Pierre-Étienne de Perier

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Nom de naissance
Antoine Pierre Étienne de PerierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Pierre-Étienne de Perier
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Antoine Pierre Étienne de PerierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Formation
Activité
Période d'activité
Famille
Père
Antoine Léonor de Perier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Louise Loubère (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Alix de Place-Bisseret (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Philippe de Perier (d)
Hugues de Perier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Unité
Grade militaire
Conflits
Distinctions

Pierre-Étienne de Perier est un général de division[1],[2] français et grand officier de la Légion d'honneur, né le à Laghouat et décédé le à Paris[3],[4].

Origines

Pierre-Étienne de Perier est né le à Laghouat, en Algérie française de Léonor de Perier (1842-1908), commandant du 2e bataillon d’infanterie légère d’Afrique et officier de la Légion d'honneur[5], et de Louise Loubère (1862-1939), fille du colonel Jean-Louis Loubère (1820-1893), gouverneur de la Guyane française.

Formation (1912-1914)

De Perier intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion de Montmirail (1912-1914)[6], et s'engage la même année pour être rapidement promu caporal.

Première Guerre mondiale (1914-1918)

Le , au combat de La Besace (Ardennes), il est grièvement blessé par balle à la mâchoire en chargeant les Allemands à la baïonnette à la tête de sa section[7]. Cette action d'éclat lui vaut d'être cité à l'ordre de l'armée : « Belle conduite au combat du , a brillamment chargé à la baïonnette en tête de sa section, a été grièvement blessé »[8]. En 1916, il est affecté à l'Armée d'Orient, et devient capitaine dans les zouaves en 1917[9],[10],[11].

Entre-deux-guerres (1918-1939)

Topographe régional au Maroc de 1919 à 1921, il intègre l'infanterie coloniale[10],[12]. Il est envoyé en Allemagne, dans l'armée française du Rhin, de 1921 à 1925[13].

Alors commandant, il est aide de camp du général Franchet d'Esperey[14],[15] de 1932 à 1934.

Seconde Guerre mondiale (1939-1945)

En , la 3e armée dont il est sous-chef d'état-major est encerclée en Lorraine par Guderian, placé à la tête de l'opération Tiger. De Perier est capturé par les Nazis mais parvient à s'évader[16] : « s'est particulièrement signalé par son initiative, son énergie et son courage pendant la période du au . Fait prisonnier après l'encerclement de son armée, s'est évadé et a réussi à échapper aux cavaliers lancés à sa poursuite et a rejoint la zone non occupée du territoire français après avoir circulé huit jours dans les lignes allemandes »[17],[18]. La médaille des évadés lui est conséquemment décernée par décret en 1945[17].

De à [19], promu colonel[20], il devient chef d'État-Major[21],[22] du général Maxime Weygand[23],[24],[25],[26],[27],[28].

En 1941, l'Armée d'Afrique doit être mise en état d'entrer en campagne. Ce dessein requiert de compléter ses unités, créer des formations de sûreté remplaçant les garnisons et reconstituer leurs services d'entretien. Ces objectifs ne peuvent être remplis que par une mobilisation, que décide le colonel de Perier[29].

À partir de 1942, il prend part à la campagne de Tunisie[30],[31].

Nommé général en 1943, il termine la guerre comme inspecteur général des Troupes coloniales en . C’est à ce titre qu’il est envoyé à Dakar le pour mener une enquête administrative sur le massacre de Thiaroye dans lequel il conclut que les tirailleurs ont reçu plus que leurs droits[32].

Guerre d'Indochine (1946-1950)

En , Perier est nommé adjoint au commandement supérieur des troupes français d'Extrême-Orient, sous les généraux Valluy et Salan, durant la guerre d'Indochine[33]. Il est cité à l'ordre de l'armée en 1947[34],[35].

Fin de carrière (1950-1968)

En 1948, auditionné au procès de Weygand devant la Haute Cour[36], il effectue une longue déposition dans laquelle il défend l'accusé[37],[38].

Il préside la Revue économique française lors de sa reparution en 1952, sous l'égide de la Société de Géographie commerciale. Celle-ci traite principalement des enjeux économiques et des territoires d'Outre-Mer[39].

Le général de Perier décède le à Paris[40],[41].

Grades militaires

Distinctions et décorations

Publications

  • Étude sur les débarquements par voie maritime pour la Revue militaire française[43]

Notes et références

Bibliographie

Sources

Voir aussi

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