Midori Matsushima
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Midori Matsushima (松島 みどり, Matsushima Midori), née le à Toyonaka, est une femme politique japonaise, représentant la quatorzième circonscription de Tokyo pour le Parti libéral-démocrate à la Chambre des représentants. Elle est nommée au sein de plusieurs gouvernements depuis 2006, notamment au poste de ministre de la Justice au sein du gouvernement Abe en 2014, position qu'elle n'occupe que peu de temps en raison de divers scandales autour de sa nomination.
Midori Matsushima naît le , à Toyonaka[1]. Elle effectue ses études à l'université de Tokyo, d'où elle sort diplômée en économie en 1981[1]. Elle rejoint ensuite le quotidien japonais Asahi shinbun, où elle devient correspondante pour le Département des affaires économiques et le Département des affaires politiques du journal[1].
Carrière électorale
Débuts en politique
Elle rejoint le Parti libéral-démocrate (PLD) en 1995, à la suite d'une série de recrutements à Tokyo[1]. Elle se présente aux élections législatives de 1996, sous l'investiture du PLD, sans succès[2]. Midori Matsushima se représente lors des élections législatives de 2000 et est élue pour la première fois à l'issue de ce scrutin[1],[3]. Elle est réélue à l'issue des deux élections législatives suivantes et est nommée en 2006 secrétaire parlementaire des Affaires étrangères au sein du gouvernement Abe I, puis ministre d'État chargée du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme en 2007[1]. Midori Matsushima échoue à se faire réélire à la suite des élections législatives de 2009 et perd ainsi son siège à la Diète[1]. Elle récupère son siège de la quatorzième circonscription de Tōkyō à l'issue des élections législatives de 2012[1].
Entrée au gouvernement
En 2013, Midori Matsushima est nommée vice-ministre de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie au sein du gouvernement Abe II[4]. À ce poste, elle est une actrice majeure de la stratégie Cool Japan du gouvernement Abe, faisant la promotion de la culture japonaise à travers le monde, notamment dans les arts et la mode[4].
Elle est nommée ministre de la Justice le [5], dans le cadre d'une politique de féminisation du gouvernement par le Premier ministre Shinzo Abe[6],[7], faisant ainsi du gouvernement Abe II le gouvernement japonais le plus féminin de l'histoire du Japon[8].
Le , Midori Matsushima présente sa démission à la suite d'un soupçon de violation du code électoral dans sa circonscription[9],[10], le même jour que la ministre de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie Yūko Obuchi, elle aussi prise dans un scandale financier[11]. Matsushima est notamment accusée d'avoir distribué des accessoires à ses constituants. Bien qu'elle se défende d'avoir violé le code électoral, elle annonce sa démission afin d'éviter, selon elle, un obstacle aux travaux du gouvernement Abe[12],[13]. En absence de lien avec une élection récente, elle n'est finalement pas poursuivie par la justice japonaise[14].
Ère post-Abe

Après sa démission, elle poursuit ses activités parlementaires, siégeant dans plusieurs commissions de la Diète[15],[16], ou étant nommée à la tête de comités politiques internes au PLD[17]. Midori Matsushima est également réélue à l'issue des élections législatives japonaises de 2017, des élections législatives de 2021 et des élections législatives de 2024, toujours dans la quatorzième circonscription de Tokyo[18],[19].
Lors des élections à la présidence du Parti libéral-démocrate japonais de 2025, elle est l'un des premiers soutiens de Sanae Takaichi, successeur désignée de Shinzō Abe[20]. Après l'accession de cette dernière au poste de Première ministre, Matsushima rejoint son cabinet au poste de conseillère spéciale de la Première ministre chargée des questions liées aux affaires étrangères[21]. Candidate à sa succession lors des élections législatives japonaises de 2026, elle remporte au la main le scrutin, et conserve son siège à la Diète du Japon[21]. Son large succès empêche notamment Mari Kushibuchi, co-dirigeante du parti d'opposition Reiwa Shinsengumi, d'accéder à la Chambre des représentants[22].
Prises de position
Midori Matsushima est favorable à la peine de mort, qu'elle défend ardemment[23]. Elle se décrit elle même comme très conservatrice[24]. Elle milite notamment pour un durcissement des pressions et des sanctions appliquées à la Corée du Nord, ainsi qu'en faveur de la promulgation de plus de lois liées à la sécurité au Japon[25].
Comme la majorité des représentants de son parti, elle fait la promotion des Abenomics, politique économique japonaise promue par le Premier ministre Shinzō Abe, qu'elle soutient. Elle estime également que l'énergie nucléaire est nécessaire à la contribution énergétique japonaise pour le moment, même si l'armement nucléaire ne devrait pas être envisagé, et défend le principe des trois principes non-nucléaires[26]. En outre, elle souhaite une révision de la Constitution antimilitariste du Japon, qui y mentionnerai explicitement l'existence des forces d'auto-défense japonaises[25].
D'un point de vue sociétal, Midori Matsushima s'oppose à l'instauration de quotas pour les femmes dans la vie politique japonaise[25]. Elle est néanmoins favorable à l'accession au trône de Chrysanthème par une femme[26].
