Les Brigades du Tigre (série télévisée)
série de télévision française
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Les Brigades du Tigre est une série télévisée française en coproduction, en 36 épisodes de 55 minutes, créée par Claude Desailly et réalisée par Victor Vicas, diffusée du au sur la deuxième chaîne de l'ORTF puis sur Antenne 2, et diffusée dès le sur la RTB.
Historique
l'automobile principale utilisée dans la série.
| Type de série | Série télévisée |
|---|---|
| Genre |
Policier Historique |
| Création | Claude Desailly |
| Réalisation | Victor Vicas |
| Production |
Roland Gritti Étienne Laroche Serge Lebeau Robert Velin |
| Musique | Claude Bolling |
| Pays d'origine |
|
| Chaîne d'origine |
Deuxième chaîne de l'ORTF Antenne 2 |
| Nb. de saisons | 6 |
| Nb. d'épisodes | 36 |
| Durée | 55 minutes |
| Diff. originale | – |
Coproduite par la France (ORTF/Télécip), l'Allemagne de l'Ouest (TV 60 Munich (de)), la Belgique (RTB) et la Suisse (TSR), la série a été rediffusée en Belgique sur AB4, ainsi qu'en France sur TMC en [1]. Au Québec, elle est diffusée à partir du à la Télévision de Radio-Canada[2].
Les cinquième et sixième saisons des Brigades du Tigre, diffusées de 1981 à 1983, constituent la série dite Les Nouvelles Brigades du Tigre. Les épisodes des quatre premières saisons se déroulent avant la Première Guerre mondiale et les épisodes des cinquième et sixième saisons ont lieu durant l'entre-deux-guerres, de 1919 à 1930. Une septième saison qui devait se dérouler de 1930 et 1935 avait été commandée et écrite mais la nouvelle direction d'Antenne 2 n'y a pas donné suite[3].
Synopsis
Intrigue
Au début du XXe siècle en France, une brigade de police motorisée est créée. Dirigée - dans la série - par le commissaire divisionnaire Faivre, cette brigade est inspirée des véritables brigades mobiles instaurées en 1907 par le ministre de l'Intérieur Georges Clemenceau, surnommé Le Tigre.
Le commissaire Valentin, les inspecteurs Pujol et Terrasson, fonctionnaires de la brigade mobile d'intervention, mènent des enquêtes policières au cours desquelles règnent mystère, surnaturel et personnages historiques, et dont l'enjeu est souvent la protection de la République.
Le titre à la série qui évoque ces brigades n'a pas de réalité historique, leur nom officiel était les « Brigades régionales de police mobile ».
Accroche du premier épisode
« 1907. En ce début de siècle où la vie se transforme au rythme accéléré d'une industrie triomphante, les structures traditionnelles de la vieille société se brisent chaque jour davantage derrière la façade de la Belle Époque.
La criminalité augmente dans des proportions d'autant plus inquiétantes qu’une délinquance nouvelle est née, qui s'appuie, elle, sur le progrès technique et fait échec à une police archaïque dont les méthodes et le matériel n'ont guère évolué depuis Vidocq. Un chiffre est plus éloquent que tout : au cours de l'année 1906, 103 000 affaires criminelles et correctionnelles ont été classées sans que les auteurs aient pu être identifiés. L'année 1907 s'annonce pire encore. Il y va de la sécurité des villes et des campagnes[4],[5]. »
— Prologue du narrateur, dit par Claude Dasset, dans le 1er épisode Ce siècle avait sept ans, écrit par Claude Desailly
Fiche technique
- Titre : Les Brigades du Tigre puis Les Nouvelles Brigades du Tigre
- Réalisation : Victor Vicas
- Scénario : Claude Desailly (créateur de la série)
- Production : Roland Gritti, Étienne Laroche, Serge Lebeau, Robert Velin
- Sociétés de production : ORTF, Antenne 2
- Musique : Claude Bolling
- générique : La Complainte des Apaches, interprétée par Philippe Clay (paroles de Henri Djian)
- Directeur artistique : Robert Giordani
- Décors : Rino Mondellini
- Costumes : Claude Catulle et Monique Dury (5 premiers épisodes)
- Pays de production :
France •
Allemagne de l'Ouest •
Belgique •
Suisse - Format : couleur - 1,33:1 - son : mono
- Genre : policier, historique
- Nombre d'épisodes : 36 (6 saisons)
- Durée : 55 minutes
- Date de première diffusion :
- Belgique : [réf. nécessaire]
- France :
- Allemagne de l'Ouest :
- Suisse : (Suisse alémanique)
Distribution
Personnages principaux
Les trois policiers que l'on suit tout au long de la série (Valentin, Pujol et Terrasson) ne correspondent pas à des personnes ayant réellement existé.
- Commissaire Paul Valentin (Jean-Claude Bouillon) : Recevant une promotion alors qu'il est inspecteur à la Police Judiciaire et constatant que la police doit impérativement se moderniser, il intègre les Brigades mobiles que vient de créer Georges Clemenceau. Réfléchi, séducteur, mais têtu et parfois frondeur, il devient vite (sous la férule de leur directeur, l'intransigeant Monsieur Faivre) l'âme et la cheville ouvrière des « Brigades du Tigre », ainsi qu'elles furent surnommées en 1907, au début du XXe siècle.
- Inspecteur Marcel Terrasson (Pierre Maguelon) : « Le Colosse de Rodez » est l'un des deux inspecteurs travaillant avec Valentin. Possédant un fort accent méridional, cette force de la nature n'hésite pas à se servir de ses poings pour se défendre. Ami fidèle de Pujol et de Valentin, c'est un homme de terrain prêt pour l'action.
- Inspecteur Gustave Pujol (Jean-Paul Tribout) : Second partenaire de Valentin, frêle inspecteur, agile dans ses mouvements et à l'allure de « titi parisien », il se caractérise par sa discrétion exemplaire. Malin, passé maître dans l'art de la filature et du déguisement, il est souvent envoyé par Valentin pour surveiller les suspects, voire pour infiltrer les réseaux criminels.
Au fil des saisons, les trois héros ont connu deux supérieurs :
- Claude Faivre (François Maistre), « le patron », chef des Brigades mobiles (réel nom du 1er commissaire divisionnaire de la brigade mobile de Paris[6]). Personnage rugueux, irascible, parfois ironique et sarcastique, il n'hésite pas à « engueuler » ses hommes lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous, quitte à être parfois injuste. En même temps, il connaît leur valeur et n'hésite pas à les soutenir.
- Gabrielli (Pinkas Braun, doublé par Jacques Deschamps), le nouveau « patron » (à partir de la saison 5, dans Les Nouvelles Brigades du Tigre). Il remplace Faivre (parti en retraite) au lendemain de la Grande Guerre. Plus raffiné et plus mondain que son prédécesseur, il n'« engueule » jamais ses hommes mais préfère l'ironie. Il partage cependant une caractéristique avec Faivre, dont on se rend compte au fil des épisodes : la confiance qu'il accorde à ses policiers.
