoire

Moyen Âge

Selon le Domesday Book, un Raoul de Marcey était au côté de Guillaume le Conquérant à Hastings.

Vers 1200, l'église relevait de l'abbaye de Hambye[30].

Vers 1430, la baronnie de Marcey est entre les mains d'Alain du Chastelier, d'une famille bretonne, vicomte de Pommerit, dont il a hérité à la suite de son mariage avec Marguerite de Mauny[31].

Temps modernes

En 1606, aveu d'Amaury Gouyon, baron de la Moussaye, vicomte de Pommerit, comte de Plouer et baron de Marcey[32].

Révolution française et Empire

Au XVIIIe siècle, Jean-Louis de Carbonnel, chevalier de Saint-Louis est baron de Marcey et est cité comme seigneur de Camprond et de Belval[33]. En 1794, sa veuve, Madeleine Tesson de La Mancelière (1747-1839), alors qu'elle figure dans la « fournée d'Avranches » échappera à la guillotine après l’arrestation de Robespierre[34].

Politique et administration

La mairie.
Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1849 Victor Turgot    
novembre 1852 François Poidvin    
août 1858 J.Baptiste Allain    
octobre 1876 René Besnier    
mai 1900 Victor.A.Primaux    
novembre 1904 Adolphe Poidvin    
février 1910 Antoine Guyard    
février 1918 Victor Morin    
mai 1936 Louis Delarbre    
juin 1955 Louis Lemaitre    
juin 1955 mars 1959 Jacques Delarbre    
mars 1959 janvier 1981 René Pain    
janvier 1981 mars 2008 Pierre Morin    
mars 2008[35] mai 2020 André Masselin[36]   Retraité
mai 2020[37] en cours Élise Roussel SE Psychopédagogue
Les données manquantes sont à compléter.
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Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[37].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[39].

En 2023, la commune comptait 1 275 habitants[Note 6], en évolution de −0,7 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
806776861900904890904930950
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
875881843824802836774716713
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
695715749705715714774738710
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
7678049141 0311 1131 0911 2001 2311 290
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
1 2911 275-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports et loisirs

L'Étoile sportive de Marcey-les-Grèves[41].

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Église Saint-Pair des XVIe – XXe siècles. Elle abrite une Vierge à l'Enfant du XVIe siècle classée au titre objet aux monuments historiques[42], une chaire à prêcher du XVIIIe, des fonts baptismaux du XVIIe[34].
  • Château de Marcey du XVIIIe siècle, démoli en 1970. Son fronton a été replacé sur le bâtiment reconstruit à sa place[34].
  • Ancien moulin de Marcey.
  • Jardin remarquable contemporain Buis'art (1 000 m2).
  • Monument aux morts, inauguré en 1921, sur le parking au bord de la rue des Écoles (RD 31), à côté du cimetière et de l'église. Il est surmonté de la statue du Poilu au repos, réalisée par Étienne Camus.
  • Croix de cimetière du XVIIe siècle.
  • Hippodrome crée en 1925.
Pour mémoire

Près de Soligny, télégraphe optique de Chappe[43].

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

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Bibliographie

  • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 129.
  • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 387.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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