Observatoire des multinationales
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| Forme juridique |
Association déclarée |
| Domaine d'activité |
Autres services d'information n.c.a. |
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| Pays |
| Propriétaire |
Alter-médias (d) |
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| Site web |
| RNA | |
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| SIREN | |
| OpenCorporates |
L'Observatoire des multinationales (OdM) est un média en ligne traitant spécifiquement de l'activité des multinationales françaises, en particulier des sociétés du CAC 40.
Le travail produit par l'observatoire apporte une vision critique sur la responsabilité sociétale des entreprises.
L'Observatoire des multinationales, lancé en par Alter-médias, fait partie, selon le journaliste du Monde Adrien de Tricornot, des sites « poil à gratter » qui « permettent de prendre du recul sur la communication très maîtrisée des grands groupes, de mieux mesurer l'impact de leurs activités et, éventuellement, de les interpeller sur leurs responsabilités »[1].
En 2018, en partenariat avec Les Amis de la Terre, l'observatoire publie une enquête sur l’influence de groupements d’intérêts privés auprès du Conseil d’État et du Conseil Constitutionnel. Ils dénoncent un droit de propriété et de liberté d’entreprendre favorisés par rapport à la protection de l’intérêt général. À ce titre, ils saisissent le Conseil constitutionnel à travers une demande formelle pour qu’un règlement encadre la procédure de contrôle de constitutionnalité et le rôle des contributions extérieures dans ses décisions[2].
L’observatoire des multinationales estime qu'en 2019, le CAC 40 a émis 1,6 milliard de tonnes de CO2, en tenant compte des émissions indirectes, contre 441 millions de tonnes pour les émissions annuelles comptabilisées pour l'ensemble de la France. Si ce total est en baisse de 3 % par rapport à 2017, cela est uniquement dû au désengagement progressif d'Engie du charbon[3].
En 2020, selon un nouveau rapport publié à la suite de la pandémie de Covid-19 en France par l’observatoire des multinationales et Les Amis de la Terre, ils épinglent plusieurs entreprises bénéficiant de financements publics sans contrepartie, alors que leurs activités iraient à l’encontre des réglementations sociales et environnementales[4].
En 2022, selon l'ONG, environ 10 % des dividendes du CAC 40 reviennent à 16 familles milliardaires, comme les Arnault, Pinault et Bettencourt[5].
Le , l'observatoire des multinationales, Les Amis de la Terre - France et l'association Survie, accusent l’État français de soutenir TotalEnergies et particulièrement le projet pétrolier de l'oléoduc d'Afrique de l'Est entre l'Ouganda et la Tanzanie. Ce soutien est considéré en totale contradiction avec les accords pris lors de la Conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques[6].
Le , l'OdM publie un nouveau rapport, intitulé Le réseau Atlas, la France et l'extrême-droitisation des esprits[7],[8]. Ce rapport décrit ce puissant réseau libertarien de droite américain de think tanks, tous libertariens de droite. Ultraconservateur, le réseau Atlas est initié dans les années 1980 en se présentant comme spécifiquement organisé pour mener la « bataille des idées »[9][source insuffisante]. Le rapport montre les ramifications d'Atlas en France, où il met des moyens financiers, humains et techniques au service de la propagande des idées de l'extrême-droite, déjà influent, dans le paysage médiatique français[9][source insuffisante]. Ce rapport montre que cinq entités françaises sont liés à l'Atlas Network : la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (iFRAP), Contribuables associés, l'Institut de recherche économique et fiscal (IREF), l'institut économique Molinari et l'Institut de formation politique[10].
Le , l'OdM révèle un lien entre l'entreprise française Capgemini et le Service de l'immigration et des douanes des États-Unis (ICE), par l'intermédiaire de sa filiale américaine CGS[11]. L'entreprise française annonce à la suite de cette révélation, la vente de sa filiale le [12].
Positionnement politique
L’observatoire des multinationales est classé à gauche de l’échiquier politique[5].
Financements
En 2025 près de 38% des financements viennent des dons de lecteurs sous la forme de donations. 29% proviennent des fondations Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l'Homme et Un monde par tous (Fondation de France)[13] . 29% sont issus de prestations dédiées[14] d'organisations privées dans le cadre d'enquêtes qui couvrent des causes spécifiques, tel que le financement par l'Open Society Foundations de l'enquête Pharma Papers[15],[16].