Bacilly
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Hydrographie
La commune est au nord-ouest de l'Avranchin, à l'intérieur des terres, toute proche de la baie du Mont-Saint-Michel. Couvrant 1 588 hectares, son territoire est le plus étendu du canton de Sartilly. Son bourg est à 7 km au sud de Sartilly et à 8,5 km à l'ouest d'Avranches[1].
Le point culminant (75 m) se situe en limite nord-est, sur la D 41. Le point le plus bas (7 m) correspond à la sortie du Vergon — dernier affluent de la Sée — du territoire, au sud-est.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Lerre, le cours d'eau 01 de Chanterre[3], le fossé 01 de la commune de Bacilly[4], le fossé 01 de Poncel[5], le fossé 01 des Porteaux[6], le fossé 01 du Fondray[7], le fossé 02 de la commune de Bacilly[8], le fossé 04 de la Vannerie[9], le Vergon[10] et divers autres petits cours d'eau[11],[Carte 1].
La Lerre, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune du Grippon et se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel à Genêts, après avoir traversé quatre communes[12].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[15] et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[16]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 806 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pontorson à 17 km à vol d'oiseau[19], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 821,3 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Bacilly est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle est située hors unité urbaine[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avranches, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[23]. Cette aire, qui regroupe 32 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[24],[25].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (96,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (51,8 %), zones agricoles hétérogènes (35,2 %), terres arables (8,6 %), zones urbanisées (3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,5 %)[26]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme Bacilleio en 1066[27].
Le toponyme semble issu de l'anthroponyme roman Bassilius[28].
Le gentilé est Bacillais.
Histoire
Sous l'Ancien Régime on trouve plusieurs fiefs à Bacilly.
- Un fief appelé Bacilly, appartenant jusqu'au treizième siècle à des seigneurs de ce nom puis acquis par l'abbaye du Mont-Saint-Michel. Il fut fieffé (concédé moyennant une rente) à Antoine Ernault.
- Le fief de Chantore, appartenant à une famille de ce nom, puis aux Thieuville, Mauny, Goyon de Matignon, Epinay. Il passa, par vente en 1511, à la famille Ernault qui le conserva jusqu'à la Révolution. Ce fief était vassal de celui de Saint-Pierre-Langers.
- Le fief de la Grande Rousselière qui semble tirer son nom de la famille Roussel, propriétaire en 1327. On trouve deux siècles plus tard la famille Guiton puis Ernault. Ce fief était en débat de tenure entre la baronnie de Moyon et la vicomté de Saint-Sauveur-Lendelin.
- Le fief de la Petite Rousselière Champagne, appartenant à Robin Roussel en 1327, on trouve ensuite les Argennes, le Boucher, le Brun, Piton. Devait relever de la Grande Rousselière.
- Le fief de Monframeray dépendant de la Grande Rousselière et réuni à ce fief avant 1614.
- Autre fief dit de Bacilly, s'étendant sur Quettreville et relevant de la baronnie de Gouville. En 1327 Jean de Méautis possède ce fief.
- Le fief de Champillon, semble d'abord avoir été uni à celui de Chavoy, possédé par la famille Breuilly. Au XVIe siècle, Champillon appartient aux Lemercier puis La Broise.
- Le fief de la Haye, sans doute possédé quelque temps par le Mont-Saint-Michel, mouvant de la baronnie de Moyon. Les Ernault furent les derniers propriétaires.
- Le fief de la Pitière Bellesme, mouvant de celui de Champcey.
- Le fief de Fougeray, dépendant du prieuré de Tombelaine, lequel appartenait à l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
Quatre détenteurs de fiefs figurent parmi les 119 défenseurs du Mont-Saint-Michel : les seigneurs M. Roussel, L. de Cantilly et B. et C. de la Motte[29].
Au XVIIIe siècle, la construction du presbytère, dont l'essentiel des frais de construction impute depuis le règne de Louis XV à la paroisse et non plus au curé ou au décimateur, occasionna une dépense importante et le mécontentement des villageois[30].
En 1940, les équipes de la NRF des Éditions Gallimard ont séjourné dans la maison de Jeanne Gallimard, « Terpsichore » à Bacilly[29].
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[39].
En 2023, la commune comptait 921 habitants[Note 5], en évolution de −1,5 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Bacilly a compté jusqu'à 1 676 habitants en 1806.

