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Il est présent dans le camp de Gdeim Izik lors de son démantèlement par les forces de l'ordre marocaines en . Les affrontements entre policiers et manifestants font alors entre 13 et 36 morts. Son rôle dans ces évènement est sujet à controverses. Certaines sources le citent comme «un négociateur» de l’État, tandis qu'Abdel-Ilah Benkiran est allé jusqu’à l’accuser d’avoir mis le feu aux poudres et d’avoir provoqué les événements qui ont mené au drame[7].
Lors des émeutes de Gdim Izik, près de Laâyoune, Ilyas El Omari est pointé du doigt par ses rivaux politiques[2].
Le député Abdel-Ilah Benkiran s’enflamme et l'accuse d’avoir mis le feu aux poudres dans la région et provoqué les événements qui ont mené au drame: «J’étais à Laâyoune où j’ai séjourné 12 jours. Ce jour-là, et par pur hasard, j’étais chez Dimaoui, un militant connu de la ville et ancien fondateur du Polisario»[1].
Son nom est évoqué au procès des accusés de Gdim Izik[1], qui présentaient Ilyas El Omari comme «un négociateur» de l’État[2].
Il déclare à ce sujet aux médias: «Je me suis présenté dans la commune de Nikor qui est oubliée par tout le monde parce que je voulais aider mon douar dans lequel il y a toute ma famille et où j’ai passé toute ma jeunesse»[10]. Il devient président de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma[11],[12] avec le soutien du RNI[13],[11] et du Mouvement populaire[11], qui se désolidarisent de leur allié gouvernemental, le PJD[12].
En , il annonce le lancement d'un groupe de presse composé de six publications. Elles sont publiées par la société Prestigia[13]. Comme actionnaire du groupe de presse, on retrouve Ilyas El Omari mais aussi les propriétaires des groupes agro-alimentaires Koutoubia et Copralim, soit Tahar Bimzagh et Abderrahim Ben Daou[13]. Le publicitaire Casablancais Karim Bennani (ex-associé de Fouad Ali El Himma et de Karim Bouzida dans Intégral Media) est également actionnaire[13].
Ilyas El Omari lance le groupe de presse lors d'une soirée dans un grand hôtel de Rabat où l'on retrouve plusieurs personnalités marocaines influentes, dont Anas Sefrioui, des ministres (Abdessalam Saddiki, Mamoune Bouhdoud), des chefs de partis politiques (Mohammed Sajid, Mohand Laenser), des figures du PAM (Ahmed Akhchichine, Ali Belhaj) ainsi des intellectuels[14].
Secrétaire général
En , bien que n'étant pas candidat au poste de secrétaire général du parti, il est donné favori par les médias[15],[16].
Lors du congrès du PAM de Bouznika, sans adversaire, il devient par plébiscite le nouveau secrétaire général du parti[17],[18].
Pour le journaliste marocain Aziz Boucetta, «il le mérite, car il en a les compétences et il a longtemps travaillé d’arrache-pied pour le devenir. Mais il part et démarre avec une tare, qui est sa candidature unique. D’autres compétences existent au sein du PAM, mais si personne n’a souhaité, ou osé, se présenter contre el Omari, cela montre le niveau de démocratie qui y règne»[19].
Le , il présente sa démission de son poste de secrétaire-général du parti, qui sera refusée le lendemain. Il quitte finalement la tête du parti en , et est remplacé par Hakim Benchemass.