Lolif

commune française du département de la Manche From Wikipedia, the free encyclopedia

Lolif est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 604 habitants[Note 1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Lolif
Lolif
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Intercommunalité Communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie
Maire
Mandat
Michel Rault
2020-2026
Code postal 50530
Code commune 50276
Démographie
Gentilé Lolivais
Population
municipale
604 hab. (2023 en évolution de +6,71 % par rapport à 2017)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 02″ nord, 1° 23′ 35″ ouest
Altitude Min. 9 m
Max. 120 m
Superficie 12,50 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Avranches
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Avranches
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Lolif
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Lolif
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Lolif
Liens
Site web www.ville-lolif.com
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    Géographie

    La commune est à l'ouest de l'Avranchin. Son bourg est à km au sud-est de Sartilly, à km au nord d'Avranches et à 8,5 km au sud de La Haye-Pesnel[1].

    Le point culminant (120 m) se situe en limite nord, sur une pente qui atteint un mètre de plus sur la commune voisine des Chambres. Le point le plus bas (m) correspond à la sortie du Vergon du territoire, au sud.

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Braize, le cours d'eau 01 de Chanterre[4], le cours d'eau 14 des Vallées[5], le fossé 01 de la Renoudière[6], le fossé 01 de Poncel[7], le fossé 01 de Vesval[8], le fossé 01 des Tesnières[9], le fossé 12 du Hamel[10] et et un autre petit cours d'eau[11],[Carte 1].

    La Braize, d'une longueur de 16 km, prend sa source dans la commune du Parc et se jette dans la Sée à Marcey-les-Grèves, après avoir traversé huit communes[12]. Les caractéristiques hydrologiques de la Braize sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,389 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 4,39 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 9,46 m3/s, atteint le [13].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[14]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[15]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[16] et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[17]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[18],[19].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 900 mm, avec 13,7 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[14]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Longueville à 18 km à vol d'oiseau[20], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[21],[22]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 3].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Lolif est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[23]. Elle est située hors unité urbaine[24]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avranches, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[24]. Cette aire, qui regroupe 32 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[25],[26].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (96,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (47,4 %), zones agricoles hétérogènes (36,2 %), terres arables (13 %), forêts (3,1 %), zones urbanisées (0,4 %)[27]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes de Olivo, de Oliveto et partem Olivi en 1154[28], Olivum sans date, dérivé du scandinave olova[29].

    Lolif serait une graphie fautive de L'Olif, « l'olivier » en ancien français. René Lepelley évoque une allusion au mont des Oliviers[30].

    Le gentilé est Lolivais[31].

    Histoire

    Le premier seigneur connu est Guillaume de Lolif (Willelmus de Olivo) qui en 1084 est signataire de la charte de Vezins[32]. Vers 1200, l'église relevait de l'abbaye de Hambye[33].

    Françoise Lottin de la Peichardière, dame de Guéné, née Adam à Granville, morte à Lolif, et Françoise Montjaret de Kerjégu, veuve Boudier de Colleville, dame du Mesnil-Balusson firent toutes deux partie de la « fournée d'Avranches ». Parties le 7 thermidor an II () d'Avranches, elles arrivèrent le lendemain de l'exécution de Robespierre, ce qui leur sauva la vie[32].

    Politique et administration

    La mairie.
    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    1861 1877 Louis Gombert[34]    
             
    mars 1995 mars 2001 Gilles Clouard    
    mars 2001 mars 2008 Patrice Olivier SE  
    mars 2008[35] en cours Michel Rault[36] SE Artisan menuisier
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints[36].

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38].

    En 2023, la commune comptait 604 habitants[Note 5], en évolution de +6,71 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Lolif a compté jusqu'à 1 085 habitants en 1831 et en 1836.

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 0289091 0141 0071 0851 0851 0581 002967
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    931938908907872844820811719
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    712724720631654667641629676
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    637546516523527522560565548
    Davantage d’informations - ...
    2014 2019 2023 - - - - - -
    555583604------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Église Saint-Martin des XIIe, XVIe – XVIIIe siècles avec un beau chœur gothique. Cette église dépend de la paroisse Saint-Auguste-Chapdeleine du doyenné du Pays de Granville-Villedieu[41]. Elle abrite un maître-autel du XVIIe, des fonts baptismaux du XVIIe, un vitrail du chœur représentant l'Adoration des mages (1980) par Tamoni, une verrière du XXe de Mazuet, les statues en bois du XVIIe de saint Sébastien et saint Jean, des pierres tombales des XVIIe-XVIIIe[32] et un bénitier en granit.
    • Presbytère construit en 1700, et reconvertit en logements communaux.
    • Manoir du Mesnil-Balusson XVe siècle, restauré. Il fut la possession de Jean-Baptiste Tesson (1678-1753), baptisé à Lolif et mort au Palais Royal à Paris, seigneur du Mesnil-Balusson, premier écuyer des ducs d'Orléans Philippe dit le Régent et Louis. Ida d'Auxais d'Haudienville (1827-1896), écrivain voyageur décédera au Mesnil-balusson[32].
    • Vestiges du manoir de Guéné.
    • Calvaire de la Secouëtte dont le nom serait associé aux bagarres entre conscrits de Lolif et Marcey dites les « secouées »[32].
    • Croix de chemin dites du Hamel du XVIIe siècle, de Coulonce du XVIIe siècle et des Corvées du XIXe siècle.
    • Lolif comptait huit moulins dont celui du Thoué (Thollé) qui a cessé de fonctionner après 1945, et celui de Guéné qui a été transformé en fromagerie en 1900[32].
    • Lavoirs à la Jolivetière et au Rouvray.

    Pour mémoire : les manoirs du Chesnay et du Rouvray ont complètement disparu[32].

    Activité et manifestations

    Personnalités liées à la commune

    • Bertrand de Bacilly (Lolif, 1621 - Paris, 1690), chanteur, compositeur, maître de musique et théoricien.

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Lolif Blason
    De sinople au chevron ondé d'argent accompagné en chef de deux pommes feuillées d'or et en pointe d'une harpe du même[42].
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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    Voir aussi

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    Bibliographie

    • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 125.
    • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 382.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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