Les Aventurières
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| Type de série | Mini-série |
|---|---|
| Genre | Policier |
| Création |
Milan Mauger Florent Meyer |
| Acteurs principaux |
Fanny Cottençon Charlie Bruneau Lionnel Astier Thibault de Montalembert Élodie Frenck (liste complète) |
| Musique | Polérick Rouvière |
| Nb. de saisons | 1 |
| Nb. d'épisodes | 6 |
Production
| Durée | 52 minutes |
|---|---|
| Production | Stéphane Moatti |
| Société de production |
Thalie Images France Télévisions |
Diffusion
| Pays d'origine |
|
|---|---|
| Chaîne d'origine | RTBF (La Une) |
| Diff. originale | – en production |
Les Aventurières est une série télévisée française réalisée par Léa Fazer d'après un scénario de Milan Mauger et Florent Meyer, et diffusée en Belgique à partir du sur La Une.
Ce polar sur fond de trafic d'œuvres d'art est une coproduction de Thalie Images et France Télévisions réalisée avec la participation de la société belge AT-Production et de la RTBF (télévision belge).

Lorsque son père est enlevé par un trafiquant d'art qui exige pour prix de sa liberté rien moins que « Léda et le Cygne », un tableau légendaire de Léonard de Vinci, disparu depuis plusieurs siècles, Sophie Séguret découvre avec effarement que ses parents ne sont pas les paisibles retraités qu'elle croit mais deux anciens agents d'une agence secrète du ministère de la Défense.
Sa mère Françoise l'entraîne alors dans une quête folle, utilisant ses talents d'historienne pour résoudre des énigmes historiques remontant à l'époque du « Roi-Soleil ».
Distribution
- Famille Séguret
- Charlie Bruneau : Sophie Séguret, historienne
- Fanny Cottençon : Françoise, la mère de Sophie, hôtesse de l'air à la retraite
- Lionnel Astier : Jean-Pierre, le père de Sophie, professeur d'histoire-géo à la retraite
- Charlie Loiselier : Juliette, la fille de Sophie
- Trafiquants d'art
- Thibault de Montalembert : Patrick Thompson, trafiquant d'art
- Thomas Mustin : Maxime, le neveu de Thompson
- Jérôme Le Banner : Tenzin
- Ministère de la Défense nationale
- Élodie Frenck : Christine Lardennois, conseillère spéciale au ministère de la Défense
- Bruno Sanches : Oscar, adjoint de Lardennois
- Police
- Farid Bentoumi : commandant Nader Moktari, policier spécialisé dans le grand banditisme
Production
Genèse et développement
Ce polar sur fond de trafic d'œuvres d'art est une coproduction de Thalie Images et France Télévisions réalisée pour France 2 avec la participation de la société belge AT-Production, de la RTBF (télévision belge) et du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC)[1],[2],[3].
La série est créée par Milan Mauger et Florent Meyer, écrite avec l'aide de Mathilde Henzelin, et réalisée par Léa Fazer[2],[3],[4], qui a à son actif des épisodes de la série L'Art du crime[5].
La production est assurée par Stéphane Moatti pour Thalie Images[6].
Attribution des rôles
Les rôles principaux sont interprétés par Fanny Cottençon et Charlie Bruneau[7],[5].
Pour le magazine Ciné-Télé-Revue, « Dans le rôle de Françoise, Fanny Cottençon apporte sa douceur et son humour à cette retraitée plus débrouillarde et moins précieuse qu'elle n'en a l'air. Charlie Bruneau campe, elle, une Sophie râleuse mais attachante, qui règle ses comptes avec sa mère entre deux cascades improvisées. Leur duo fonctionne plutôt bien : c'est lui qui donne le ton, entre le polar et la comédie d'action où les rebondissements restent sages, pensés pour le grand public […] Autour du duo mère-fille, Les Aventurières aligne également un casting très télé : Lionnel Astier, Thibault de Montalembert, Bruno Sanches, Élodie Frenck, le kickboxeur Jérôme Le Banner… et le chanteur et comédien belge Thomas Mustin, dit Mustii. »[7].
