Mitterrand confidentiel

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Type de série Mini-série
Genre Fiction politique
Création Stéphane Pannetier
Mitterrand confidentiel
Type de série Mini-série
Genre Fiction politique
Création Stéphane Pannetier
Acteurs principaux Denis Podalydès
Valérie Karsenti
Judith Chemla
(liste complète)
Musique Yuksek
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 4

Production

Durée 52 minutes
Production Harold Valentin
Aurélien Larger
Société de production Mother Production
France Télévisions
Be-FILMS
Umedia
RTBF (télévision belge)
Société de distribution France Télévisions
RTBF

Diffusion

Pays d'origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Chaîne d'origine RTBF La Trois
Diff. originale – en production

Mitterrand confidentiel est une série télévisée franco-belge réalisée par Antoine Garceau d'après un scénario de Stéphane Pannetier, et diffusée en Belgique à partir du sur La Trois et en France à partir du sur France 2.

Cette fiction politique, présentée au Festival de la fiction de La Rochelle 2025, est une coproduction de Mother Production, France Télévisions, Be-FILMS, Umedia et la RTBF (télévision belge).

Denis Podalydès.

En , le président François Mitterrand fait l'objet d'une polémique au sujet de son passé, après la sortie du livre de Pierre Péan Une jeunesse française, dont la couverture montre Mitterrand et le maréchal Pétain pendant l'Occupation.

Mitterrand réagit dans Le Figaro en affirmant n'avoir jamais flirté avec l'extrême droite et rappelle son passé de résistant. Par ailleurs, il perd de plus en plus de soutien dans les rangs socialistes à cause de son amitié jusqu'en 1986 avec René Bousquet, directeur de la police de Vichy et organisateur principal de la rafle du Vélodrome d'Hiver.

Par ailleurs, un juge entre en possession de disquettes compromettantes révélant que Mitterrand a ordonné, de 1983 à 1986, des écoutes téléphoniques illégales, officiellement destinées à contrer le terrorisme mais en fait destinées à protéger sa maîtresse Anne Pingeot et leur fille cachée Mazarine.

Le Président se penche alors sur son passé durant la Seconde Guerre mondiale, se souvenant de son évasion du Stalag IX A en compagnie de Roger-Patrice Pelat, de ses moments au Commissariat de reclassement des réfugiés de guerre de Vichy aux côtés de Jean Védrine, qui l'incite à la résistance, de ses actions sous le nom de Morland dans la Résistance où il rencontre Marguerite Duras mais également les sœurs Christine et Danielle Gouze, dont la plus jeune devient ensuite son épouse.

Il se remémore ensuite les années 1950, revivant en souvenir son coup de foudre en 1957 à Hossegor pour Anne Pingeot, qui deviendra la mère de sa fille naturelle, Mazarine, puis la mise en scène avec Robert Pesquet de l'attentat de l'Observatoire en 1959.

Distribution

Année 1994

Mitterrand et son entourage

Hommes politiques

Retours dans le passé

Vichy

Résistance

Entourage de Mitterrand

  • Pauline Briand : Danielle Mitterrand jeune
  • Solal Bouloudnine : Roger Hanin, mari de Christine Gouze et beau-frère de François Mitterrand
  • Léa Lopez : Anne Pingeot jeune
  • Francis Leplay : Pierre Pingeot, le père d'Anne Pingeot
  • Raphaëlle Cambray : Thérèse Pingeot, la mère d'Anne Pingeot
  • Charlie Borghi : Mazarine Pingeot enfant
  • Maceo Simon : Stepan (Les Justes)
  • Yanis Costantini : Kaliayev (Les Justes)
  • Fantine Gelu : Marie-Louise Terrasse (future Catherine Langeais)

Extrême droite

Production

Genèse et développement

Cette fiction politique est une coproduction de Mother Production, de France Télévisions, des sociétés belges Be-FILMS et Umedia et de la RTBF (télévision belge) réalisée pour France 2 avec la participation de TV5 Monde ainsi que le soutien de la région Île-de-France, de la région Nouvelle-Aquitaine, du département des Landes, du Tax shelter du gouvernement fédéral de Belgique et du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC)[1],[2],[3].

Son point de départ est le scandale provoqué par la publication, en , du livre de Pierre Péan Une jeunesse française, dont la couverture montrait François Mitterrand et le maréchal Pétain pendant l'Occupation[1],[2],[4],[5],[6],[7],[8],[9].

La série est créée et écrite par Stéphane Pannetier et réalisée par Antoine Garceau[1],[2],[4],[9].

La production est assurée par Harold Valentin et Aurélien Larger[2].

La série est présentée au Festival de la fiction de La Rochelle 2025[3].