Personnages secondaires
Première saison
- Claude Dasset (le narrateur, épisodes 1, 2, 4, 5, 6)
- François Darbon (le commissaire Civelle, directeur de la PJ, ép. 1)
- Bernard Lajarrige (Masson, ép. 1)
- Alain Halle Halle (Charles Bary, ép. 1)
- Gérald Denizot (Etienne Bollich, ép. 1)
- Lorraine Rainer (Juliette Bary, ép. 1)
- Dominique Zardi (Rafa, ép. 1)
- Jean Sagols (Louis, ép. 1)
- Paul Temps (le directeur de banque, ép. 1)
- Alfred Baillou (le crieur de journaux, ép. 1, 2 et 5)
- Yves Brainville (le député Bonnerive, ép. 1 et 5)
- Robert Audran (Guillaume, ép. 2)
- Gérard Lecaillon (Léon Lacombe (en), dit « Nez de Chien » / la mystérieuse indicatrice (doublure vocale féminine : Monique Thierry), ép. 2)
- Monique Nevers (la voyageuse, ép. 2)
- Corinne Coderey (Marthe, ép. 2)
- Jacques Harden (Oswald, ép. 3)
- René Havard (Gustave Lemaire ép. 3)
- Hélène Manesse (Yvette Perrotey, ép. 3)
- Jean-Pierre Sentier (Perrotey, ép. 3)
- Antoine Marin (Tavernier, ép. 3)
- Max Doria (Robert, ép. 3)
- Steve Eckhardt (Burton, ép. 3)
- Max Montavon (Delerche, ép. 3)
- Alain Chevallier (le journaliste, ép. 3)
- Jean-Pierre Bagot (le mécano de Hubert Latham, ép. 3)
- François Dyrek (le mécano de Louis Blériot, ép. 3)
- Pierre Londiche (le Prince de Galles, ép. 4)
- Vernon Dobtcheff (Inspecteur Howard, ép. 4)
- Marion Game (Thérèse, ép. 4)
- Philippe Brigaud (Berval, le directeur de l'hôtel Nemrod, ép. 4)
- Howard Vernon (Von Vogt, ép. 4)
- Michel de Warzée (un journaliste, ép. 4)
- Jean-François Rémi (M. de Sermeuze, ép. 5)
- Georges Lycan (Spaggiari, ép. 5)
- Myriam Boyer (Germaine la putain, ép. 5)
- Raymond Bussières (l'Africain, ép. 5)
- Clément Thierry (Emile, ép. 5)
- Jacques Berthier (Régis, ép. 5)
- Rudy Lenoir (Schulz, ép. 5)
- Didier Albert (le laborantin, ép. 5)
- Claire Wauthion (Beba Bekelevitch, ép. 6)
- Charles Millot (colonel Dragutin Dimitrijević , ép. 6)
- Suzy Falk (Mlle Saudemont, ép. 6)
- Pierre Laroche (Inspecteur Bogaert, ép. 6)
- André Daufel (Bekelevitch, ép. 6)
- Lucien Froidebise (Kupljeka, ép. 6)
- Guy Lesire (Kostia, ép. 6)
- Guy Montagné (le douanier belge, ép. 6)
Deuxième saison
- Claude Dasset (le narrateur, épisodes 1 à 6)
- Guy Grosso (l'inspecteur Bertouin, ép. 2 à 4)
- Robert Lombard (Martin-Touffier, ép. 1)
- Mireille Audibert (Coco Bertin, ép. 1)
- Pauline Larrieu (Émilienne, ép. 1)
- Luce Garcia-Ville (Madame de Wanbrechie, ép. 1)
- Georges Berthomieu (Hector, ép. 1)
- René Deltgen (Max le Flamand, ép. 1)
- Philippe Brigaud (Ortega, consul d'Argentine, ép. 1)
- Raoul Curet (Georges Clemenceau, ép. 1)
- Van Doude (Malcolm Young, ép. 2)
- Marie-Claude Mestral (Antoinette, ép. 2)
- Philippe Chauveau (Durieux, ép. 2)
- Lyle Joyce (Brown, ép. 2)
- Maurice Teynac (Jean Blaise / Dominus, ép. 3)
- Jean Mermet (Eli Gruber, ép. 3)
- Claudia Golling (Mildred Rutherford, ép. 3)
- Michel Charrel (Emile, ép. 3)
- Daniel Crohem (Le Colonel, ép. 3)
- Antoine Saint-John (Victor, ép. 3)
- Diane Kurys (Catherine Barré, ép. 4)
- Didier Haudepin (Eloi David, ép. 4)
- Fernand Guiot (le commis voyageur, ép. 4)
- Max Amyl (Docteur Carpentin, ép. 4)
- Albert Augier (Capitaine de Gendarmerie, ép. 4)
- Dominique Marcas (Mme Barré, ép. 4)
- Annie Noël (Mme David, ép. 4)
- Janine Souchon (Mme Carpentin, ép. 4)
- Michel Vitold (Prince Pavel Pavlovich, ép. 5)
- Paul Müller (Docteur Vizier-Nachot, ép. 5)
- Melane Brevan (Delphine, ép. 5)
- Stéphan Meldegg (Dimitri, ép. 5)
- Igor de Savitch (Igor, ép. 5)
- Gabriel Arout (Isvolsky, ép. 5)
- Claude Génia (Comtesse Volnitzeva, ép. 5)
- Bernard Bloch (Vassili, ép. 5)
- Max Desrau (Spécialiste B.M., ép. 5)
- Stéphane Bouy (Alcide, ép. 6)
- Ivan Desny (Bonelli, ép. 6)
- Marilu Tolo (Mme Bonelli, ép. 6)
- Roger Saltel (M. Verbrouke, ép. 6)
- Jean Sagols (Joseph, ép. 6)
- Maurice Vallier (Chirurgien, ép. 6)
- Didier Albert (Laborantin, ép. 6)
Troisième saison
- Claude Dasset (le narrateur, épisodes 1 à 6)
- Hervé Jolly (Liébert, ép. 1)
- Gérard Berner (Liottard, ép. 1)
- Macha Béranger (la poule, ép. 1)
- Michael Schwarzmaier (Romarin, ép. 1)
- Michel Pilorgé (Maroyer, ép. 1)
- Daniel Martin (Lamarque, ép. 1)
- Paul Hébert (le Capitaine de gendarmerie, ép. 1)
- Jacques Giraud (le gendarme, ép. 1)
- Jacques Chevalier (l'infirmier, ép. 1)
- Marius Laurey (le serveur, ép. 1)
- Claude Legros (le paysan, ép. 1)
- Sylvain Lévignac (le fermier, ép. 1)
- Michèle Grellier (Henriette, ép. 2)
- Viviane Gosset (Mme Soligny, ép. 2)
- Michel Derain (Julien Bosc, ép. 2)
- Sébastien Floche (Lampel, ép. 2)
- Paul Hébert (l'inspecteur, ép. 2)
- Jacques Giraud (le sergent de ville, ép. 2)
- Claude Bolling (le chanteur de rue, ép. 2)
- Dominique Zardi (le clochard, ép. 2)
- François Valorbe (le médecin légiste, ép. 2)
- Edward Meeks (Tommy Bennett / inspecteur Bright / Marquis de Barempré, ép. 3)
- Christiane Krüger (Myriam Ducoroy, ép. 3)
- Philippe Brigaud (M. Ducoroy, ép. 3)
- Jacques Legras (l'Intendant Chevreux, ép. 3)
- Antoine Marin (Josef Epstein, ép. 3)
- Henri Djanik (Itzmir, ép. 3)
- Bernard Musson (le domestique, ép. 3)
- Claude Legros (le cireur de chaussures, ép. 3)
- Armand Mestral (Louis Arnaudy, ép. 4)
- Yves Peneau (secrétaire du directeur de Cabinet, ép. 4)
- Maurice Travail (le directeur de Cabinet Dervaux, ép. 4)
- Sabine Glaser (Mira, ép. 4)
- Bob Ingarao (Félix, ép. 4)
- Julien Thomast (Arthaud, ép. 4)
- Yvonne Dany (la concierge, ép. 4)
- Annie Savarin (l'employée de banque, ép. 4)
- Paul Bisciglia (le crieur de journaux, ép. 4)
- Hans Wyprachtiger (Sultan Moulay Hafid, ép. 5)
- El Kébir (Pacha Abd'el Imbah, ép. 5)
- Georges Ser (Hubert Guénaut, ép. 5)
- Virginie Vignon (Jeanne Méjean, ép. 5)
- Dominique Delpierre (Anna, ép. 5)
- Max Amyl (Général Lyautey, ép. 5)
- Paul Pavel (le cocher, ép. 5)
- Alain Pralon (Germain Bergeval, ép. 6)
- Évelyne Dandry (Madeleine Bergeval, ép. 6)
- Roger Jacquet (Albin Bergeval, ép. 6)
- Albert Médina (Médéric, ép. 6)
- Jean-Pierre Sentier (Blaise, ép. 6)
- Maurice Jacquemont (le Président de la Chambre, ép. 6)
- Jacques Plée (l'expert graphologue, ép. 6)
- Paul Bisciglia (le crieur de journaux, ép. 6)
Quatrième saison
- Claude Dasset (le narrateur)
