Il adhère à la CDU en 1982 et obtient, deux ans plus tard, son Abitur, intégrant dans le même temps le comité directeur du parti dans l'arrondissement de Rhin-Sieg. Il entre alors à l'université de Bonn, où il étudie le droit pendant cinq ans. Il passe son premier diplôme juridique d'État en 1989.
Activité professionnelle et débuts en politique
En 1992, il est porté à la présidence de la Junge Union (JU) de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. L'année suivante, il passe avec succès son second diplôme juridique et devient avocat auprès du tribunal de Cologne.
À la suite des élections fédérales anticipées de 2005, il est promu secrétaire général du groupe parlementaire, alors que chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates gouvernent ensemble sous la direction d'Angela Merkel.
Après la défaite de la CDU aux élections législatives régionales de 2010 en Rhénanie-du-Nord-Westphalie et la démission de Jürgen Rüttgers, il annonce, le , sa candidature à la présidence de la CDU régionale. Il est en compétition avec l'ancien ministre de la Famille et de l'Intégration, Armin Laschet[3]. Il est élu à ce poste le avec 92,5% des voix[4] après avoir remporté le un vote facultatif des adhérents avec 54,8% des suffrages[5]. Laschet est cependant élu vice-président régional du parti.
À l'occasion du 23econgrès fédéral de la CDU à Karlsruhe, en novembre suivant, il est élu vice-président du parti, présidé par Angela Merkel, avec 88,2% des voix, soit le meilleur score des quatre candidats[6].
Départ du gouvernement
Tête de liste de la CDU de Rhénanie-du-Nord-Westphalie aux élections législatives régionales anticipées du 13 mai 2012, sa campagne est critiquée pour avoir annoncé qu'il resterait au gouvernement fédéral en cas de défaite et tenté de transformer le scrutin en vote de confiance sur la politique budgétaire européenne de la chancelière fédérale[7]. Avec 26,3% des voix, le parti obtient son plus mauvais résultat dans le Land, reculant de neuf points par rapport à 2010. Röttgen annonce alors sa démission de la direction, affirmant que «cette défaite est amère, nette et elle fait très mal», ajoutant «c'est la défaite de la CDU et avant tout ma défaite»[8]. Le 16 mai, la chancelière Merkel annonce avoir demandé au président, Joachim Gauck, de le démettre de son poste de ministre fédéral de l'Environnement, au profit de Peter Altmaier, secrétaire général du groupe parlementaire chrétien-démocrate[9],[10]. Son remplacement intervient, officiellement, le 22 mai[11],[12].
Il n'est pas reconduit, le , à la vice-présidence fédérale du parti.
Président de la commission des Affaires étrangères du Bundestag à partir de 2014, il est partisan d'une ligne dure contre la Chine et la Russie, critiquant le gouvernement Merkel sur ces dossiers. Il a ainsi défendu l'idée d'une interdiction du marché allemand de la 5G à l'entreprise chinoise Huawei et s'est opposé à l'accord sur les investissements entre la Chine et l'UE ainsi l'achèvement du gazoduc Nordstream 2[13].
Candidat en janvier 2021 à la présidence de la CDU, il est battu par son rival Armin Laschet. Il défend une ligne ordolibérale sur les questions économiques et très favorable aux États-Unis en matière de politique extérieure. Devenu depuis son renvoi du gouvernement critique d'Angela Merkel, il dénonce dès 2015 l’ouverture provisoire de la frontière allemande aux réfugiés syriens[14].