L'acteur bruxellois explique « C'est sans doute la série dans laquelle j'ai tourné et que j'ai le plus difficile à résumer. Le scénario est assez intrigant parce qu'on est vraiment dans quelque chose de très hybride. On est entre l'aventure, la comédie, le suspense, l'action, le thriller, la série policière, la parodie, avec ce fil rouge qui est le marché de l'art. C'est très touffu, mais c'était jouissif à faire. Dans le scénario de base, il y avait une vraie envie de parler d'art et de patrimoine. On a tourné à Vaux-le-Vicomte, à l'église Saint-Denis avec la tombe des rois de France… C'était assez impressionnant. J'ai fait histoire de l'art à l'école et c'est quelque chose qui m'a toujours passionné. J'ai beaucoup visité des musées avec mes parents en Toscane, à Rome… J'ai une fascination pour les symboles. Da Vinci mettait énormément de symboles dans ses œuvres. Par contre, j'avais complètement oublié cette histoire de Léda et le cygne dont l'original est perdu. C'est fascinant !" »[8].
Le kickboxeur français Jérôme Le Banner joue le rôle de Tenzi, l'acolyte de Mustii, qui précise : « Au début, j'avais une appréhension de tourner avec lui parce qu'on est deux profils extrêmement différents, mais le duo a matché. Ça a été un de mes coups de cœur de ce tournage. »[8].
Tournage
Le tournage de la série a lieu du au à Paris et en région Île-de-France[4],[9].
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre français : Les Aventurières
- Genre : Policier[2]
- Production : Stéphane Moatti[6]
- Sociétés de production : Thalie Images et France Télévisions[1],[2],[3]
- Sociétés de distribution : France Télévisions et RTBF[10],[7],[5]
- Réalisation : Léa Fazer[2],[3],[5]
- Scénario : Milan Mauger et Florent Meyer, avec l'aide de Mathilde Henzelin[4],[3]
- Musique : Polérick Rouvière[6]
- Décors : Marie-Hélène Sulmoni
- Costumes : Sarah Guichard
- Photographie : Pénélope Pourriat
- Son : Fanny Weinzaepflen
- Montage : Bria Schmitt
- Maquillage : Djenete Bouadjadj
- Pays de production :
France - Langue originale : français
- Format : couleur
- Nombre de saisons : 1
- Nombre d'épisodes : 6
- Durée : 52 minutes
- Dates de première diffusion :
Épisodes


Épisode 1
Le trafiquant d'art Patrick Thompson sort du centre pénitentiaire de Liancourt après y avoir purgé de nombreuses années.
Dès sa sortie, il charge son neveu Max et son complice Tenzin d'enlever Jean-Pierre Séguret, professeur d'histoire-géo à la retraite. Il contacte l'épouse de ce dernier, Françoise, et exige pour prix de la liberté de celui-ci rien moins que « Léda et le Cygne », un tableau légendaire de Léonard de Vinci, disparu depuis 1692.
Thompson sait que le tableau était en possession du « Roi-Soleil », or les Archives nationales exposent pour la première fois l'inventaire d'Estréchy, un inventaire de 1708 dans lequel l'ensemble des biens de Louis XIV sont répertoriés. Il exige donc de Françoise qu'elle vole ce livre afin de trouver la piste du tableau.
Sa fille Sophie découvre alors avec effarement que ses parents ne sont pas de paisibles retraités mais deux anciens agents de l'A.R.T.N., l'Agence de Restitution des Trésors Nationaux, un service spécial du ministère de la Défense chargé de la récupération de biens volés par des nazis ou acquis par des oligarques ou des dictateurs, un service dissous depuis 2016.
Christine Lardennois, conseillère au ministère de la Défense et ancienne cheffe de l'A.R.T.N., est chargée de l'enquête et reconnaît Françoise Séguret sur le portrait-robot.
Épisode 2
Françoise demande l'aide de sa fille Sophie, une historienne spécialisée dans l'époque du « Roi-Soleil ». Cette dernière étudie l'inventaire d'Estréchy et découvre que le roi a fait cadeau du tableau en 1692 à Madame de Maintenon, maîtresse et épouse secrète du roi, qui séjournait à l'époque au château de Marly.
Sophie étudie alors les mémoires d'Arnold de Ville, l'ingénieur en chef du roi Louis XIV, chargé de construire la machine de Marly, afin d’alimenter en eau les jardins du château de Marly et le parc de Versailles. Elle y découvre que de Ville était l'amant secret de Madame de Maintenon et la retrouvait dans une alcôve secrète, cachée sous le pavillon de chasse du château de Marly, devenu résidence des chefs d'état en visite en France. La mère et la fille s'infiltrent dans le pavillon et trouvent l'alcôve dans ses caves : elles n'y trouvent pas le tableau mais une gravure des globes de Coronelli retient l'attention de Sophie, qui pense que le tableau est caché dans un des deux globes, qui sont maintenant exposés à la Bibliothèque nationale de France.
