Lakhdar Brahimi

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PrésidentChadli Bendjedid
Chef de l'ÉtatPrésident du Haut Comité d'État :
Mohamed Boudiaf
Ali Kafi
PrédécesseurSid Ahmed Ghozali
Lakhdar Brahimi
لخضر براهيمي
Illustration.
Lakhdar Brahimi en 2013.
Fonctions
Ministre d'État
Ministre algérien des Affaires étrangères

(1 an, 7 mois et 29 jours)
Président Chadli Bendjedid
Chef de l'État Président du Haut Comité d'État :
Mohamed Boudiaf
Ali Kafi
Chef du gouvernement Sid Ahmed Ghozali
Bélaïd Abdessalam
Prédécesseur Sid Ahmed Ghozali
Successeur Redha Malek
Biographie
Date de naissance (92 ans)
Lieu de naissance El Azizia (Algérie)
Nationalité Algérienne
Diplômé de Université d'Alger
Profession Diplomate
Ministres algériens des Affaires étrangères

Lakhdar Brahimi (en arabe : لخضر براهيمي), né le à El Azizia, près de Tablat en Algérie, est un diplomate et homme politique algérien.

Il fut également secrétaire général adjoint de la Ligue arabe et de l'Organisation des Nations unies ainsi qu'envoyé spécial chargé de plusieurs dossiers/régions pour ces deux organisations[1].

Lakhdar Brahimi avec Sergueï Lavrov et John Kerry (Genève, 13 septembre 2013).
Lakhder Brahimi avec Joe Biden (Munich, 7 février 2013).

Lakhdar Brahimi a fait ses études en Algérie et en France (droit et science politique) et parle couramment l'arabe, l'anglais, le français principalement ainsi que plusieurs autres langues, dont l'indonésien. Lakdar Brahimi a été membre fondateur de l'UGEMA (Union générale des étudiants musulmans algériens), il a activement participé à la grève générale des étudiants algériens décrétée par le Front de libération nationale (FLN) le .

En , il participe à la conférence de Bandung à Bali (Indonésie) dans la délégation du Gouvernement provisoire de la République algérienne dirigée par Hocine Aït Ahmed et M'hamed Yazid[2]. Il devient, par la suite, le représentant du Gouvernement provisoire de la République algérienne dans plusieurs capitales du monde dont Jakarta de 1956 à 1961[3].

Dès l'indépendance de l'Algérie, il est successivement secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, ambassadeur en Égypte, puis haut représentant de la Ligue arabe et des Nations unies à travers le monde. Rappelé en Algérie, il a été ministre des Affaires étrangères de 1991 à 1992. Il a été également, pour le compte de la Ligue arabe, l'artisan de l'accord de Taef qui a marqué la fin de la guerre civile libanaise[4],[5]. Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Haïti et en Afrique du Sud, Lakhdar Brahimi a été désigné représentant spécial pour l'Afghanistan et l'Irak en 2001[6].

Lakhdar Brahimi est membre du comité des « Elders » pour la paix dans le monde aux côtés de personnalités ayant exercé de très hautes responsabilités. Fin 2005, Lakhdar Bahimi s'est retiré de ses fonctions à l'ONU. À la suite de l'attentat du 11 décembre 2007 dans lequel 10 membres du personnel avaient été tués par la bombe placée devant les bureaux du HCR et du PNUD à Alger, le Secrétaire général Ban Ki-moon l'a chargé de mener une enquête. Il a reçu, le , le Prix spécial du jury de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits pour son travail de réconciliation au Liban, en Afghanistan et en Irak[7].

Le , il accepte de succéder à Kofi Annan comme médiateur international de l'ONU dans le cadre du conflit civil syrien[8]. Il reçoit à la suite de cette nomination le soutien des Occidentaux, ainsi que celui de la Chine et de la Russie, deux pays alliés à la Syrie, cependant sa mission s'annonce difficile[9]. Médiateur dans le conflit syrien jusqu’en 2014[10], il est professeur invité à l'Institut d'études politiques de Paris[11] et à l’université Cornell[12].

Le , il est pressenti pour animer la conférence nationale qui doit proposer une nouvelle constitution et fixer la date de l'élection présidentielle, alors reportée à la suite des manifestations de 2019 en Algérie[13],[14]. Quelques jours après, il dément avoir été désigné pour présider la conférence nationale algérienne et affirme qu’il n’a été mandaté par personne pour jouer un rôle dans la résolution de la crise politique en Algérie[15],[16]. Bouteflika démissionnera finalement le et Brahimi retournera à Paris.

Distinctions

Lakhdar Brahimi avec Jimmy Carter (New York, 24 juillet 2013).

Docteur Honoris causa

Prix et récompenses

Brahimi (à droite) présentant ses lettres de créance au président égyptien Gamal Abdel Nasser (Le Caire, avril 1963).

Décorations

Publications

Notes et références

Liens externes

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