- Marie Mansart (Mme de Castro, ép. 1)
- Claude Desailly (Maudru, ép. 1)
- Michel de Ré (M. de Castro, ép. 1)
- Claude Marcault (Blanche Thévenin, ép. 1)
- Pierre Londiche (Norbert, ép. 1)
- Sébastien Floche (le Curé, ép. 1)
- André Thorent (l'Evêque, ép. 1)
- Emmanuèle Bondeville (la vendeuse, ép. 1)
- Daniel Vérité (l'homme de main, ép. 1)
- Madeleine Barbulée (Gertrude Petitpont, ép. 2)
- Jacqueline Hopstein (Rosemonde Petitpont, ép. 2)
- Fred Personne (Schumacher, ép. 2)
- Philippe Brigaud (colonel de Villedieu, ép. 2)
- Bernard Lavalette (le ministre de l'intérieur, ép. 2)
- Henri Poirier (Député Hubert Villaut-Delaroche, ép. 2)
- Paul Savatier (Député Jean Couteau, ép. 2)
- René Erouk (Député Jules Violette, ép. 2)
- Pierre Plessis (Député Achille Demellier, ép. 2)
- Viviane Gosset (Mme Demellier, ép. 2)
- Bruno Balp (le patron du Café, ép. 2)
- Michel Herbault (Xavier Hoeffler, ép. 3)
- Nita Klein (Clara Thellier / Adèle Lafond, ép. 3)
- Yves Peneau (Delaroche, ép. 3)
- Jean Saudray (le 1er tueur, ép. 3)
- Jean-Paul Cisife (le président, ép. 3)
- Bernard Lajarrige (Lerrimeux, ép. 3)
- Jean-Louis Broust (Thellier, ép. 3)
- Elisabeth Kaza (Mme Vignoux, ép. 3)
- Gérald Denizot (Arthur Ferras, ép. 4)
- André Falcon (Maxime Laubeuf, ép. 4)
- Alan Adair (William Husby, ép. 4)
- Michel Muller (Schutz, ép. 4)
- Alain David (le représentant ministériel, ép. 4)
- Vernon Dobtcheff (Sir Francis Bertie, l'ambassadeur anglais, ép. 4)
- Jacques David (Quentin, ép. 4)
- Prudence Harrington (Miss Dorothy, ép. 4)
- Alexandre Grecq (Oberleutnant Hoss, ép. 4)
- André Chaumeau (Muller, ép. 4 et 5)
- Monique Tarbès (Viviane, ép. 5)
- Robert Party (Léo, ép. 5)
- Pierre Koulak (Gaston, ép. 5)
- Claude Legros (l'Abbé, ép. 5)
- Robert Lombard (Tharamis, ép. 5)
- Nadine Alari (Suzanne Chaumette, ép. 6)
- François Dunoyer (Armand Sabatier, ép. 6)
- Jess Hahn (Fulbert, ép. 6)
- Jean Champion (Henri Chaumette, ép. 6)
- Jacques Giraud (Lucien Petit-Breton. ép. 6)
- Marc Lamole (le commissaire de course, ép. 6)
- Paul Hébert (le rédacteur, ép. 6)
- Jacques Chevalier (le brigadier, ép. 6)
- Jacques Bouanich (Jacques, un coureur, ép. 6)
Cinquième saison
- Jacques Thébault (le narrateur, ép. 1 à 6)
- Bruno Devoldère (Maxime Ribaud-Duval, ép. 1)
- Alain Halle-Halle (Mischka, ép. 1)
- Robert Party (Ribaud-Duval, ép. 1)
- Marion Game (la barmaid, ép. 1)
- Catherine Alric (Marthe Villeret, ép. 2)
- Henri Poirier (Bourtillot, ép. 2)
- Friedrich von Thun (Joseph, ép. 2)
- Sébastien Floche (Jérôme, ép. 2)
- Michel Muller (un inspecteur, ép. 2)
- Francis Rousseff (le bijoutier, ép. 2 et 4)
- Féodor Atkine (Jean Raimbaud, ép. 3)
- Arthur Brauss (Lucien Désormes, ép. 3)
- Jacqueline Fontaine (Mariette, l'habilleuse, ép. 3)
- Jacques Ebner (le maquilleur, ép. 3)
- Victor Haïm (le docteur, ép. 3)
- Eddie Constantine (Johnny Cosmano, ép. 4)
- Isabelle Mergault (« Dolly », ép. 4)
- René Morard (la taupe, ép. 4)
- Henry Czarniak (Duval, ép. 4)
- Bernard Dimey (Lambert, ép. 4)
- Alain Flick (l'avocat, ép. 4)
- Yves Gabrielli (l'inspecteur américain, ép. 4)
- Alain Bonnot (le technicien, ép. 4)
- Erick Desmarestz (un inspecteur, ép. 4 et 5)
- Marie-Catherine Conti (Lisa Montovani / Oriella / Anna, ép. 5)
- Henri-Jacques Huet (Luigi, ép. 5)
- Jean Michaud (Giuseppe, ép. 5)
- Elisabeth Kaza (la gouvernante, ép. 5)
- Sylvain Lévignac (le paysan, ép. 5)
- Jacques Maury (Jean Durbeck, ép. 6)
- Max Amyl (Flamant, ép. 6)
- Ivan Desny (Metzinger, ép. 6)
- Philippe Mareuil (Humblot, ép. 6)
- Lionel Vitrant (Molmar, ép. 6)
- Raoul Curet (Raymond Poincaré, ép. 6)
- Jean-Loup Horwitz (le journaliste, ép. 6)
- Georges Ser (Vergnol, ép. 6)
- Rachel Salik (Mme Vergnol, ép. 6)
Sixième saison
- Jacques Thébault (le narrateur, ép. 1 à 6)
- Maurice Barrier (Solokine, ép. 1)
- Elisabeth Margoni (Maya, ép. 1)
- Gérard Lecaillon (le balafré, ép. 1)
- Jean Barney (Alvarez, ép. 1)
- René Havard (Loriquet, ép. 1)
- Guy Grosso (le secrétaire d'état aux Beaux Arts, ép. 1)
- Jean Champion (le baron, ép. 1)
- Béatrice Agenin (Rita/Jeanne, ép. 2)
- Michel Fortin (Robert Delcroix, ép. 2)
- Jean-François Rémi (Alex Santucci, ép. 2)
- Hervé Jolly (Ange Santucci, ép. 2)
- Gabriel Cattand (Sénéchal, ép. 2)
- Jacques Giraud (Julien Berthier, ép. 2)
- Fernand Guiot (Brigaud, ép. 2)
- Christine Laurent (Ginette, ép. 2)
- Pierre Koulak (Luigi, ép. 2)
- Yves Gabrielli (Pietro, ép. 2)
- Christiane Jean (Tatiana, ép. 3)
- Igor de Savitch (Lieutenant Lojkine, ép. 3)
- Serge Sauvion (Jean Desvignes, ép. 3)
- Michel Vitold (Général Lioubov, ép. 3)
- Maurice Travail (Commandant Léotard, ép. 3)
- Charles Millot (Général Koutiepov, ép. 3)
- Hervé Dubourjal (un journaliste, ép. 3)
- Jacques Dacqmine (Alphonse Moulin, ép. 4)
- Stanley Meadows (Webster, ép. 4)
- Madeleine Barbulée (Baronne de Sermoise, ép. 4)
- Yves Beneyton (Michel Moulin, ép. 4)
- Odile Mallet (Irène Bertuin, ép. 4)
- Françoise Brion (Emma, ép. 4)
- Annie Savarin (Armande, ép. 4)
- Bernard Tixier (Xavier, ép. 4)
- Van Doude (Abel, ép. 4)
- Sylvain Lévignac (le brigadier, ép. 4)
- Katia Tchenko (Natacha, ép. 5)
- Larissa Vadko (Olga, ép. 5)
- Yves Peneau (Janovitch, ép. 5)
- Eugeniusz Priwieziencew (Sikorsky, ép. 5)
- Charles Charras (Aristide Briand, ép. 5)
- Michel Charrel (Vasseur, ép. 5)
- Olga Valery (la dame des lavabos, ép. 5)
- Laurence Badie (la chanteuse du bal apache, ép. 5)
- Hervé Dubourjal (un journaliste, ép. 5)
- Annick Blancheteau (Jeanne Bertin, ép. 6)
- Jacqueline Jefford (Marie Bonheur, ép. 6)
- Jacqueline Fontaine (Tante Mélanie, ép. 6)
- Philippe Brigaud (le diplomate canadien Desfossés, ép. 6)
- Sacha Briquet (Robert, ép. 6)
- Alain Flick (le garde-barrière, ép. 6)
- Geneviève Brunet (Mme Desfossés, ép. 6)
- Viviane Gosset (la directrice du comité, ép. 6)
Contexte historique
Au début du XXe siècle, les méthodes utilisées par les forces de l'ordre n'ont guère évolué depuis Vidocq, si l'on en croit le premier épisode de la série. Afin de lutter contre une criminalité galopante, Georges Clemenceau dit « le Tigre » (il est à la fois Président du Conseil et ministre de l'Intérieur), met en place les Brigades mobiles.
