Philippe Taquet

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Nom de naissance
Philippe Robert TaquetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Philippe Taquet
En .
Fonctions
Président
Fondation Albert Ier, Prince de Monaco
à partir de
Président de l'Institut de France
à partir de
Président de l'Académie des sciences
-
Vice-président
Académie des sciences
-
Émérite
Muséum national d'histoire naturelle
à partir de
Président
COFRHIGEO
à partir de
Rédacteur en chef
Comptes Rendus. Palévol (d)
à partir de
Directeur du Muséum national d'histoire naturelle
-
Professeur
Muséum national d'histoire naturelle
-
Directeur de recherche au CNRS
-
Professeur d'université (d)
Musée national d'histoire militaire
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Philippe Robert TaquetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions
Abréviation en zoologie
TaquetVoir et modifier les données sur Wikidata

Philippe Taquet, né le à Saint-Quentin (Aisne) et mort le à Paris[1],[2], est un paléontologue français.

Il est directeur du Muséum national d'histoire naturelle de 1985 à 1990 et membre de l'Académie des sciences à partir de 2004.

Philippe Robert Taquet naît à Saint-Quentin dans l’Aisne le 25 avril 1940. Il est le fils de Robert Taquet et de Margueritte Champenois, respectivement ingénieur textile et institutrice. Il grandit dans la commune du Nouvion-en-Thiérache (Aisne)[3].

Il étudie les sciences à la Sorbonne, puis au Muséum national d'histoire naturelle (MNHN). Il a pour professeurs Jean Piveteau et Hubert Curien. Il est docteur en paléontologie en 1965, puis docteur en sciences naturelles en 1973 de la faculté des sciences de Paris[4].

Il est chercheur au CNRS de 1965 à 1981. En 1973, il est lauréat de la Fondation de la Vocation. En 1981, il devient titulaire de la chaire de paléontologie du MNHN, succédant à Jean-Pierre Lehman[5]. Il dirige l'unité de recherche associée du CNRS, « Paléoanatomie, phylogénie, paléobiogéographie » de 1981 à 1996.

Il est élu correspondant de l'Académie des sciences le , puis membre le dans la section Sciences de l'univers[4]. Il en est vice-président de l'Académie pour la période 2011-2012 et président pour la période 2013-2014[6], ainsi que président du bureau de l'Institut de France pour 2014[7]. En 2016, il est élu à l'Académie des sciences d'outre-mer[8].

De 2004 à 2008, il est président de la Commission internationale pour l'histoire de la géologie (INHIGEO)[9].

En , Philippe Taquet devient le parrain des promotions 079 et 022 de l'Institut polytechnique LaSalle Beauvais[10].

Il est président du conseil d'administration de l'Institut océanographique depuis [11].

Philippe Taquet meurt le à Paris, à l’âge de 85 ans[3].

Carrière

Philippe Taquet est un spécialiste des vertébrés mésozoïques (dinosaures, crocodiles, reptiles volants). Durant 50 ans, il a mené des explorations dans de nombreux pays, du désert du Ténéré au Niger au désert de Gobi en Mongolie, de la jungle du Laos aux montagnes du Haut Atlas au Maroc, à la recherche de nouveaux gisements fossilifères dans les sédiments du Jurassique et du Crétacé.

Ses expéditions ont été fructueuses avec la découverte et l’étude en 1965 du cimetière des dinosaures de Gadoufaoua au Niger, un gisement du Crétacé inférieur (Aptien) est considéré aujourd’hui comme l'un des plus importants gisements de dinosaures d’Afrique. Six expéditions sur le terrain ont permis de récolter les ossements fossilisés de cinq nouveaux genres de dinosaures, dont un squelette complet d’un nouvel Iguanodontidé (Ouranosaurus nigeriensis), cousin du genre européen Iguanodon. Ce genre africain est un exemple intéressant montrant l’évolution des Iguanodontidés du Crétacé inférieur vers les Hadrosauridés, les dinosaures à bec de canard du Crétacé supérieur. Le même gisement a livré des os d’un étrange dinosaure carnivore à museau long et étroit, dont Philippe Taquet a été le premier à montrer qu’ils étaient ceux d’un dinosaure piscivore.

Le gisement de Gadoufaoua est célèbre également pour avoir livré le squelette du plus grand crocodile ayant existé (11 mètres de longueur) et connu aujourd’hui sous le nom de Sarcosuchus imperator ou plus simplement de « Super croc »[3],[12]. Il est exposé dans la Galerie de Paléontologie et d'Anatomie comparée, au Jardin des plantes de Paris[13].

D’autres expéditions au Maroc ont mené à la découverte dans les couches du Jurassique moyen de l’Atlas du squelette complet d’un énorme Dinosaure Sauropode Brachiosauridé, puis dans des niveaux du Jurassique inférieur l’un des tout premiers ancêtres des grands dinosaures herbivores.

Toutes ces découvertes faites dans le nord de l’Afrique ont complètement changé l’image traditionnelle que l’on avait de la distribution géographique des Dinosaures sur notre planète. Les faunes d’Afrique du Nord sont aussi riches et variées que celles d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud ou d’Asie.

La carrière scientifique de Philippe Taquet est liée à son engagement en faveur de l’éducation du public avec la présentation de dinosaures dans des musées au Niger, au Maroc, en Algérie et au Laos.

Philippe Taquet, qui a dirigé le Muséum national d’histoire naturelle de 1985 à 1990, a lancé l'ambitieux programme de la restauration de la galerie de zoologie[14]. Celle-ci rénovée prend le nom de Grande galerie de l'Évolution et est inaugurée en 1998[15]. Elle accueille plus de 20 millions de visiteurs.

Prix

Distinctions

Publications les plus divulguées (?)

  • P. Taquet. L’Empreinte des dinosaures, éd. Odile Jacob (1994)
  • P. Taquet. Georges Cuvier : Naissance d’un génie, éd. Odile Jacob (2006) ; premier tome d'une série prévue de trois tomes
  • P. Taquet. Georges Cuvier : Anatomie d'un naturaliste, éd. Odile Jacob (2019) ; deuxième tome d'une série prévue de trois tomes

Autres publications (liste non exhaustive)

Notes et références

Annexes

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