Montagne limousine
From Wikipedia, the free encyclopedia
Eymoutiers
Felletin
Treignac
| Montagne limousine | |
Paysage de la Montagne limousine près de Nedde. | |
| Région | Nouvelle-Aquitaine |
|---|---|
| Département | Corrèze Creuse Haute-Vienne |
| Villes principales | Bugeat Eymoutiers Felletin Treignac |
| Coordonnées | 45° 50′ 15″ nord, 1° 29′ 26″ est |
| Régions naturelles voisines |
Pays de Bourganeuf Haute Marche Combrailles Pays d'Ussel Dordogne limousine Pays de Tulle Pays d'Uzerche Pays de la Vienne |
| Régions et espaces connexes | Plateau de Millevaches Monts d'Ambazac Monédières Plateau de la Courtine |
Localisation de la Montagne limousine sur la carte des pays traditionnels du Limousin | |
| modifier |
|
La Montagne limousine est une région naturelle française située au croisement des départements de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute-Vienne, au nord de l'ancienne province du Limousin et au centre de l'ancienne région du même nom. Ce pays traditionnel constitue également l'extrémité nord-est de la région administrative Nouvelle-Aquitaine.
Il tient son nom de son altitude moyenne, la plus élevée du Limousin, entre 500 et 1 000 mètres, et de son relief tourmenté, dominé par les principaux massifs de basse et moyenne montagne de la région. Le plateau de Millevaches constitue sa zone centrale et occupe la majeure partie de son périmètre.
Au-delà de la géographie physique, la dénomination « Montagne limousine » renvoie aussi à une réalité socio-démographique contemporaine, marquée par un certain nombre de traditions culturelles, économiques et politiques.
La dénomination de « montagne » est prépondérante, jusqu'au XIXe siècle, pour désigner les hautes terres dominant Marche et Limousin, aujourd'hui assimilées au plateau de Millevaches, qui historiquement ne désigne que la partie centrale de ce territoire d'altitude[1]. Les termes de « plateau » et « plateau de Millevaches » prennent le dessus dans le courant du XXe siècle, sans que la dénomination « montagne limousine » ne disparaisse ni ne désigne forcément le même périmètre. Dans son acception partagée au début du XXIe siècle, la Montagne limousine désigne la partie centrale et la plus élevée de l'ensemble des hautes terres ou « Plateaux limousins »[2].
Géographie
Situation
Cette région, décrite par Frédéric Zégierman dans son encyclopédie des pays de France[3], couvre la majeure partie du plateau de Millevaches (pris dans son acception la plus grande) et englobe au sud le massif des Monédières, le mont Gargan et parfois à l'est le plateau de La Courtine. Ce périmètre est celui qui est proposé par le géographe Albert Demangeon en 1911[4].
En ce sens, elle correspond approximativement au territoire concerné par le périmètre du Parc naturel régional de Millevaches en Limousin[5].
Les régions naturelles voisines sont, au nord le Pays de Bourganeuf et la Haute Marche, à l’est les Combrailles et le Pays d'Ussel, au sud la Dordogne limousine et le Pays de Tulle et à l’ouest le Pays d'Uzerche et le Pays de la Vienne.
Dans le langage courant en Limousin, l'appellation « Montagne limousine » voire simplement « Montagne » fait allusion à la partie la plus élevée de la région, qui correspond globalement à l'acception du pays traditionnel auquel on soustrait la vallée de la Vienne mais auquel on peut ajouter les hauts plateaux corréziens de la région d'Égletons et d'Ussel.
Composition
Selon le découpage défini par Frédéric Zégierman, le Pays de la Montagne limousine comporte plusieurs micro-pays : le pays de La Courtine, le massif des Monédières, le pays d’Eymoutiers, le pays de Saint-Léonard.
Topographie
La montagne limousine se situe à une altitude comprise pour l'essentiel au-dessus de 500 m et culminant au mont Bessou, sommet le plus élevé du Limousin, à 976 m[Selon qui ?].
Paysages
La montagne limousine est marquée depuis le milieu du XXe siècle par la progressive disparition des espaces ouverts de prairies et de landes, jusqu'alors entretenu par l'élevage extensif de moutons, au profit de la plantation de résineux exploités et de l'enfrichement[6],[7]. Il résulte de cette transition agro-économique une fermeture des horizons.