Les aventures mises en scène dans la série débutent souvent sur un fait divers, lequel ne sert en réalité qu'à lancer un scénario qui amène les policiers à se frotter à un contexte politique, diplomatique, social, voire scientifique ou sportif, ancré dans l'actualité : Entente cordiale, premières découvertes sur l'atome, Tour de France cycliste, etc.
Chaque épisode, par sa construction et la bonne cohésion du scénario, tente de donner au spectateur une idée de la vie de l'époque en relatant des faits réels dans lesquels le scénariste a puisé son inspiration.
La politique et la corruption sous la Troisième République
- Collection 1909.
- Le Cas Valentin.
- L'Ère de la calomnie.
Les relations internationales à la veille de la Grande Guerre
- Visite incognito.
- La Main noire.
- La Couronne du Tsar
- Cordialement vôtre.
- Les Compagnons de l'Apocalypse
La question irlandaise
- De la poudre et des balles.
La politique coloniale de la France au Maroc
- Le Crime du Sultan.
Le féminisme et/ou le mouvement suffragiste
- L'Auxiliaire.
- Les Demoiselles du Vésinet.
- Le Temps des garçonnes.
- Lacs et Entrelacs.
L’extrémisme durant l’Entre-deux-guerres
Notamment la question de l'opinion publique et la poussée de l'extrême-droite en France et en Europe durant l’Entre-deux-guerres.
- Le Réseau Brutus.
- Les Fantômes de Noël.
- Le Complot.
L'effondrement de la Russie tsariste et la naissance de l'URSS
- La Grande Duchesse Tatiana.
- La Fille de l'air.
Les États-Unis dans les années 1920
- Made in U.S.A..
- Les Fantômes de Noël.
La question des « sorties de guerre »
- S.O.S. Tour Eiffel.
Incapables de se réinsérer dans la société d'après-guerre, d'anciens combattants de la Grande Guerre sombrent dans la délinquance.
Les sciences et techniques au début du XXe siècle
- Cordialement vôtre.
- Les Enfants de la Joconde.
- Le Village maudit.
La « révolution artistique » : cinéma et peinture au début du XXe siècle
- Les Enfants de la Joconde.
- Le Vampire des Carpates.
- Les Princes de la nuit.
Production
Genèse - Conception
C'est après avoir lu à la fin des années 1960 les Mémoires intitulés Trente ans de Sûreté nationale du commissaire Belin (1884-1971), qui avait notamment arrêté Landru en 1919, que Claude Desailly a eu l'idée de création de la série[7].
Pierre Bellemare, cherchant à développer sa société Tecipress en créant un département consacré à la fiction télévisée, a demandé à Alain Decaux s'il avait une idée de sujet. Ce dernier a alors contacté Claude Desailly qu'il connaissait bien pour avoir écrit avec lui le scénario de J'ai tué Raspoutine (1967) réalisé par Robert Hossein, lequel lui a soumis l'idée des Brigades du Tigre[8]. Pierre Bellemare est enthousiasmé par le projet et veut en faire l'équivalent français des Incorruptibles avec cent-cinquante épisodes en cinq ans, mais deux mois plus tard il y renonce car cela lui semble trop ambitieux[9]. C'est finalement l'Office de radiodiffusion-télévision française qui, après maintes tergiversations, reprendra le projet[10].
Pour écrire les scénarios des épisodes, Claude Desailly est d'abord allé consulter les archives des Brigades mobiles, mais n'y a découvert que des affaires banales. Déçu, il a alors décidé de s'inspirer de l'actualité de l'époque pour écrire les épisodes des Brigades du tigre, avec des histoires inventées[11].
Le scénariste de la série, Claude Desailly, a volontairement souhaité que celle-ci ne se poursuive pas jusqu'à la Seconde Guerre mondiale et qu'elle s'arrête définitivement en 1935, si la septième saison qu'Antenne 2 avait commandée avait été tournée[12]. Entre 1930 et 1939, l'atmosphère en France devenait de plus en plus tendue, à la fois à cause de la Grande Dépression et de la montée du totalitarisme en Europe (Mussolini, Hitler, Staline…). Le contexte international et le mode de vie des Français avaient ainsi énormément évolué par rapport aux trente premières années du XXe siècle, qui avaient une certaine forme d'insouciance et de romantisme. De plus, à partir des années 1930, les moyens mis à disposition de la police française se sont considérablement améliorés : création d'Interpol à Paris, modernisation des unités, importantes affaires criminelles comme l'affaire Stavisky ou le meurtre de Gaston Truphème[13], courtier en diamants. La police des années 30 n'a alors plus grand chose à voir avec les brigades mobiles créées au début du siècle par Georges Clemenceau.
Claude Desailly souhaitait montrer une France de début de siècle aux prises avec des bandits écumant le pays avec des moyens supérieurs à ceux de la police de l'époque. La population connaissait alors une peur quasi quotidienne, à l'échelle communale, tout au plus régionale, ce qui est beaucoup moins le cas à partir de 1930, où le sentiment de peur est lié au contexte international et à la crainte de l'avenir. La série devait ainsi cesser pour conserver une certaine réalité historique, bien que romancée, chez le spectateur, plutôt que de devenir une pure fiction n'ayant plus d'ancrage dans la réalité[14].
Tournage
Chaque saison de la série représente trois mois de tournage, chaque épisode demandant entre onze et quatorze jours. Les huit premiers jours sont consacrés à l'ensemble des séquences de bureaux dans les locaux du commissariat, tournées dans les vieux studios de Télécip. Les acteurs y enchaînent des scènes appartenant à différentes histoires. Les prises de son sont effectuées en direct, les scènes en extérieur sont tournées postérieurement.
Extérieurs

La ville de Paris étant devenue trop moderne, les scènes extérieures sont tournées à Orléans[16], dont certaines rues présentent encore l'aspect du Paris du début du XXe siècle, comme la place Saint-Aignan.
D'autres tournages ont été réalisés en Belgique (exemple : épisode « La main noire ») avec des acteurs locaux[17].
À Orléans, le quartier situé entre la place Saint-Aignan et la collégiale Saint-Pierre-le Puellier est privilégié. Le spectateur averti peut reconnaître les rues Saint-Flou, de la Tour ou des Tanneurs, lors des poursuites, ou encore les rues des Récollets et de la Bretonnerie pour les investigations. Des bâtiments, comme l’imprimerie La Laborieuse ou des immeubles du quai Barentin et de la rue Croix-de-Bois, sont utilisés ponctuellement. En 1976, l’hôtel Groslot, apprécié du réalisateur, endosse pour une journée le rôle du ministère de la Justice.
À ces décors occasionnels s'ajoutent certains lieux et bâtiments qui deviennent vite emblématiques de la série. Le cloître Saint-Aignan est souvent exploité, comme au début du premier épisode lors de la filature d’un bandit par Valentin. Des bâtiments désaffectés en briques rouges reviennent aussi lors des scènes de « planques ». Il s’agit, en fait, de la friche industrielle de la vinaigrerie Dessaux. Par ailleurs, lorsque l’on évoque la série, on pense aux entraînements de boxe française dans un gymnase parqueté et à l’entrée des automobiles dans la cour du commissariat. Ce gymnase est celui de la rue des Quatre-Fils-Aymon, alors que le commissariat est le quartier général au 1, rue de la Bretonnerie (hôtel Gombault). Il est d’ailleurs amusant de voir le commissaire Valentin censé sortir du gymnase pour arriver dans la cour du commissariat, dans la réalité distante de plusieurs rues[18].
Les alentours d'Orléans sont également sollicités, comme les bords du Loiret, le Canal d'Orléans ou encore le château de La Ferté-Saint-Aubin.
L'épisode « Le cas Valentin » est tourné en partie dans les allées du Chai de Bercy, 12e arrondissement de Paris, dans lequel on reconnaît les bâtiments — dont un a survécu — et les rails typiques utilisés pour les wagons transportant les barriques de vins.
La mairie du 12e arrondissement de Paris du côté de l'aile Bignon a été choisie comme l'entrée principale du commissariat des brigades pour la période de la Belle Époque.
