Offensive du Croissant pétrolier (janvier 2016)
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| Date | - |
|---|---|
| Lieu | Ben Jawad, Ras Lanouf et al-Sedra (en) |
| Issue | Indécise |
|
| Ibrahim Jadhran |
| inconnues | inconnues |
| inconnues | 10 morts[1] |
Deuxième guerre civile libyenne
Batailles
- Benghazi (2014)
- Aéroport de Tripoli (en)
- Benghazi (2014–17)
- Oubari
- Kikla
- Derna (2015–16)
- Zliten
- Croissant pétrolier (janv. 2016)
- Syrte (2016)
- Croissant pétrolier (sept. 2016)
- Croissant pétrolier (2017)
- Birak (2017)
- Derna (2018–19)
- Croissant pétrolier (2018)
- Tripoli (2018)
- Fezzan
- Tripoli (2019–20)
- Syrte (2020)
- Tripolitaine orientale (2020)
| Coordonnées | 30° 28′ 44″ nord, 18° 33′ 58″ est | |
|---|---|---|
L'offensive du Croissant pétrolier se déroule du au , lors de la deuxième guerre civile libyenne.
Située dans le Golfe de Syrte, la région appelée le « Croissant pétrolier » concentre la grande majorité des terminaux pétroliers de la Libye[2]. Elle est contrôlée depuis 2013 par la Garde des installations pétrolières, un groupe armé ayant reconnu le Gouvernement de Tobrouk, puis le Gouvernement d'union nationale[2].
De son côté, l'organisation djihadiste État islamique contrôle depuis la ville de Syrte, située à l'ouest du Croissant pétrolier[3]. Début janvier, elle reçoit également l'allégeance de combattants présents à Ajdabiya[4],[5].
Déroulement
Le , l'État islamique lance depuis la ville de Syrte une offensive sur la région du Croissant pétrolier[3]. La première ville attaquée est Ben Jawad, qui est rapidement conquise[2]. Puis, dans la même journée, des combattants avec au moins une dizaine de véhicules attaquent par le sud les villes et les terminaux pétroliers de Ras Lanouf et d'al-Sedra (en)[3]. Au moins un candidat au suicide se fait exploser avec un véhicule piégé[3]. Le colonel Bachir Boudhfira, du Gouvernement d'union nationale (GNA), déclare alors que deux de ses soldats ont été tués mais que les assaillants ne sont pas parvenus à entrer à l'intérieur de la ville de Ras Lanouf[3]. Quatre réservoirs pétroliers prennent également feu[1].
Le , les combats se poursuivent dans une zone à 20 kilomètres au sud-ouest d'al-Sedra[6]. Sept hommes de Gardes des installations pétrolières sont tués selon un de leurs porte-paroles, Ali al-Hassi[6]. Les Gardes commencent également à recevoir un appui aérien de la part des forces aériennes basées à Misrata[6].
Les attaques des djihadistes sont finalement repoussées[7]. Cependant le , l'État islamique effectue un attentat-suicide au véhicule piégé à une entrée de la ville de Ras Lanouf, qui cause la mort de six personnes, dont un bébé[8].
Pertes
Selon Ali al-Hassi, un des porte-paroles des Gardes des installations pétrolières, dix membres du groupe sont tués dans les combats du 4 au [1].