Modérés (Danemark)
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| Modérés (da) Moderaterne | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Président | Lars Løkke Rasmussen |
| Fondation | |
| Scission de | Parti libéral |
| Siège | Lyskær 8, 2730 Herlev |
| Lettre-symbole | M |
| Positionnement | Centre[1],[2] à centre droit |
| Idéologie | Social-libéralisme Libéralisme économique Fédéralisme européen |
| Couleurs | Violet |
| Site web | moderaterne.dk |
| Présidents de groupe | |
| Folketing | Mohammad Rona |
| Parlement européen | Valérie Hayer (RE) |
| Représentation | |
| Députés[Note 1] | |
| Députés européens | |
| modifier |
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Les Modérés (danois : Moderaterne) est un parti politique libéral danois de centre à centre droit, créé par l'ancien Premier ministre Lars Løkke Rasmussen, d'une scission du parti libéral Venstre en 2022.

La défaite du Parti libéral du Premier ministre sortant Lars Løkke Rasmussen aux élections législatives de provoque des tensions internes qui finissent par pousser Lars Løkke Rasmussen à démissionner de la présidence du parti fin . L'ancien ministre de l'Environnement Jakob Ellemann-Jensen est élu pour lui succéder le en l'absence d'opposants[3].
Le , Lars Løkke Rasmussen quitte Venstre et, une semaine plus tard, annonce la création d'un nouveau réseau politique et déclare réfléchir à en faire le point de départ de la création d'un nouveau parti[4]. En , il confirme son intention de créer un nouveau parti centriste, affilié ni au bloc de droite ni au bloc de gauche qui structurent la vie politique danoise[5]. Deux mois plus tard, lors d'un discours tenu le jour de la Constitution, il annonce que le parti s'appellera les Modérés[6].
En , le mouvement parvient à collecter suffisamment de signatures pour pouvoir se présenter aux prochaines élections législatives[7]. Le ministère de l'Intérieur valide ces signatures en , donnant alors formellement aux Modérés le statut de parti politique national et lui attribuant la lettre-symbole M[8].
Le parti tient son congrès fondateur à Vejle le [9].
Aux élections législatives anticipées organisées en , les Modérés arrivent en troisième position pour leur première participation électorale. S'affirmant en dehors des traditionnels « Bloc rouge » et « Bloc bleu », Lars Løkke Rasmussen espère alors obtenir la position de faiseur de rois dans le cas où aucun des deux blocs n'atteignait la majorité absolue. Si le Bloc rouge obtient finalement une courte majorité d'un siège, la Première ministre Mette Frederiksen réaffirme néanmoins sa volonté de former une large coalition au lendemain du scrutin, ouvrant la voix à un gouvernement de coalition incluant les Modérés[10],[11]. Le parti conclut un accord de coalition avec les sociaux-démocrates et le Venstre, en vertu duquel il obtient cinq portefeuilles ministériels dans le gouvernement Frederiksen II, dont le ministère des Affaires étrangères pour Lars Løkke Rasmussen[12].
Au cours de la législature, un quart des députés élus sous l'étiquette des Modérés quittent le parti avec les départs successifs de Jon Stephensen, de Mike Fonseca, de Jeppe Søe et de Karin Liltorp[13],[14],[15],[16].
Lors des élections législatives anticipées de , les Modérés obtiennent 7,7 % des suffrages et 14 sièges, un léger recul par rapport au scrutin de 2022. Toutefois, ni le bloc de gauche, ni le bloc de droite n'obtiennent de majorité absolue, plaçant donc le mouvement au cœur des négociations pour la constitution d'un nouveau gouvernement[17].