L'épisode « Le Village maudit» a été tourné en grande partie dans et aux abords du village de Tournemire et de son célèbre château d'Anjony (Cantal).
Épisodes
Dans l'ordre chronologique de première diffusion de chaque épisode. Les résumés ont été écrits après visionnage de chacun des épisodes.
Saison 1 (1974-1975)
Épisode 1 : Ce siècle avait sept ans
Scénario
Invités
- François Darbon : Civelle
- Yves Brainville Le député Bonnerive
- Dominique Zardi : Rafa
- Lorraine Rainer : Juliette Barry
- Jean Sagols : Louis
Épisode 2 : Nez de chien
Scénario
Invités
- Gérard Lecaillon : Lacombe
- Corinne Coderey : Marthe
- Robert Audran : Guillaume, le maître-imprimeur
Épisode 3 : Les Vautours
Scénario
Invités
- François Dyrek : Gustave Lemaire, mécanicien de Blériot
- Jean-Pierre Bagot : Le mécanicien de Latham
- Hélène Manesse : Yvette
- Jacques Harden : Oswald
Épisode 4 : Visite incognito
Scénario
Invités
- Vernon Dobtcheff : Inspecteur Howard
- Howard Vernon : Von Vogt
- Philippe Brigaud : Berval
- Jacques Harden : Oswald
- Marion Game : Thérèse, mam’zelle Rirette
- Claude Klingsor : Selin Khan
Épisode 5 : La Confrérie des loups
Scénario
Invités
- Jacques Berthier : Régis
- Myriam Boyer : Geneviève
- Georges Lycan : Spaggiari
- Jean-François Rémi : Sermeuze
- Yves Brainville : Bonnerive
Épisode 6 : La Main noire
Scénario
Invités
- André Daufel : Bekelevitch
- Claire Wauthion : Beba
- Guy Montagné : Le douanier belge
- Guy Lesire : Kostia
- Charles Millot : Dimitrijevitch
- Lucien Foidebise : Kupljeka
Saison 2 (1975-1976)
Épisode 1 : Collection 1909
- Mireille Audibert : Coco
- Luce Garcia-Ville : Madame de Wambrechie
- Pauline Larrieu : Émilienne
- René Deltgen : Max le Flamand
Épisode 2 : L'Auxiliaire
- Guy Grosso : Bertouin
- Philippe Chauveau : Durieux
Épisode 3 : Les Compagnons de l'Apocalypse
Épisode 4 : Le Défi
Épisode 5 : La Couronne du Tsar
Épisode 6 : De la poudre et des balles
Scénario
Invités
- Stéphane Bouy : Alcide
- Marilù Tolo : Léa di Roma
- Jean Sagols : Joseph
- Ivan Desny : Bonelli
- Michel Morano : Le pianiste, dit La Truite
Saison 3 (1976-1977)
Épisode 1 : Bonnot & Cie
En 1913, Liébert, l’un des deux membres de la bande à Bonnot condamné à une peine légère, est à l’infirmerie de la prison. Il écrit le récit de ses exploits et discute avec son voisin, qui est surnommé Bel-Œil. C’est un admirateur de la bande à Bonnot originaire de l’Indre. Le médecin-chef de la prison apprend à Liébert qu’il ne lui reste pas plus de six mois à vivre. Faivre annonce à Valentin que Liébert s’est évadé, avec Bel-Œil. Les deux hommes arrivent à la cache de Bel-Œil et sa bande, dans l’Indre. La bande est maintenant dirigée par un nommé Romarin, un voyou qui vient de Marseille. Le médecin-chef de la prison informe Valentin de l’état de santé de Liébert. Celui-ci rencontre les membres de la bande, et leur propose de faire de gros coups. Un jour, Faivre vient avertir Valentin qu’une bande sème la terreur dans l’Indre. Celle-ci attaque une ferme. Les gendarmes sont avertis. La bande va partir quand Liébert, apprenant que les gendarmes arrivent, décident d’aller leur faire face. Une lettre anonyme annonce à Valentin que la bande de l’Indre est dirigé par Liébert. Bel-Œil annonce l’arrivée de brigades à Liébert. Celui-ci lui apprend qu’il a tout organisé pour les faire venir. Il veut ainsi se venger de Valentin, qui l’a arrêté. C’est lui l’auteur de la lettre anonyme.
Épisode 2 : L'Homme à la casquette
Épisode 3 : Don de Scotland Yard
Épisode 4 : Le Cas Valentin
Épisode 5 : Le Crime du Sultan
Épisode 6 : L'Ère de la calomnie
Saison 4 (1977-1978)
Épisode 1 : Le Village maudit
En 1898, Pierre et Marie Curie découvrent le radium, ouvrant ainsi l’ère de l’atome. En 1913, dans les campagnes, on croit encore aux sorciers et au diable. Dans un village isolé, les bêtes meurent mystérieusement. Les villageois veulent brûler Maudru[b], un malheureux qui habite la montagne, qu’ils prennent pour un sorcier. L’instituteur, Thévenin, et le curé essayent de le sauver. C’est l’explosion des anciennes carrières qui permettent à l’instituteur de le libérer et de le faire fuir. L’évêque fait appel à Faivre qui envoie Terrasson au village. Celui-ci, en arrivant, croise des habitants qui fuient. Il rencontre Mme de Castro, la châtelaine[c], à qui il se présente comme étant un journaliste et dit vouloir rester quelques jours au village. Elle le conduit chez Mme Thévenin, la femme de l’instituteur, dont le mari a disparu depuis une semaine. Les plantes meurent aussi. Tous les matins, les cloches de l’église sonnent mystérieusement. Mme Thévenin découvre que sa maison a été visitée durant la nuit. Terrasson constate qu’un numéro de la Revue mensuelle de géographie manque. Il piège l’église avec un appareil photo. À la ville, il commande un exemplaire du numéro disparu de la revue. La photo montre les pieds du « fantôme » qui n’a pas de lacets. De retour au village, Terrasson apprend qu’on a retrouvé l’instituteur mort. Il remarque que Maudru n’a pas de lacet à ses chaussures. Terrasson fait appel aux Brigades. Valentin et Pujol arrivent alors que Terrasson a, lui aussi, disparu.
- Tournage au château d'Anjony
- Le personnage de Maudru est tenu par Claude Desailly, le créateur de la série.
Épisode 2 : Les Demoiselles du Vesinet
En 1913, au bord de l’eau, Mme Demellier, recherche son mari qui a disparu. Elle demande à deux vieilles femmes en bateau si elles l’ont vu. Elles lui répondent qu’elles n’ont rien vu. Lors de l’inauguration d’une stèle ornée d’un buste, le député disparaît. Les deux mêmes vieilles dames sont là. Les Brigades sont chargées de la recherche des deux hommes, tous les deux députés. Deux autres députés disparaissent en présence des deux mêmes vieilles femmes. Les députés sont de bords différents, ce qui exclut une vengeance politique. Mme Demellier, met Valentin sur la piste des deux veilles dames. Celles-ci viennent voir Faivre. Elles gardent les députés chez elle, avec l’aide de Schumacher, leur chauffeur. Elles les ont enlevés pour les garder jusqu’à ce que le Parlement vote une loi instituant le droit de vote des femmes. Leur maison a été minée par Schumacher. Les deux dames y reviennent avec Valentin. Les souris mises à part, rien ne fait peur aux deux vieilles dames, qui restent inflexibles dans leur demande. La maison est une véritable forteresse.
Épisode 3 : Bandes et Contrebandes
En 1912, Louis Thellier, un des derniers grands anarchistes, s’évade de prison. Clara, sa femme, le rejoint dans sa cachette, avec l’aide d’un ami, Julien. Elle le laisse seul pour aller chercher de quoi manger. Son départ est observé par un homme qui se cache. À son retour, Louis a disparu. Son corps est retrouvé dans les restes d’un attentat contre le juge qui l’avait condamné. Valentin interroge Clara, qui nie l’avoir revu. Il trouve étrange les circonstances de la mort de l’anarchiste qui était opposé à l’utilisation des bombes. Le médecin légiste a découvert deux balles dans le corps de Thellier. Un caïd est tué par l’homme qui surveillait Clara. Il tue aussi un affairiste qui vient de bénéficier d’un non-lieu. Les balles qui ont tué les trois hommes sortent de la même arme. Clara Thellier va voir Julien, qui lui a parlé des doutes des milieux anarchistes qui pensent qu’il existe une organisation responsable des trois morts. Elle veut mettre fin à leur agissement. Valentin la met sous surveillance. Elle se rend à la Fondation Hœffler, un bureau de bienfaisance. Elle se présente sous le nom d’Adèle Laffont, une bachelière. Elle réussit à travailler directement avec Hœffler. C’est un Alsacien champion de la rigueur morale qui est membre du « Comité », les responsables des morts. Clara espionne une des réunions de celui-ci, chez Hœffler, mais elle est reconnue. Le Comité juge Hœffler et fait enlever Clara sans que Pujol et Terrasson y comprennent rien.
