Geneviève Termier
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| Directrice de recherche au CNRS |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 88 ans) Saint-Rémy-lès-Chevreuse |
| Nom de naissance |
Geneviève Delpey |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Conjoint |
| Abréviation en botanique |
G.Termier |
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Geneviève Termier ( à Paris - à Saint-Rémy-lès-Chevreuse[1]) est une paléontologue française et évolutionniste.
Elle occupe un poste de directrice de recherche au CNRS[2].
Elle est spécialiste des gastéropodes et étudie les brachiopodes permiens du Sud-Est asiatique. Elle et son mari, Henri Termier, sont considérés comme parmi les plus grands paléontologues français du XXe siècle[2].
Geneviève Termier montre rapidement un talent artistique qui la mena successivement du dessin scientifique (à l'échelle, puis en réduisant les proportions) à l'observation minutieuse des fossiles qui est la première étape vers leur identification (ou détermination). C'est Charles Jacob, qui la remarque et la fait rentrer à la Sorbonne en 1937 où elle commence ses recherches paléontologiques par l'étude d'un des plus anciens genres de gastéropode : Pleurotomaria. Elle associe la paléontologie et l'évolution pour restituer l'évolution des gastéropodes en utilisant la notion de "grade"[2]. Elle propose la première classification des gastéropodes[3].
En 1942, Geneviève Termier va au Maroc où elle rencontre son mari Henri, chef du service géologique du Maroc[4]. Leur fils Michel nait 3 ans plus tard.
Geneviève Termier soutient sa thèse intitulée "les Gastéropodes mésozoïques de la région libanaise" en 1939[4].
À partir de 1942 pendant leur séjour au Maroc, (à Adrar n Deren) Geneviève et Henri Termier décident de travailler ensemble le plus possible. Geneviève maîtrise la paléontologie. Henri gère la stratigraphie et la pétrographie. C'est à ce moment-là que Geneviève se familiarise avec les fossiles paléozoïques du Maroc ainsi qu'avec la pétrographie. Ils s'intéressent particulièrement au Massif du Tichka. Lors de leurs différents périples visant à étudier le Massif du Tichka, Geneviève générait toujours des réactions de stupéfactions et d'amusement de la part des autochtones qui n'était, à l'époque, pas habitués à croiser des européennes en raison de la pauvreté, du manque de routes et de confort qui faisait obstacle au tourisme. Elle savait très bien lire et écrire, ce qui, à l'époque et dans la région était encore une compétence "masculine". Ils la considérait comme une "mohindissa" « "travaillant dans le bled comme le "mohindiss" son mari" »[5]