Mathurin Julien Dalibourg
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Procureur général Cour d'appel d'Angers | |
|---|---|
| - | |
| Conseiller de préfecture | |
| à partir du | |
| Conseiller général de la Mayenne | |
| à partir de | |
| Président Conseil général de la Mayenne (d) | |
| - | |
| Procureur-syndic Mayenne | |
| à partir du | |
| Député de la Mayenne | |
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité |
Mathurin Julien Dalibourg (né le à Changé - mort le ) est un homme politique français, député de la Mayenne.
Né le à Changé (Sarthe) où son père était notaire, Mathurin Dalibourg suit des études de droit à Angers avant d'être reçu avocat au Parlement.
Il fut d'abord contrôleur des actes à Sainte-Suzanne, 1768, puis à Laval, - fin 1783. Il épousa, le , Félicité-Charlotte-Barbe Pélisson de Gennes, dotée par Jean-François Pélisson de Gennes, conseiller du roi et de Monsieur, de 14 000 livres ; il apportait de son côté 34 000 livres. Il fut ensuite bailli de Sainte-Suzanne, fermier de la baronnie avec René Jean Baptiste Serveau, 1788 et acheta la Fousillère, même paroisse.
Il était sénéchal de Sainte-Suzanne lorsqu'il fut élu membre du bureau du district de Loué par l'assemblée provinciale du Mans le . Secrétaire de l'assemblée électorale réunie à Laval le pour l'organisation du département, élu par 285 voix sur 365, Dalibourg fut nommé, le , administrateur pour le canton d'Évron, et, le , membre du directoire exécutif. Il était suppléant du procureur syndic du département, fonction qu'il quitta le après son élection comme député.
Il fut en effet élu aux Élections législatives de 1791, le premier, député à l'Assemblée législative le ; il vota avec le centre et fut placé dans le comité des domaines, au nom duquel il présenta un rapport dans la séance du .
Non présenté aux Élections législatives de 1792 dans la Mayenne en raison de son vote en faveur de Gilbert du Motier de La Fayette[1], pour la Convention nationale, après la clôture de l'assemblée, Dalibourg rentra à Sainte-Suzanne, se cacha dans la commune de Thorigné-en-Charnie pendant la Terreur, et échappa au mandat d'arrêt que le comité de surveillance de Sainte-Suzanne lança contre lui le 18 germinal an II ().
Le représentant à la Convention nationale Mathieu Baudran le nomma le 2 floréal an III (), membre du directoire départemental, et le 13 du même mois, procureur général syndic. En cette qualité, Dalibourg prononça à la fête anniversaire du 10 août, un discours « où il peint avec éloquence le despotisme des rois et l'énergie que la France a montrée lorsqu'elle s'est formée en république. »
Commissaire du directoire exécutif an l'an IV, il dénonce, le 29 brumaire () au ministre de l'Intérieur les entraves mises aux opérations électorales : « les chouans, écrit-il, ont fait afficher aux portes des églises et des municipalités, la menace de mort contre ceux qui assisteroient aux assemblées, ou accepteroient des fonctions publiques. Les trois cinquièmes des communes n'ont point convoqué d'assemblée. »
Le 4 ventôse an IV (), il demande un congé et une forte escorte pour se rendre dans ses foyers distants de six lieues et avoue qu'il sera obligé d'en faire trente[2]. Il visita Louverné, Martigné, Mayenne, Bais, Évron, Sainte-Suzanne. De cette dernière ville, il écrit au ministre, le , pour lui demander raison de sa révocation de commissaire, charge qu'il n'avait acceptée, dit-il, qu'après plusieurs refus.
À la paix, Dalibourg remplit tour à tour les fonctions de vérificateur des domaines, de juge de paix de Sainte-Suzanne (1800), de conseiller de préfecture, de membre et de président du conseil général du département, de juge à la Cour d'appel d'Angers, (). Il se démit de cette charge en 1806, et revint occuper le poste plus modeste de juge de paix de Sainte-Suzanne, qu'il conserva jusqu'à la fin du Premier Empire.
Il est désigné comme un des Grands notables du Premier Empire du département de la Mayenne[3]. Il est membre libre en 1803 de la loge maçonnique Les Amis unis de Laval[4].
Mathurin Dalibourg, qui avait cessé depuis le de faire partie du conseil général, mourut le .