Christine Lardennois charge Nader Moktari, policier spécialiste du grand banditisme, de retrouver Françoise Séguret, avec l'aide d'Oscar, un hacker qui fit jadis partie de l'A.R.T.N. et qui est encore secrètement en contact avec Françoise.
Moktari arrive au château et trouve lui aussi l'accès aux souterrains mais Françoise et Sophie s'enfuient et sautent du viaduc qui était alimenté par la machine de Marly.
Françoise annonce alors à Thompson que la piste de Marly mène aux globes de Coronelli, et il apparaît dans la conversation que le trafiquant est en réalité le père de Sophie.
Épisode 3

Françoise et Sophie vont en reconnaissance au site François-Mitterrand de la BNF pour y observer les globes de Coronelli. Le globe céleste fait état des connaissances du ciel le jour de la naissance de Louis XIV le alors que le globe terrestre fait l'état des connaissances géographiques pour la décennie 1670-1680.
L'étude des mémoires d'Arnold de Ville permet à Sophie de comprendre que la clé du mystère se trouve dans le globe terrestre et qu, pour ouvrir celui-ci, il faut pousser sur ce globe à la fois sur la Belgique (car Arnold de Ville est né à Modave) et sur la Nouvelle-Zélande, découverte l'année de naissance d'Arnold de Ville.
L'historienne en chef du domaine de Marly met le commandant Moktari sur la piste des globes de Coronelli à la BNF : le policier place alors la BNF sous haute surveillance.
Françoise conçoit un plan pour bluffer les policiers : elle manipule les caméras de surveillance et utilise un globe gonflable pour faire diversion et attirer les policiers loin de la salle des globes, le temps d'ouvrir le globe. Françoise et Sophie y trouvent un cryptex, un cylindre contenant un papier puis s'enfuient de la BNF.
Sophie essaie d'ouvrir le cryptex en interprétant les signes du Zodiaque qui recouvrent le cylindre mais Françoise y va à la masse. Le papier caché dans le cryptex porte la mention « Citerne de Vaux-le-Vicomte ».
Pendant ce temps, Moktari comprend qu'Oscar est le complice des Séguret et a piraté le circuit vidéo de la BNF. Arrêté, Oscar révèle malgré lui à Christine Lardennois que les Séguret recherchent le tableau « Léda et le Cygne ». De son côté, Jean-Pierre réussit à échapper à la garde de Maxime, mais ce dernier le traque avec un drone puis le rattrape en voiture et l'écrase.
Épisode 4

Jean-Pierre, qui a survécu à l'accident de voiture, sort de la tombe sommaire où Maxime l'avait enterré et s'enfuit dans la forêt. Découvrant cela, Thompson punit son neveu en lui tranchant un doigt, dont il envoie la photo à Françoise, lui faisant croire que c'est le doigt de son mari et lui laissant 6 heures pour trouver le tableau.
Suivant la piste fournie par le cryptex, Françoise et Sophie se rendent au château de Vaux-le-Vicomte, qui fut le château du surintendant des finances de Louis XIV, Nicolas Fouquet.
Pendant ce temps, Maxime et Tenzin suivent la piste de Jean-Pierre mais se font piéger par lui. Jean-Pierre vole ensuite la voiture d'un garde-forestier et réussit à rejoindre un hôpital.
Françoise et Sophie se rendent au château et volent au conservateur en chef la vieille clé d'époque Louis XIV qui donne accès à la citerne, protégée par une épaisse porte en fer. Elles trouvent le tableau « Léda et le Cygne » mais, quand elles sortent au grand jour, la peinture se désagrège et Françoise découvre en-dessous le fameux dessin de Vinci, l'Homme de Vitruve, juste avant de se faire arrêter par le commandant Moktari qui a lui aussi réussi à remonter la piste.
De son côté, Sophie réussit à fuir et prend un taxi devant le château, en réalisant trop tard que celui-ci est conduit par Maxime.
Épisode 5

Lardennois explique à Françoise que le tableau dont la peinture s'est désagrégée n'est pas le vrai Léda mais une copie que Léonard de Vinci a probablement commandée à un de ses élèves pour berner tout le monde : mais le dessin qui est apparu, l'Homme de Vitruve, est bien de la main de Vinci, une sorte d'énigme comprenant des indices qui mènent au vrai tableau.