Épisode 4 : Cordialement vôtre
En 1909, dans la perspective d’une guerre prochaine, Français et Britanniques ont décidé de construire ensemble un submersible plus efficace que ceux du Kaiser. Un ingénieur de l’Amirauté, William Husby, rejoint chez lui, en France, le chercheur Maxime Laubeuf, créateur du premier submersible moderne, le Narval. Alors que les deux savants discutent des qualités du sous-marin français, la secrétaire du Husby, Dorothy, est agressée. Une lettre menaçante, trouvée près d’elle, intime l’ordre à Husby de cesser toute collaboration avec les Français. L’ambassadeur britannique fait appel à Faivre pour protéger Husby. Deux hommes, dont le chef, Schultz, à l’accent allemand, surveille déjà la maison de Laubeuf, quand Valentin arrive. Dorothy signale qu’elle a remarqué deux hommes qui tournent autour de la propriété. Les hommes de la Brigade se concentrent dès lors sur Schultz et son ami. Après un rapide contact avec Schultz, Valentin et Pujol, de retour chez Laubeuf, découvre qu’Husby a été enlevé. Un officier allemand vient avertir celui-ci qu’il est chargé de le conduire en Allemagne pour empêcher une collaboration étroite entre la France et le Royaume-Uni. Valentin arrête Schultz et son ami pour découvrir qu’il s’agit en fait de deux détectives privées chargés par l’Amirauté de la protection de Husby. Schultz a cependant vu plusieurs fois Dorothy avec un homme auquel elle a remis deux grosses enveloppes en cachette. Alors que la secrétaire va partir, Valentin lui annonce qu’un des hommes qu’elle a vu rôder près de la maison est prêt à trahir ses complices. Le soir même Schultz est enlevé, ce qui confirme que miss Dorothy est dans le coup.
Épisode 5 : Les Enfants de la Joconde
En 1913, devant la Brigade mobile, un homme meurt écrasé par un automobiliste qui n’a rien fait pour l’éviter. Le mort venait justement voir Valentin. Il est finalement identifié. C’est André Ferras qui vivait à Évreux. Des « amis » du mort ont déjà récupérés toutes ses affaires dans son hôtel. La voiture, propriété de Lazare Tharamis, un gros marchand de tableaux, a été volée dans la nuit. Pujol, dans le magasin de Ferras, rencontre Arthur Ferras, le frère d’André. Celui-ci lui décrit son frère comme un voyou vivant avec une « fille », Viviane. Pujol parti, Ferras est félicité pour la qualité de sa prestation par un des membres de l’organisation. Pujol va voir Viviane, dont l’exagération de ses pleurs fait douter Pujol sur son témoignage. Aux Brigades, elle reconnait d'ailleurs dans l’inconnu qu’on lui présente son « Dédé ». Il est clair qu’André Ferras n’est pas celui pour qui on veut le faire passer. L’affaire qui a conduit Ferras aux Brigades est importante. Pujol retourne à Évreux. Viviane à la visite du même membre de l’organisation qui était chez Ferras. Pujol arrive quand celui-ci sort de chez Viviane après l’avoir battu. Pujol conduit Viviane devant chez Ferras pour qu’elle lui dise si elle connaît Arthur Ferras. L’homme qui l’a battu arrive. Avec Ferras, il entre dans le magasin et en repartent vite. Pujol, toujours accompagné de Viviane, les suit. Il les voit s’introduire dans une chapelle et y prennent des photos. Dans la chapelle il récupère du matériel photographique, avant d'être interrompu par un prêtre. L'homme de l'organisation, revenu chercher ce qu'à trouvé Pujol, le menace. L'arrivée du prêtre permet à Pujol de partir sain et sauf. Dans la nuit, avec l'aide de Viviane qui sous le prétexte d'une fête éloigne Ferras, Pujol s’introduit dans son magasin et y découvre qu’André Ferras est en fait un inventeur de génie, père d’un nouveau procédé de photographie couleurs permettant d’avoir des couleurs presque naturelles. Il échappe de justesse à l'homme de l'organisation. Blessé, il va chez Viviane, et lui fait envoyer les preuves qu'il a trouvé aux Brigades. Elle le livre à l'homme de l'organisation.
Épisode 6 : L'Ange blanc
En 1908, le Tour de France en est à sa 6e édition. Le règlement est très strict, les coureurs doivent réparer eux-mêmes crevaisons et autres incidents techniques. L’épreuve déclenche l’enthousiasme de nombreuses personnes, mais a aussi des adversaires acharnés, qui vont jusqu'à jeter des clous sur les routes. Un coureur est découvert mort, sur le côté de la route, par un autre coureur. Arrive justement Sabatier, un journaliste du Vélo, le journal qui organise la compétition. Sabatier envoie son chauffeur, Fulbert, chercher les gendarmes. Henri Chaumette, le directeur du Vélo, parle à sa femme, Suzanne, de la lettre signée l’Ange blanc, qu’il vient de recevoir. Son auteur, qui avait déjà envoyé des menaces l’année précédente, annonce qu’il a assassiné le coureur et que ce n’est qu’un début. Un deuxième coureur est retrouvé mort. La Brigade est chargée de l’enquête. L’étape suivant part, avec l’aide de Petit-Breton, un des coureurs, qui décide de partir, même s’il doit partir seul. Petit-Breton crève. Sabatier découvre son vélo. Le coureur échappe de justesse à l’Ange blanc. Il est sauvé par Valentin. Le soir Chaumette reçoit une lettre de l’Ange blanc qui lui annonce qu’il va le tuer dans la nuit. Malgré la protection de Valentin et de Sabatier, Chaumette est retrouvé mort, au matin, par sa femme.
Saison 5 (1981-1982)
La série s'appelle désormais Les nouvelles Brigades du Tigre. Tous les épisodes de cette saison et de la suivante se déroulent dans l'entre-deux guerres.
Épisode 1 : S.O.S. tour Eiffel
Épisode 2 : Le Temps des garçonnes
Épisode 3 : Le Vampire des Carpathes
Épisode 4 : Made in U.S.A.
Épisode 5 : Le Réseau Brutus
Épisode 6 : Le Complot
Scénario
Invités
- Raoul Curet : Poincaré
- Pinkas Braun : Gabrielli
- Ivan Desny : Metzinger
- Jacques Maury : Durbeck
- Philippe Mareuil : Humblot
- Lionel Vitrant : Molnar
Saison 6 (1982-1983)
Reprenant en partie le titre originel, la série devient Les Brigades du Tigre : Les années folles.
Épisode 1 : Les Princes de la nuit
Scénario
Résumé détaillé
Épisode 2 : Rita et le Caïd
Scénario
Résumé détaillé
Épisode 3 : La Grande Duchesse Tatiana
Scénario
Résumé détaillé
Épisode 4 : Les Fantômes de Noël
Scénario
Résumé détaillé
Épisode 5 : La Fille de l'air
Scénario
Invités
- Pinkas Braun : Gabrielli
- Eugeniusz Priwieziencew (pl) : l'ingénieur Igor Sikorsky
- Laurence Badie : la chanteuse du bal apache
- Olga Valery : la dame des lavabos
Épisode 6 : Lacs et Entrelacs
Scénario
Résumé détaillé
Les épisodes par années
Épisodes classés dans l’ordre des années où ont lieu les diverses enquêtes des Brigades du Tigre. Dans le cas où l’année compte plusieurs enquêtes, elles sont classées dans l’ordre des épisodes.