Pour le scénariste Stéphane Pannetier, avec 30 ans de recul par rapport à la mort de Mitterrand, c'était « le bon moment pour raconter ce qu'il fut réellement, et pas seulement la bête politique. »[10],[11]. Il précise encore : « Le personnage est en train de quitter l'actualité pour basculer dans l'histoire. »[12].

Le producteur Aurélien Larger renchérit en soulignant que Mitterrand est « un magnifique personnage de série, dans toute sa complexité. »[10],[11]. Il continue : « Dans une série historique, il faut essayer de trouver le propos qui universalise. Les brûlures de la fin ont été très marquantes pour toute une génération. Et ça nous permettait d'aborder ses différents aspects plus florentins sans prendre parti pour ou contre. »[12].

Il précise encore qu'Anne Pingeot « a bien voulu nous laisser utiliser sa correspondance » avec l'ancien président[10],[11].

Mais la famille n'a selon lui « pas souhaité visionner » la série et a préféré « garder (ses) distances » sans intervenir[10],[11],[13]. « Nous ne leur avons pas demandé d'approuver les scénarios »[13]. Il souligne qu'il « était important qu'il n'y ait pas d'opposition, et en même temps qu'il y ait liberté de création »[10],[11],[13].

Attribution des rôles

Le rôle de l'ancien président de la République française François Mitterrand est tenu par Denis Podalydès, un sociétaire de la Comédie-Française qui a précédemment incarné Nicolas Sarkozy dans le film La Conquête de Xavier Durringer en 2011[4],[7],[8],[9],[14].

Quand la RTBF lui demande ce qui lui a donné envie d'accepter ce rôle, Denis Podalydès répond : « D'abord parce que Mitterrand est un personnage qui m'a toujours passionné. Déjà quand j'étais un jeune électeur, quand j'ai voté pour lui en 1981, et j'ai toujours voté pour lui par après. Sa carrière aussi : d'abord un jeune homme de droite, voire d'extrême droite, qui est passé socialiste. Alors qu'il y a davantage de cas où c'est l'inverse. Le personnage m'intéresse comme homme politique, mais aussi comme homme de lettres. J'avais lu ses livres La Paille et le Grain et L'Abeille et l'Architecte, des livres qu'un ami m'avait fait découvrir très jeune. Je retrouvais aussi le réalisateur Antoine Garceau, qui est un ami de longue date, que j'aime beaucoup, et puis le scénario lui-même m'a tout à fait intrigué. Donc j'avoue que je n'ai pas hésité longtemps, pas du tout même. »[15].

L'acteur précise : « L'objectif était d'essayer d'épouser sa voix. Notamment dans toutes les scènes dont nous connaissons un témoignage vocal, par exemple les discours en public. »[15].

Il révèle également s'être plongé dans les archives, notamment les discours et les lettres de l'ancien président à sa maîtresse Anne : « J'ai tout lu et ça a été une révélation, sa capacité d'amour et sa capacité d'écrire cet amour. »[12].

Par ailleurs, le jeune François Mitterrand est joué par Baptiste Carrion-Weiss, qui avoue : « Il est mort peu de temps avant que je naisse […] Je le connaissais très mal. »[10],[11].

Tournage

Le tournage de la série se déroule du au à Paris et dans le département français des Landes en région Nouvelle-Aquitaine[4],[5],[6],[7],[9],[16].

L'équipe a eu la chance rare de pouvoir tourner au palais présidentiel de l'Élysée[17]. Par ailleurs, des scènes sont tournées, entre autres, dans le bureau principal de la préfecture des Yvelines, à Versailles[3].

Le producteur Aurélien Larger précise également que l'un des fils Mitterrand, Gilbert, a autorisé le tournage dans la bergerie landaise familiale de Latche[10],[11].

Quand la RTBF lui demande s'il a rencontré des proches de Mitterrand, l'acteur Denis Podalydès répond : « Pendant le tournage j'ai rencontré son fils et ses petites-filles, qui étaient extrêmement sympathiques. C'était très touchant. J'ai beaucoup aimé rencontrer Gilbert Mitterrand et ses filles, à Latche, là où Mitterrand avait cette maison et cette bergerie dans laquelle il a reçu Gorbatchev. Les lieux sont préservés tels quels. Ce n'est pas un musée, mais c'est un lieu où on retrouve exactement les meubles, leur disposition, et l'atmosphère qu'avait créée Mitterrand. J'ai beaucoup aimé tourner là, à Latche. C'est à ce moment-là que, pour la première fois de ma vie, moi qui me sentais très loin de Mitterrand puisque je n'étais pas du tout acteur, j'ai eu le sentiment d'entrer dans une intimité presque réelle. »[15].

L'acteur précise : « L'objectif était d'essayer d'épouser sa voix. Notamment dans toutes les scènes dont nous connaissons un témoignage vocal, par exemple les discours en public. »[15].

Fiche technique

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Notes et références

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