Matigny

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Localisation

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À une quinzaine de kilomètres au sud de Péronne, Matigny se situe à proximité de l'axe Amiens - Roye.

La commune, située sur un plateau surplombant la vallée de la Somme, est traversée par l'ex-route nationale 37 (actuelle RD 937).

Communes limitrophes

Nature du sol et du sous-sol

Le sol de la commune est argileux sur les deux tiers du territoire communal et siliceux calcaire sur l'autre tiers[1].

Relief, paysage, végétation

Le relief de la commune est assez plat, constitué par un plateau.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Matigny[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[5]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 688 mm, avec 11,1 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Estrées-Mons à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 647,5 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,8 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Matigny est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Ham, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[12]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (91,5 %), zones urbanisées (8,5 %)[15]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat

La commune présente un habitat groupé en son chef-lieu.

Voies de communication et transports

La localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 50, Péronne - Matigny - Ham)[16].

Toponymie

On trouve plusieurs formes pour désigner Matigny dans les textes anciens : Matheniacum, Matenium, Materniacum, Mategny, Mateny, Mattigny[17].

Matheniacum XIe siècle[18].

Le nom Matigny dériverait d'un anthroponyme d'origine germanique, celui du conquérant germain qui s'appropria le lieu au Ve ou au VIe siècle, auquel les indigènes gallo-romains accolèrent le suffixe iacus qui se transforma en « gny ». Ce cas de figure est assez fréquent en Picardie[19].

Histoire

Antiquité

L'archéologie aérienne a montré l'existence d'une villa gallo-romaine sur le territoire de la commune[20].

Moyen Âge

L'existence d'un lieu se nommant Matigny ne nous est connu que depuis les années 950, date à laquelle, Raoul Ier, évêque de Noyon, accorda le territoire de Matigny-en-Vermandois qu'il avait acheté à un certain Wascelin, au chapitre cathédral de Noyon. On trouve encore trace de l'existence de Matigny quand l'évêque de Noyon, Hardouin de Croÿ, accorda des autels de Matigny aux chanoines de Noyon.

En 1158, la commanderie des hospitaliers d'Éterpigny possédait des fiefs à Matigny.

Matigny avait donc pour co-seigneurs, le chapitre cathédral de Noyon et un laïc. On relève en 1279, Théophanie de Saint-Quentin, veuve de Roger Le Loup de Matigny et en 1313, Pierre de Matigny, maître queux du futur roi Charles IV[1].

Époque moderne

Vers 1580, Jean de Callendre (ou Calandre) était co-seigneur du domaine de Matigny avec le chapitre cathédral de Noyon.

D'après un bail de 1621, la commanderie d'Eterpigny percevait encore une redevance en grain ainsi que la grosse dîme sur 37 journaux de terre labourable situés à Matigny.

Le clocher de l'église fut construit en 1628[1].

Époque contemporaine

Gare de Matigny.

Le village fut desservi, de 1889 à 1949, par la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique reliant Albert à Ham des Chemins de fer départementaux de la Somme.

Deux fabriques de sucre fonctionnaient dans la commune en 1898[1],[21]. Au début du XXe siècle, la commune était un village rural[22],[23],[24],[25].

Première Guerre mondiale

La commune est longuement occupée par l'armée allemande, qui détruit de nombreux bâtiments[26],[27],[28]. La localité est considérée comme détruite après l'Armistice[29].

Il a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [30].

Le village est reconstruit durant l'entre-deux-guerres après des premiers travaux dès sa reconquête par les armées alliées[31],[32].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

La commune fait partie depuis 1801 du canton de Ham[33]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune fait toujours partie, est modifié, passant passe de 19 à 67 communes.

Intercommunalité

La commune faisait partie de la communauté de communes du Pays Hamois, qui succédait au district de Ham, créé en 1960, que Brouchy avait rejoint en 1961.

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[34], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[35].

La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie, prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[36],[37].

Liste des maires

Liste des maires successifs[38]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1876 1880 Édouard Mauduit    
1880 1884 Alexandre Henocque    
1884 1886 M. Dhervilly    
1886 1889 Édouard Mauduit    
1889 1913 Alexandre Henocque    
1913 1923 M. Hénon    
1923 1933 Alfred Vélu    
1933 1935 Anatole Delaude    
1935 1963 Etienne Lefèvre    
1963 1971 Léon Cauet    
1971 1988 Jean Marie Lefèvre    
1989 1999 Ghislaine Roussel    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Michel Griset[39]    
mars 2014[40] mai 2020 Jean-Pierre Boucq    
mai 2020[41] en cours
(au 26 mai 2020)
Marie-Elisabeth Cartigny    

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[43].

En 2022, la commune comptait 499 habitants[Note 4], en évolution de −0,2 % par rapport à 2016 (Somme : −1,26 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
636611612676662706699734764
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
743775836883884902857877930
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
934959930431546547550524529
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
538557538514504511509507519
2018 2022 - - - - - - -
505499-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Le syndicat intercommunal scolaire des 9 clochers (SISCO) regroupe en 2018 les élèves de Croix-Moligneaux, Douilly, Matigny, Offoy, Quivières, Sancourt, Ugny-l'Équipée , Voyennes et Y[45].

Économie

L'activité dominante de la commune demeure l'agriculture. Le tissu commercial est constitué d'un commerce de proximité[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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