- 1907 : Ce siècle avait sept ans
- 1908 : Don de Scotland Yard ; L'Ange blanc
- 1909 : Nez de chien ; Les Vautours ; Visite incognito ; Collection 1909 ; L'Homme à la casquette ; Cordialement vôtre
- 1910 : La Main noire ; L'Auxiliaire
- 1911 : La Confrérie des loups ; Les Compagnons de l'Apocalypse
- 1912 : Le Défi ; Le Crime du Sultan ; Bandes et Contrebandes
- 1913 : La Couronne du Tsar ; De la poudre et des balles ; Bonnot et Compagnie ; Le Cas Valentin ; Le Village maudit ; Les Demoiselles du Vésinet ; Les Enfants de la Joconde
- 1914 : L'Ère de la calomnie
- 1919 : S.O.S. tour Eiffel
- 1923 : La Grande Duchesse Tatiana (6-3)
- 1925 : Le Réseau Brutus ; Les Princes de la nuit ; La Fille de l'air
- 1926 : Le Temps des garçonnes ; Le Complot
- 1927 : Rita et le Caïd ; Les Fantômes de Noël
- 1929 : Le Vampire des Carpathes ; Made in U.S.A.
- 1930 : Lacs et Entrelacs
Une septième saison fut écrite, mais elle n'a jamais été tournée[19],[20] :
- 1931 : Le roi de pique (7-1) ; Pickpocket saga (7-3)
- 1933 : Les disparus de Ville-d'Avray (7-6)
- 1934 : Maria et les Oustachis (7-2) ; Le coup du 6 février 1934 (7-4)
- 1935 : Stratagèmes (7-5)
Autour de la série
Raisons du succès
La série des Brigades du Tigre est l’un des gros succès de la télévision française dans les années 1970-1980. Ses trois principaux comédiens furent aussi très populaires. On peut tenter de l’expliquer par les raisons suivantes :
- le souci de restitution des décors et des ambiances d’une époque révolue : celle de la Belle Époque (de 1900 à 1914) pour les quatre premières saisons, puis celle des Années folles (années 1920) pour les deux dernières. Les voitures « début de siècle » faisant le joyau et l’image de cette série policière au charme désuet ;
- l’originalité des scénarios qui reposent sur une trame historique précise[21] ; Claude Desailly s’étant inspiré, pour chaque épisode, des affaires et du contexte politique et social troublé du début du XXe siècle. C’est tout le génie d’avoir laissé croire aux téléspectateurs que les histoires des Brigades du Tigre avaient réellement existé… Enfin comme l’écrit Stéphane Lerouge, le « ton de la série est identifiable au fait qu’il mélange l’action, le suspense et l’humour et ce, au profit d’une mise en perspective historique […] avec un regard pertinent sur une époque et une société en pleine mutation[22] » ;
- le choix de comédiens encore peu connus mais talentueux qui donnent une fluidité, une touche humoristique et un dynamisme certains dans le jeu des acteurs[21]. Les colères et l’autoritarisme de Faivre, « engueulant » ses hommes comme des enfants de chœur, ajoutent leur grain de sel dans cette série haute en couleur[21] ;
- la musique de Claude Bolling enrobe à la manière d'un écrin cette série[23]. La célèbre « Complainte des Apaches », interprétée par Philippe Clay, plante le décor avec sa mélodie et ses paroles très « 1900 ». Le jazzman français a composé pour les Brigades du Tigre une œuvre remarquable tant les harmonies et les multiples instruments plongent le spectateur dans une atmosphère qui rappelle l'atmosphère du début du XXe siècle. Comme Claude Bolling le dit : « Il fallait être dans le ton et le charme de l’époque en évitant l’écueil du « faux-vieux » […], mettre au point une écriture moderne à l’intérieur d’un parfum rétro, en utilisant notamment des instruments anachroniques par rapport au début du siècle (orgue électrique, guitare basse…). Les Brigades du Tigre, c’est d’abord un regard du présent sur le passé[24]. » Les relents et les paroles de la chanson La Complainte des Apaches (au générique) ne sauraient masquer tous les trésors de la bande originale (Inquiétude, Somnifère, Suspense, Assassinat incendie, etc.). Après l’expérience de Borsalino, Bolling réalisa avec les Brigades du Tigre un coup de maître qui a beaucoup fait pour la popularité de la série.
Les comédiens
Choix des trois comédiens principaux
Initialement, le commissaire Valentin devait être interprété par Alain Pralon, l'inspecteur Pujol par Michel Creton et l'inspecteur Terrasson par Marco Perrin, mais Victor Vicas changea d'avis après que sa femme lui ait signalé Jean-Claude Bouillon, qu'elle avait remarqué dans la série Alexandre Bis (1972). À la suite du choix de ce nouvel acteur, le réalisateur décida de recruter aussi deux autres acteurs pour seconder Jean-Claude Bouillon [25] en choisissant Pierre Maguelon pour le rôle de l'inspecteur Terrasson et Jean-Paul Tribout pour le rôle de l'inspecteur Pujol, acteurs que Claude Desailly souhaitait voir engagés pour la série [26].
Entraînement des comédiens
Du premier au dernier épisode, les comédiens étaient entraînés et tous les combats réglés par Claude Simonot, le champion de boxe française de l'époque et qui avait été en 1965 l'un des fondateurs du Comité National de Boxe Française (créé le et affilié le de la même année à la Fédération Française de Judo (FFJJJ, elle ne s'appelait pas encore la FFJDA), fédération qui à l'époque en France regroupait la plupart des disciplines, la Fédération Française de Karaté (FFKAMA) n'ayant été créée qu'en 1975).
Lors de leur création en 1907 par Georges Clemenceau, les brigades mobiles régionales dites brigades du Tigre, unités de police judiciaire « modernes », s'entraînent réellement à la boxe française (appelée aussi la savate).
Des personnages mystérieux ?
On ne sait presque rien de Valentin, Terrasson, Pujol et Faivre, si ce n'est qu'ils sont aux antipodes du flic-torturé-alcoolo-divorcé-qui-tente-de-rapiécer-le-puzzle-de-sa-vie qui peuple les polars. Hormis les psychologies des personnages principaux qui se dessinent de manière impressionniste tout au long des épisodes, la série n'apporte sur ces derniers quasiment aucune information d'ordre biographique. Tout au plus apprend-on que Terrasson se surnomme « le colosse de Rodez » (Ce siècle avait sept ans) et qu'il a une sœur (qui se marie dans Made in USA), que Faivre a fait une partie de sa carrière à Madagascar où il a connu Lyautey (Le crime du Sultan), et qu'ils sont célibataires (confirmé pour Valentin dans Les Demoiselles du Vésinet et de facto pour Terrasson qui se marie dans le dernier épisode de la série Lacs et Entrelacs). Mais il est sous entendu que Valentin a entretenu autrefois une relation avec une danseuse de cabaret (Visite incognito) et il tombe amoureux d'une suspecte dans Les Princes de la nuit. Il a également été aviateur lors de la Grande Guerre. En revanche, aucune indication n'est donnée sur ce qu'il est advenu de Pujol et Terrasson entre 1914 et 1918 (entre la Saison 4 et la Saison 5). Ont-ils combattu ? Sont-ils restés dans la police ? Aucune information n'est donnée. En 1919, nous apprenons que Faivre a pris sa retraite (SOS Tour Eiffel) et que sa principale activité est maintenant la pêche.
Les personnages historiques
Les héros de la série croisent fréquemment des personnalités historiques de l'époque de façon plus ou moins anecdotique. Ainsi, au fil des épisodes tour à tour apparaissent sous les traits d'acteurs différents personnages illustres.
- Saison 1 : Louis Blériot et Hubert Latham (aviateurs), George V du Royaume-Uni (prince de Galles à l'époque), Georges Méliès (cinéaste), Dragutin Dimitrijević (officier et conspirateur serbe), Léon Lacombe (en) (anarchiste).
- Saison 2 : Georges Clemenceau (président du Conseil et ministre de l'Intérieur).
- Saison 3 : Maréchal Hubert Lyautey (général à l'époque), Moulay Abdelhafid (ancien sultan du Maroc).
- Saison 4 : Maxime Laubeuf (ingénieur spécialisé dans les sous-marins), Lucien Petit-Breton (cycliste double vainqueur du Tour de France), François Faber (cycliste vainqueur du Tour de France), Georges Passerieu (cycliste vainqueur de Paris Roubaix).
- Saison 5 : James Cosmano (en) (gangster italo-américain), Eugène Criqui (champion du monde de boxe), Raymond Poincaré (président du Conseil).