Jean-Pierre s'enfuit de l'hôpital juste avant que la police vienne l'arrêter. Pendant ce temps, Françoise s'évade et échappe à Christine Lardennois.
Sophie est prisonnière de Thompson qui lui montre sa collection d'œuvres d'art. Françoise et Jean-Pierre réussissent à localiser la planque de Thompson mais ils se font capturer par les hommes de main de ce dernier.
Sous la contrainte, Sophie et Jean-Pierre arrivent à solutionner l'énigme. Sophie découvre des lettres cachées dans le dessin, qui forment le mot « Salamandra », l'emblème de François Ier, le mécène de Léonard de Vinci. Jean-Pierre souligne que les bras de l'Homme et l'axe du corps représentent une croix, symbole de la mort. Ils en déduisent que le tableau se trouve à la basilique Saint-Denis. Avant de partir pour Saint-Denis avec Sophie, Thompson dispose des bouteilles de gaz dans la cave où sont emprisonnés les Séguret mais Sophie subtilise le GSM de Max et le jette dans l'herbe pour mettre Moktari sur la piste. Ce dernier les sauve de justesse. Jean-Pierre explique alors que Saint-Denis est une fausse piste car François Ier, très chrétien, ne se serait jamais fait enterrer avec un tableau sensuel.
À Saint-Denis, accompagnés de Sophie, Thompson et ses complices trouvent le tombeau de François Ier et la salamandre. Mais le trafiquant d'art reçoit un message d'un complice au ministère qui lui annonce que la clé de l'énigme n'est pas « Salamandra » mais « Salai Mandra », du nom du peintre Salai, l'apprenti et l'amant de Léonard de Vinci.
Épisode 6

Revenu de Saint-Denis où il n'a rien trouvé, Moktari s'allie aux Séguret et à Oscar pour voler l'Homme de Vitruve à Lardennois et s'enfuir de l'ARTN.
En analysant la symbolique du cercle et du carré dans le dessin de Léonard, les 2 groupes comprennent que le dessin cache une cartographie secrète : si l'on positionne, sur une carte géographique, l'appareil génital de l'Homme de Vitruve sur Paris, son pied droit sur Vaux-le-Vicomte et sa main droite sur Marly, alors l'indice lié à Salai, l'amant de Vinci, à savoir le point de l'Amour donc le point du cœur, révèle l'emplacement du tableau : l'abbaye Notre-Dame du Val au nord-ouest de Paris.
À l'abbaye, Moktari et les Séguret arrivent sur les talons de Thompson et Sophie mais Oscar descend Moktari et se révèle être la taupe.
Laissant Moktari blessé et les Séguret à la garde du traître Oscar, Sophie et Thompson découvrent dans le parc de l'abbaye un étang et une île, qui symbolise le cercle, sur laquelle se dresse une stèle qui porte une plaque marquée « Hic LS Beati Fuerunt », ce que Thompson traduit par « Ici Léonard et Salai furent heureux ».
La stèle porte également un damier de pierre que Sophie relie à l'indice « Salai Mandra », soulignant que Mandra veut dire damier en latin : ce damier symbolise le carré. Sophie enfonce alors les pierres du damier qui composent le nom de Salai : la stèle s'ouvre et le tableau « Léda et le Cygne » apparaît.
Ils retournent à l'abbaye où les Séguret et Moktari sont toujours sous la garde d'Oscar. Thompson découpe la toile du tableau et la place dans un porte-document mais une alarme pré-programmée dans le camping-car des Séguret distrait tout le monde et Françoise en profite pour procéder en catimini à un échange de porte-documents. Thompson téléphone ensuite à son acheteur pour lui annoncer qu'il sera à Rome dans deux heures puis il part avec Sophie et Max pour un aérodrome local.
Juliette, la fille de Sophie, qui était cachée dans le camping car de Jean-Pierre et Françoise en sort, assomme Oscar et libère ses grands-parents. Grâce à Juliette, qui a entendu le coup de téléphone de Thompson, les Séguret prennent la direction de l'aérodrome local.
Françoise organise un échange de son porte-document contre la vie de sa fille mais JP en profite pour assommer Max et libérer Sophie pendant la bagarre qui oppose sa femme au trafiquant.
Thompson s'envole vers Rome mais il est trop tard pour lui : dans la confusion Max, qui a été si souvent humilié par son oncle, a procédé à un échange des porte-documents et c'est avec un porte-document vide que la trafiquant d'art vole vers l'Italie.