Nicorps
commune française du département de la Manche
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Nicorps [nikɔʁ] est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 354 habitants[Note 1].
| Nicorps | |
L'église Saint-Corneille et son if. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Coutances |
| Intercommunalité | Communauté de communes Coutances Mer et Bocage |
| Maire Mandat |
Yves Lemouton 2020-2026 |
| Code postal | 50200 |
| Code commune | 50376 |
| Démographie | |
| Gentilé | Nicorpais |
| Population municipale |
354 hab. (2023 |
| Densité | 63 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 01′ 37″ nord, 1° 25′ 15″ ouest |
| Altitude | Min. 15 m Max. 108 m |
| Superficie | 5,63 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Coutances (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Coutances |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.nicorps.fr |
| modifier |
|
Géographie
Localisation
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Soulles, le cours d'eau 01 de la Consnerie[3], le cours d'eau 01 de la Dérie[4], le cours d'eau 01 de la Soullerie[5], le cours d'eau 01 de Viquet[6], le cours d'eau 02 de la Consnerie[7] et le fossé 01 de la commune de Nicorps[8],[9],[Carte 1].
La Soulles, d'une longueur de 52 km, prend sa source dans la commune de Percy-en-Normandie et se jette dans la Sienne à Heugueville-sur-Sienne, après avoir traversé 19 communes[10]. Les caractéristiques hydrologiques de la Soulles sont données par la station hydrologique située sur la commune de Saint-Pierre-de-Coutances. Le débit moyen mensuel est de 2,5 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 39,4 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 41,7 m3/s, atteint le même jour[11].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[14] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[15]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 971 mm, avec 14,8 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Coutances à 3 km à vol d'oiseau[18], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 092,8 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,4 °C, atteinte le [Note 4].
Urbanisme
Typologie
Au , Nicorps est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle est située hors unité urbaine[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Coutances, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[22]. Cette aire, qui regroupe 37 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[23],[24].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50,1 %), terres arables (28,9 %), zones agricoles hétérogènes (16,5 %), zones urbanisées (4,5 %)[25]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Nicorp (sans date), Nicorp et Nicorb vers 1210, Nicorp vers 1280[26], Nidus-Corvi sans date.
Le toponyme est issu du latin nidus, « nid », et corvus, « corbeau »[27], par l'ancien français corb[28].
Nicorps serait le « nid de corbeau »[26].
Le gentilé est Nicorpais.
Histoire
C'est sur le territoire de la commune qu'en 889, Alain le Grand bat une troupe de Normands[29].
Le nom du village est attesté dès 1210. En 1251, Gérard de Guérartot, seigneur de Rumilly, donne l'église de Nicorps à l'évêque d'Avranches[30].
Une chute de météorites a été relevée le [31]. Le dernier seigneur fut Guillaume-François Douessey[30].
Politique et administration
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints[35].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[37].
En 2023, la commune comptait 354 habitants[Note 6], en évolution de −13,45 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Nicorps a compté jusqu'à 557 habitants en 1806.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

L'église gothique, des XVe et XVIe siècles, dédiée à saint Corneille (21e pape, de à , souvent invoqué comme protecteur des animaux), possède un chœur flamboyant et une cloche de 1840. Elle abrite une verrière armoriée restaurée (XIVe, XVe) en verre peint et une Vierge à l'Enfant du XVe, classés au titre objet aux monuments historiques[40], ainsi que des stalles, une chaire à prêcher, des fonts baptismaux en pierre de Montmartin (XVIIIe).
Le parvis de l'église s'enorgueillit de deux ifs funéraire (taxus baccata) dont l'un millénaire de cinq mètres de circonférence.
Autres lieux et monuments
- Manoir du Val-Villodon (XVIe, XVIIe – XIXe siècles).
- Ancien presbytère avec son linteau de porte portant la date de 1609.
- Moulin du Vicquet.
- Croix XVIe ou XVIIe siècle du cimetière.
Activité culturelle et manifestations
L'Union sportive de Nicorps fait évoluer une équipe de football en division de district[41].
Personnalités liées à la commune
- Jean-Pierre-François Guillot-Duhamel (Nicorps, 1730 - Paris, 1816), ingénieur des ponts et chaussées.
- Stéphen Chauvet (1885-1950), médecin coutançais résidant au Val-Villodon de Nicorps, spécialiste des arts traditionnels d'Afrique et Océanie, est enterré à Nicorps.
- Émile Honoré Daireaux (1843-1916), écrivain, avocat et journaliste franco-argentin, est enterré à Nicorps.
Pour approfondir
Bibliographie
- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 160.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 440.
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique de Nicorps sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
