Vaudrimesnil
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Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme Waudrimaisnille entre 962 et 996[3].
Cet appellatif toponymique repose sur l’ancien français maisnil, mesnil « habitation avec pièce de terre, demeure, maison, manoir », et parfois « métairie », issu du bas-latin mansionile, dérivé neutre en -ile du latin mansio « résidence », lui-même un dérivé nominal du verbe manēre « demeurer, rester ».
L'élément mesnil a servi à désigner des propriétés rurales, principalement entre le Xe et le XIIIe siècle (mais on en trouve quelques exemples dès les VIIe – VIIIe siècles). Le mot a aussi continué d’être employé assez tardivement, d’où la difficulté de dater les noms de ce type lorsque les formes anciennes ne sont pas connues. En règle générale, les toponymes normands composés de mesnil sont antérieurs au XIIe siècle. Dans la Manche, cette structure n’a été employée qu'au nord d'une limite allant approximativement de Granville à Saint-Lô. Le premier élément est généralement un nom de personne, souvent d'origine germanique continentale (francique), un peu plus rarement scandinave ou anglo-scandinave; on relève aussi quelques noms d'origine romane (voir dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie de René Lepelley). Au cas d'espèce, Vaudrimesnil serait la contraction de Waldric (nom d'origine germanique) et de mesnil[4].
Le gentilé est vaudrimesnilais(e)
Histoire
Vaudrimesnil est de fondation très ancienne. Son territoire était traversé par la voie romaine, Valognes-Coutances, le Coralium[5].
La paroisse de Vaudrimesnil relevait de la baronnie de Périers qui appartenait à l'abbaye Saint-Taurin d'Évreux. En 1195, Richard Cœur de Lion confirme cette donation du domaine de Vaudrimesnil (Vandrimesnillum) faite par Richard Ier, duc de Normandie[6], mais en 1208, Jean de Martigny, 19e abbé de Saint-Taurin, fait remise des églises de Périers et de Vaudrimesnil[7].
Sous l'Ancien Régime, la paroisse relevait du bailliage de Saint-Sauveur-Lendelin, secondaire du bailliage de Cotentin. Elle dépendait de l'élection de Carentan, de la généralité de Caen et de la sergenterie de Périers.
Vingt-trois habitants de Vaudrimesnil sont morts pour la France durant la Première Guerre mondiale[8].
Par décret du , la commune se voit décerner la Croix de guerre 1939-1945[9].
La commune nouvelle de Saint-Sauveur-Villages est créée le [10] après la fusion de Ancteville, Le Mesnilbus, La Ronde-Haye, Saint-Aubin-du-Perron, Saint-Michel-de-la-Pierre, Saint-Sauveur-Lendelin et Vaudrimesnil.
Politique et administration
Le conseil municipal était composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[11].
Depuis le , Vaudrimesnil est rattachée à la communauté de communes Coutances Mer et Bocage, entité regroupant soixante-quatre communes et comptant plus de 48 500 habitants[13].
Le , par arrêté préfectoral du , Vaudrimesnil devient une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Saint-Sauveur-Villages.
À l'issue des élections municipales de 2020, Saint-Sauveur-Villages sera représentée par 29 conseillers municipaux, répartis au prorata du nombre d’habitants, soit : douze pour Saint-Sauveur-Lendelin, quatre pour Vaudrimesnil, trois pour Le Mesnilbus, La Rondehaye et Ancteville, et deux pour Saint-Michel-de-la-Pierre et Saint-Aubin-du-Perron.
Démographie
En 2021, la commune comptait 422 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Vaudrimesnil[15]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 4].
Économie
Lieux et monuments
- Église Saint-Manvieu des XVIIe – XVIIIe siècles, avec un mur absidial à cinq pans et un clocher-porche carrée couvert d'un toit en bâtière en façade. L'édifice abrite un maître-autel à quatre colonnes géminées et lutrin du XVIIIe, des fonts baptismaux du Moyen Âge, une verrière du XXe de Mauméjean, les statues de saint Lunaire et saint Manvieu du XVIIIe, une Vierge à l'Enfant et sainte Foy du XIXe[12], et une cloche datée de 1743.
- Croix de cimetière datée de 1899, et croix Pochon daté de 1892 au milieu d'une mare.
- Château de la Rivière-Barbey ou du Rupalley des XVIIe – XIXe siècles, résidence de la famille Gosset du début du XVIIIe siècle jusqu'en 1960 ; devenu manoir Georges-Guénier en 1983 et transformé en foyer d'hébergement pour aveugles.
- Ancien orphelinat de Vaudrimesnil[18] créé en 1912, puis transformé en maison de retraite en 1990 puis en complexe de loisirs en 2018[19]. La chapelle bâtie en 1894 renferme un riche mobilier et son jardin est inscrit depuis 1998 à l'IGPC[20].
- Fermes de la Grande Porte et de la Rochelle et son colombier du XVIIe siècle.
- Ancien moulin.
