Camprond
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| Camprond | |
L'église Saint-Pierre. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Coutances |
| Intercommunalité | Communauté de communes Coutances Mer et Bocage |
| Maire Mandat |
Jacques Morel 2020-2026 |
| Code postal | 50210 |
| Code commune | 50094 |
| Démographie | |
| Gentilé | Campronnais |
| Population municipale |
374 hab. (2023 |
| Densité | 60 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 05′ 18″ nord, 1° 20′ 52″ ouest |
| Altitude | Min. 70 m Max. 178 m |
| Superficie | 6,27 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Coutances (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Coutances |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Camprond, prononcé [kɑ̃ʁɔ̃], est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 374 habitants[Note 1].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Venloue, le cours d'eau 02 de la commune du Lorey[3], le cours d'eau 03 de la commune du Lorey[4] et le fossé 01 de l'Hotel Caudel[5],[6],[Carte 1].
La Venloue, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le Lozon en limite de Marchésieux et de Remilly Les Marais, après avoir traversé huit communes[7].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 986 mm, avec 14,6 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cerisy-la-Salle à 8 km à vol d'oiseau[14], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 112,5 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −7,9 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Camprond est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Coutances, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[18]. Cette aire, qui regroupe 37 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (94,5 %), zones urbanisées (2,9 %), terres arables (2,6 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes latinisées Campo rotundo en 1163[22],[23], Campo rotundo en 1172, en 1180, 1190, vers 1210, en 1235[22] et de Campo rotundo en 1332[24], Campus rotondus sans date.
Le toponyme désigne assurément un « champ rond »[22] ou un « terrain de forme arrondie », camp étant une forme dialectale[25],[23],[24].
La pronociation est [kɑ̃ʁɔ̃][26].
Le gentilé est Campronnais.
Histoire
Dans la première moitié du XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur du Hommet[27]. Au XIIIe siècle, cette baronnie du Hommet était tenu par Guillaume du Hommet, connétable de Normandie.
Il n'y avait à Camprond qu'un fief noble, anciennement nommé fief du Lorey[28].
Enguerrand Ier de Camprond (fl. 1066) est le premier connu d'une famille parmi laquelle on relève un Guillaume de Camprond qui, en 1180, est imposé pour un droit de châtellenie dans les rôles de l'Échiquier de Normandie envers Geoffroy Duredent, prévôt d'Avranches, et un autre Guillaume de Camprond, écuyer, qui rend aveu, en 1304 et 1326, pour les seigneuries du Lorey et de Camprond[29]. Le village donna son nom à une famille anglaise[30].
Au XIIIe siècle, à l'époque de la rédaction du livre noir de la cathédrale de Coutances, le village a pour seigneur et patron, Guillaume du Lorey[31].
Au XVe siècle, le fief du Lorey était la possession de « monsieur Enguerand de Camront, sieur du Loré »[28].
En 1598, Julien de La Luzerne, est cité comme seigneur du Lorey et de Camprond[32].
Au XVIIe siècle, la famille Michel fit l'acquisition de la paroisse de Camprond. Jacques Michel, écuyer, était sieur de Belouze (cf.Le Lorey), Cambernon, Isigny et Marivaux à Cambernon et possédait le fief du Lorey. Il avait épousé, en 1673, Marie Anne Le Trésor, fille de Nicolas Le Trésor, écuyer, sieur de la Beslerie[28]. Leur fils, Charles Michel (1678-1712), seigneur de Camprond, Cambernon et autres lieux fut gouverneur de la ville de Coutances[29], et épousa Élisabeth de la Vieuville. Leur fils, François-Louis Michel sieur de Cambernon sera, page du roi, puis seigneur de Camprond et de la Vieuville[28].
Est également cité comme seigneur de Camprond et de Belval, Jean-Louis de Carbonnel, chevalier de Saint-Louis, baron de Marcey[28].
Politique et administration
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[37].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[39].
En 2023, la commune comptait 374 habitants[Note 5], en évolution de −9 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Camprond a compté jusqu'à 786 habitants en 1831.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-Pierre, refaite aux XVIIe et XVIIIe siècles en conservant des traces plus anciennes, avec un clocher de style roman couvert d'un toit en bâtière situé au bas de la nef à l'ouest. À l'intérieur l'arc triomphal en ogive est orné de moulures ressemblant à des palmettes. L'édifice sous le vocable de Saint-Pierre se compose d'un chœur, d'une nef et de deux chapelles formant croix. L'église abrite une statue de sainte Anne et la Vierge du XVe classée au titre objet aux monuments historiques[42], ainsi qu'un tableau représentant la Donation du Rosaire à saint Dominique du XVIIIe, une verrière du XXe de G. Sagot[29].
- Le seigneur du lieu en avait le patronage et présentait à la cure. Au spirituel, elle dépendait de l'archidiaconé de la chrétienté et doyenné de Périers. Au XIVe siècle, le curé avait une terre sur laquelle il y avait un manoir : Et est manerium in eadem[31].
- Ferme-manoir les Métairies avec porche.
- Ferme-manoir de la Haute-Folie.
- Ferme-manoir de la Cave.
- Maisons anciennes en torchis et pierre.
- Pour mémoire
