Margaret Tucker

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Naissance
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Darlington Point ou Warangesda Aboriginal Mission (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
MooroopnaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Margaret Tucker
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Biographie
Naissance
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Darlington Point ou Warangesda Aboriginal Mission (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
MooroopnaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Mère
Theresa Clements (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Philip Tucker (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Distinctions
Membre de l'ordre de l'Empire britannique ()
Victorian Honour Roll of Women (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Margaret Lilardia Tucker MBE, née le et morte le [1], est une militante et écrivaine aborigène australienne. Elle est parmi les premières écrivaines aborigènes à publier une autobiographie If Everyone Cared, en . Une nouvelle édition de cet ouvrage est publiée en [2],[3].

Margaret Tucker est née dans la mission Warrangesda (en) près de Narrandera de William Clements[4]. Sa mère est Theresa Clements, née Middleton, membre de la nation Yorta Yorta et son père est un aborigène Wiradjuri[1]. Elle a passé son enfance dans la réserve de Cummeragunja[4]. Malgré l'interdiction faite aux Aborigènes de la mission d'exprimer ouvertement leur culture et leur langue, l'arrière grand-mère et la mère de Margaret lui enseignent les traditions et la langue des Yorta Yorta[4].

En 1917, à l'âge de 13 ans, elle et sa sœur May sont enlevées à leur mère de force et placées au foyer de formation domestique pour jeunes filles aborigènes de Cootamundra (en), où elle subit de mauvais traitements[5].

Après deux ans de formation aux pratiques domestiques blanches, elle est envoyée en 1919 travailler pour une famille blanche à Sydney, où elle est maltraitée[2]. Le Conseil de protection des Aborigènes intervient et elle est placée dans une autre famille, d'où elle s'enfuit. Elle est ensuite envoyée durant trois années dans une ferme de moutons près de Walgett[4]. En 1925, le Conseil la libère et elle s'installe à Melbourne[6]. Durant les années de la grande dépression, un grand nombre de personnes afflue vers les villes pour tenter de trouver un emploi. Margaret est l'une des premières Aborigènes à s'installer à Fitzroy, un quartier ouvrier dans la banlieue de Melbourne. Avec d'autres, elle crée un réseau politique et social de soutien d'où émergent plus tard des personnalités déterminantes engagées dans la lutte pour les droits aborigènes[4].

Margaret épouse Phillip Tucker, et en 1927 naît leur fille prénommée Mollie. Margaret Tucker trouve du travail comme ouvrière dans les usines de la région[4].

Engagement pour les droits des Aborigènes

Dans les années 1930, Tucker commença à militer pour les droits des Aborigènes aux côtés de William Cooper (en), Bill Onus (en) et Douglas Nicholls et, en 1932, elle est l'une des membres fondatrices de la Ligue des Aborigènes d'Australie[7]. Durant cette période, elle se marie et donne naissance à une fille, Mollie Dyer[5]. En 1938, Tucker représente la Ligue lors de la Journée de deuil, organisée pour commémorer le 150e anniversaire de la colonisation britannique de l'Australie. Elle fait également partie de la délégation qui rencontre le Premier ministre Joseph Lyons pour discuter des revendications de l'Association progressiste des Aborigènes (en), organisatrice de la manifestation[1]. D'abord influencée par le Parti communiste australien, elle se rapproche ensuite du mouvement conservateur de réarmement moral[6]. Cet engagement se renforça lors d'un séjour de huit mois sur l'île Mackinac. Dans les années 1960, elle fonde le Conseil unifié des femmes aborigènes et insulaires et, en 1964, elle est la première personne autochtone nommée au Conseil victorien du bien-être des Aborigènes[8].

Tucker reçoit le MBE en 1968, en reconnaissance de ses services sociaux aux Australiens aborigènes[9].

Autobiographie

Son autobiographie de 1977, If Everyone Cared, est l'un des premiers livres à mettre en lumière les mauvais traitements infligés à son peuple[1].

Lors de sa première publication, le texte subit d'importantes modifications afin de s'adapter aux lecteurs non autochtones ayant une connaissance limitée de la culture aborigène, ce qui en altère le ton et le contenu. Pour y remédier, ses mémoires sont republiées en 2024 sous le titre « If Everyone Cared Enough: her voice reclaimed » (Si tout le monde s'en souciait suffisamment : sa voix retrouvée), cette version étant directement issue du manuscrit original conservé à la Bibliothèque nationale d'Australie[3],[1].

Prix

Margaret Tucker est inscrite au Victorian Women's Honour Roll (en) l'une des premières à recevoir cet honneur, en 2001[1].

Voir aussi

Références

Liens externes

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