- Saison 6 : Alexandre Koutepov (général russe), Webster Thayer (en) (juge américain), Aristide Briand (homme politique plusieurs fois président du Conseil, ministre des Affaires étrangères et ministre de la Justice), Igor Sikorsky (ingénieur aéronautique russo-américain).
Par ailleurs les protagonistes de la série citent ou échangent avec des figures historiques de l'époque, donnant l'impression d'enquêtes ayant réellement existé :
- Saison 1 Jules Bonnot et Raymond Callemin (ep.2).
- Saison 2 : Pablo Picasso, Georges Clémenceau et Aristide Briant (ep.1), Haakon VII (ep.2), Joseph-Albert Deport (ep.3), Nicolas II, Alix de Hesse-Darmstadt et Grigori Raspoutine (ep.5).
- Saison 3 : Octave Garnier, André Soudy, René Valet et Étienne Monier (ep.1). Guillaume II (empereur allemand) (ep.5).
- Saison 4 : John L. Sullivan (ep.6).
- Saison 5 : : Alexandre Millerand et Aristide Briant (ep.1), Józef Piłsudski (ep.2), Eliot Ness, Al Capone, Marcel Thil et Leone Jacovacci (it) (ep.4), Benito Mussolini (ep.5). Pierre Taittinger et Béla Kun (ep.6).
- Saison 6 : Tsugouharu Foujita (ep.1), Édouard Herriot (ep.3), Affaire Sacco et Vanzetti (ep.4).
Enfin au fur et à mesure des épisodes, les brigades sont confrontées à des personnages rappelant plus ou moins des personnalités célèbres :
- La bande des charbonniers Bande à Bonnot (Saison 1 ep.1).
- Madame de Wanbrechie Jeanne Lanvin / Coco Chanel (Saison 2 ep.1).
- Brown Charles Davenport / Harry H. Laughlin (en)/ Madison Grant (Saison 2 ep.2).
- Monsieur Okada Yukio Tani (en) (Saison 2 ep.2).
- Christelle Barré et Eloi David Bonnie et Clyde (Saison 2 ep.4).
- Pavel Pavlovitch Dimitri Pavlovitch de Russie (Saison 2 ep.5).
- Médèric Gaston Calmette, Germain Bergeval Joseph Caillaux / Jean Jaurès (Saison 3 ep.6).
- Henri Chaumette Pierre Giffard / Henri Desgranges (Saison 4 ep.6).
- Commissaire divisionnaire Claude Faivre Jules Sébille (Saison 1 à 4).
- Lucien Désormes Béla Lugosi (Saison 5 ep.3).
- Le professeur Montovani Carlo Rosselli (Saison 5 ep.5).
- Jean Durbeck Maurice Sachs, Marc Sandrel Charles Trochu / Ernst Rohm (Saison 5 ep.6).
- Maya Kiki de Montparnasse, Sololkine Chaïm Soutine, Le couple Simpson F. Scott Fitzgerald et Zelda Fitzgerald, le baron Léopold Zborowski / Paul Guillaume (marchand d'art) / Léon Zamaron (Saison 6 ep.1).
- Alexandre et Ange Santucci François Spirito et Paul Carbone (Saison 6 ep.2).
- Tatiana Anna Anderson, Général Lioubov Piotr Nikolaïevitch Wrangel / Ievgueni Miller (Saison 6 ep.3).
- Alphonse Moulin Léon Daudet (Saison 6 ep.4).
- Natacha et Olga, Marina Raskova / Valentina Grizodoubova / Polina Ossipenko, colonel Janovitch Yakov Serebryansky (en) (Saison 6 ep.5).
Commentaires
- Le préfet de police Célestin Hennion (1862-1915) a modernisé la police française au début du XXe siècle, avec le soutien de Georges Clemenceau (à l'époque surnommé « le Tigre »). Il est le créateur des Brigades mobiles, précurseurs de toutes les unités spéciales modernes de la police et de la gendarmerie française.
- Le terme « Brigades du Tigre », le titre de la série, est une invention de Claude Desailly. Cette expression n'a jamais désigné, à l'époque, la police fondée sous Georges Clemenceau. Cette dernière était appelée les « Brigades régionales de police mobile »[27].
- La série comporte un épisode pour chaque personnage du trio Valentin-Terrasson-Pujol où l'enquête est davantage axée sur un seul membre, les deux autres ayant des rôles plus secondaires. Respectivement Le Cas Valentin, Le Village maudit et Les Enfants de la Joconde.
- Une septième saison a été écrite sur le début des années 1930, mais ne fut jamais tournée à cause d'un changement de direction au sein d'Antenne 2. Cela devait être la dernière, car Claude Desailly ne voulait pas entraîner ses héros jusqu'à la guerre.
- La série fut vendue à une vingtaine de pays dont le Japon[28].
- Lors des premières saisons, le générique est uniquement instrumental, ce n'est qu'à partir de la 4e que La Complainte de l'Apache chantée par Philippe Clay apparaît[29].
- L'ultime épisode de la septième saison, commandée par Antenne 2 mais jamais tournée, devait se terminer par un adieu au trois personnages principaux de la série, Claude Desailly ayant décidé de mettre fin à la série pour ne pas aller jusqu'à la Seconde Guerre mondiale[30].
- En 1993, Claude Desailly espérait toujours que la septième saison des Brigades du Tigre qu'il avait écrite soit tournée[31] et Jean-Claude Bouillon était d'accord pour reprendre le rôle du commissaire Valentin[32].
- Claude Desailly a cédé les droits d'adaptation de la série au cinéma pour un film. Mais il n'a pas cautionné cette production, après les diverses orientations scénaristiques qui ont été prises et qui se sont éloignées de son projet initial. Sous le même titre, Les Brigades du Tigre, avec Clovis Cornillac dans le rôle du commissaire Valentin, le film a connu un succès modéré : un peu moins de 800 000 entrées en France et autant en Europe. Peut-être parce que certains fondamentaux de la série - humour et légèreté, musique d'époque - étaient absents.
Produits dérivés
DVD
Les épisodes ont eu droit à une première édition en numérique disponible chez les marchands de journaux à raison de deux épisodes par mois (un par dvd) depuis fin . La même collection fut distribuée en parallèle chez France-Loisirs. Tous les épisodes ont été regroupés en dans édition sous forme d'un coffret DVD. Cette seule édition dans ce format est controversée en raison de la qualité médiocre de l'image et du son restitués. Il faut rappeler que le support d'époque est une pellicule 16 mm[33].
Le , la société française Vectracom, spécialisée dans la restauration de films anciens, annonce qu'elle travaille sur la restauration complète de la série en vue d'une prochaine réédition[33].
- Les Brigades du Tigre : Saison 1 ()
- Les Brigades du Tigre : Saison 2 ()
- Les Brigades du Tigre : Saison 3 ()
- Les Brigades du Tigre : Saison 4 ()
- Les Brigades du Tigre : Saison 5 ()
- Les Brigades du Tigre : Saison 6 ()
- Édition DVD (2007)
- Les Brigades du Tigre : L'intégrale ()
Disques (CD)
- Les Brigades du Tigre de Claude Bolling (Playtime, 1992) / CD (37 titres) qui reprend les morceaux les plus connus de la série.
- Les Brigades du Tigre (bande originale de la série télévisée) de Claude Bolling (Frémeaux & Associés, 2006) / Double CD (82 titres) qui reprend la quasi-intégralité de l’œuvre de Claude Bolling sur la série.
Livres et revues
- Les Brigades du Tigre, la main noire de Claude Desailly (Nathan-télévision A2, 1976) / Livre roman qui reprend les six épisodes de la Ire saison.
- Les Brigades du Tigre, la bande à Bonnot de Claude Desailly (Nathan-télévision A2, 1976) / Livre roman qui reprend les six épisodes de la IIIe saison.
- Les Brigades du Tigre (Collection Télé Junior no 7 A2, 1979) / Bande dessinée qui reprend les six épisodes de la Ire saison.
- Les Brigades du Tigre de Claude Desailly (éditions du Chat Perché - Flammarion A2, 1981) / Livre roman, relié et illustré, qui reprend les six épisodes de la Ve saison.
- Les Brigades du Tigre, Les limiers des temps modernes de Michelle Roussel & Didier Liardet (Éditions Yris-2008), préfacé par Jean-Claude Bouillon / Synthèse exhaustive et illustrée sur la série.
Adaptation
- 2006 : Les Brigades du Tigre au cinéma
