Il devient maître de conférences dans le domaine de la formation des adultes au sein des syndicats ÖTV et IG Metall en 1983, obtient son premier diplôme pédagogique d'État en 1987, et effectue alors un stage de deux ans dans un gymnasium de Goslar. Il décroche son second diplôme pédagogique à l'issue de ce stage.
Il renonce à ses emplois syndicaux en 1988, et obtient l'année suivante un poste de professeur à la fédération des universités populaires de Basse-Saxe, où il travaille jusqu'en 1990.
Divorcé et remarié, il est père de trois filles, dont l'ainée Saskia, née en 1989, est l'arrière-petite-fille de victimes juives tuées au camp d'Auschwitz.
Parcours politique
Au sein du SPD et organismes affiliés
Il adhère à l'organisation des «Faucons» en 1976, et rejoint le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) à peine un an plus tard. Au sein des SJD, il préside notamment la section de Goslar et fait partie du comité directeur de la ville-arrondissement de Brunswick, dont il est secrétaire aux actions anti-militaristes avant d'en prendre la présidence, et du comité directeur fédéral. En 1979, il entre au syndicat de fonctionnairesÖTV.
Élu membre du comité directeur fédéral du SPD en 1999, il est désigné porte-parole fédéral chargé des discours et de la culture pop, vice-président du SPD de Basse-Saxe et président du parti à Brunswick en 2003. Deux ans plus tard, il quitte le comité directeur fédéral.
Le , le comité directeur fédéral, par 77,7% des voix, propose sa candidature au poste de président fédéral du parti. Environ un mois plus tard, le 13 novembre, Sigmar Gabriel prend la tête du SPD avec le soutien de 94,2% des délégués[2].
Le , il s'engage à rétablir l'impôt sur la fortune en cas d'alternance[3].
Il est désigné porte-parole du groupe parlementaire régional du SPD pour les affaires intérieures en 1994, puis en devient vice-président en 1997. L'année suivante, il quitte l'assemblée d'arrondissement et prend la présidence du groupe SPD, qui dispose d'une majorité absolue de 83 sièges sur 157. Le , Sigmar Gabriel est investi ministre-président de Basse-Saxe à la suite de la démission de Gerhard Glogowski[4]. Dans le même temps, il renonce à son mandat municipal.
Malgré la défaite, il retrouve la présidence du groupe parlementaire SPD et devient donc chef de l'opposition au gouvernement régional de Christian Wulff. Il y renonce finalement en 2005.
Il est réélu député aux législatives du avec 44,9% des voix dans sa circonscription. Un mois plus tard exactement, il cède son portefeuille à Norbert Röttgen, à la suite de la formation d'une coalition noire-jaune. Il prend alors, conjointement avec Steinmeier, président du groupe SPD au Bundestag, la tête de l'opposition au nouveau cabinet d'Angela Merkel. En , il propose l'ancien ministre fédéral des Finances de la grande coalition, Peer Steinbrück, comme candidat du SPD à la chancellerie.
Vice-chancelier
Aux élections fédérales du 22 septembre 2013, le SPD reste stable avec 25,7% des voix, alors que les chrétiens-démocrates ratent de peu la majorité absolue avec 41,5%. Les deux formations négocient alors la formation d'une grande coalition, que le président du SPD décide de soumettre à l'approbation des adhérents de son parti. Après un vote favorable à plus de 75%, Sigmar Gabriel est nommé, le , vice-chancelier et ministre fédéral de l'Économie et de l'Énergie. C'est alors à lui qu'il revient de piloter la transition énergétique.
Le , à huit mois des élections législatives fédérales, il indique qu'il ne postulera pas en tant que candidat à la chancellerie, affirmant «Si je me présentais, j’échouerais, et avec moi le SPD». Il renonce également à exercer la présidence du parti et annonce vouloir prendre la suite de Frank-Walter Steinmeier, futur président fédéral, comme ministre fédéral des Affaires étrangères[7]. Il cède son ministère à Brigitte Zypries tandis que Martin Schulz, ancien président du Parlement européen et personnalité très populaire, mène la campagne des sociaux-démocrates[8]. À peine deux semaines plus tôt, une rumeur indiquait pourtant que Gabriel avait l'intention de défier la chancelière sortante tandis que Schulz prendrait le poste de chef de la diplomatie[9].
Rencontre entre Sigmar Gabriel et le secrétaire d'État américain Rex Tillerson en 2017.
Le , il est nommé formellement ministre fédéral des Affaires étrangères par le président fédéral Joachim Gauck et garde le poste de vice-chancelier[10]. Il est alors le second vice-chancelier à changer de ministère, après Franz Blücher, mais le premier à le faire au sein d'un même cabinet fédéral. Comme annoncé, Zypries prend sa suite comme ministre fédérale de l'Économie.