Mohamed Lamine Debaghine
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| Mohamed Lamine Debaghine | |
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| Fonctions | |
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| Député français | |
| – (4 ans, 7 mois et 5 jours) |
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| Élection | 10 novembre 1946 |
| Circonscription | Constantine |
| Législature | Ire (Quatrième République) |
| Groupe politique | TLDA |
| Ministre des Affaires étrangères de l'Algérie | |
| – (5 mois et 24 jours) |
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| Successeur | Krim Belkacem |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Hussein Dey (Algérie) |
| Date de décès | (à 85 ans) |
| Lieu de décès | Alger (Algérie) |
| Nationalité | Algérienne |
| Profession | Médecin |
| modifier |
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Mohamed Lamine Debaghine né le à Hussein Dey et mort le à Alger est un homme politique et nationaliste algérien qui a combattu pour l'indépendance de l'Algérie.
Il effectue une partie de sa scolarité au collège colonial de Blida (comme Abane Ramdane, Ali Boumendjel, Benyoucef Benkhedda)[1].
Diplômé d'un doctorat en médecine de l'Université d'Alger, il ouvre un cabinet médical à El Eulma dans la région de Sétif en 1944. Il entre en politique en militant au PPA dès 1939. Durant la Seconde Guerre mondiale, il est arrêté à cause de son activisme nationaliste et son incitation à refuser le service militaire. En 1946 il est élu au parlement français en tant que député du département de Constantine, sur une liste du MTLD. Il appelle à l'indépendance de l'Algérie au sein du parlement français[1] et ne prendra part à aucun débat ni vote, excepté celui contre l'entrée de la France au sein de l'OTAN en 1949. Vers 1947, il apportera son aide à Mohamed Belouizdad pour définir les structures de lOrganisation spéciale (OS) avant d'en être exclu en 1949[1].
Arrêté en 1955, il rejoint ensuite la Délégation extérieur du Front de libération nationale (FLN) au Caire. En septembre de la même année, il est à l'initiative d'une tentative, demeurée vaine, de réconciliation entre le FLN et le Mouvement national algérien (MNA)[1] ; il devient membre du CNRA et du CCE. Pressenti pour prendre la tête du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), il sera plutôt le ministre des affaires extérieures le , il démissionne le .
À l'indépendance, il ne fait plus de politique et rouvre son cabinet médical dans la ville d'El-Eulma. Il meurt le , à l'âge de 86 ans des suites d'une attaque cérébrale[2].
