Liste des plus anciens détenus de France
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La liste des plus anciens détenus de France contient une quinzaine de criminels incarcérés en France pour des peines longues, entre trente et cinquante ans continus, ou bien deux peines longues séparées par un intervalle. Des journalistes font parfois référence à eux comme des « oubliés » en prison[1].
Un détenu a dépassé cinquante années de détention continue (Maurice Gateaux), trois détenus ont cumulé chacun plus de cinquante années en plusieurs détentions distinctes (Bernard Pesquet, André Pauletto, Patrick Tissier). Un détenu (Tommy Recco) a cumulé plus de soixante années en deux détentions distinctes. La Française ayant été incarcérée pour la plus longue durée, Marie-Claire F., a totalisé quarante années en deux condamnations séparées.
Détentions longues en France
Le droit pénal français dispose de détentions longues selon les modalités suivantes :
- Peines à temps, la plus longue d'entre elles étant de 30 ans. Certains détenus libérés pourraient alterner délits et emprisonnements, leur faisant accumuler une longue durée derrière les barreaux.
- Des mesures de rétention de sûreté qui permettent de maintenir un ancien détenu en milieu contrôlé à l'issue de sa peine. Cette modalité rarement appliquée ne constitue pas une peine.
- La peine d'emprisonnement à perpétuité, qui concerne 500 condamnés en France en 2012, trois fois plus qu'au début des années 1980[1], 600 personnes en 2018 dont 10 femmes[2].
- L'emprisonnement à perpétuité incompressible, qui concerne quatre hommes en 2022.
Outre les détenus de la présente liste, d'autres condamnés se trouvent à différents stades d'exécution de peines longues :
- Les condamnés à la perpétuité incompressible, n'ayant que d'infimes chances de sortir de prison. Trois d'entre eux ont été arrêtés vers 25 ans d'âge.
- Les condamnés à des peines de perpétuité avec période de sûreté entre 23 ans et 30 ans peuvent demander une libération conditionnelle à la fin de la période de sûreté, mais les demandes peuvent être refusées successivement, comme dans le cas de plusieurs détenus de la présente liste.
- Certains condamnés à la perpétuité des années 1990, par exemple ceux des Attentats de 1995 (arrêtés depuis 30 ans, 10 mois et 6 jours).
- Le tueur en série Guy Georges, arrêté le 26 mars 1998 (28 ans, 5 mois et 15 jours) et condamné à perpétuité, et qui a déclaré à son procès qu'il ne demanderait pas à sortir de prison[3].
Statistiques de la liste
Bien qu'il soit possible que des condamnés cumulent des peines à temps pour subir une détention spécialement longue, en pratique, tous les condamnés présents dans les listes ci-dessous ont reçu une condamnation à perpétuité.
Le contexte de la condamnation :
- Purgent (ou ont purgé) uniquement la peine de la première infraction les ayant conduit à la perpétuité : Serge Le Bon, Marcel Barbeault, Albert Pel, Georges Ibrahim Abdallah, Lucien Léger, Casanova Agamemnon, Michel Cardon, Smaïn Aït Ali Belkacem, Boualem Bensaïd, Jean-Luc Rivière, Albert Millet, Milivoj Milosavljevic, Jean-Paul Farlot, Francis Heaulme, Philippe Pacque, Didier Gentil, Rémy Roy, Alain Lenestour, Lucien-Gilles de Vallière, Philippe Siauve et Thierry El Borgi ;
- Ont été libérés après une première condamnation avant de retourner en prison pour une seconde condamnation : Tommy Recco, Bernard Pesquet, Albert Millet, Michel Sydor, Thierry Coppola, Franck Siegler, Philippe Pacque, Patrick Gateau (faisant partie des rares criminels à avoir été condamnés au moins deux fois différentes à la perpétuité[4]), André Pauletto, Casanova Agamemnon, Patrick Henry, Lionel Cardon, Willy Van Coppernolle, Jean-Marc Dallon, Philippe El Shennawy, Patrick Tissier, Michel Proot ;
- Ont reçu leur condamnation à perpétuité pour un crime commis pendant l'exécution d'une peine : Maurice Gateaux, André Pauletto, Franck Siegler, Philippe Pacque ;
- Ont été condamnés à la perpétuité lors d'une seconde infraction : Pierre-Just Marny, Marie-Claire F., Michel Proot, Lionel Cardon, Michel Sydor, Jacques Fruminet, Jean-Marc Dallon, Willy Van Coppernolle, Thierry Coppola, Patrick Gateau.
Contextes particuliers :
- Deux d'entre eux ont purgé une peine de prison à perpétuité en ayant échappé à la peine de mort suivant son abolition en France en 1981 : André Pauletto, Jean-Luc Rivière.
- Deux condamnés à perpétuité ont obtenu une grâce présidentielle en raison de leur âge ou de la durée de la peine déjà purgée : Philippe El Shennawy, Marie-Claire F.
Caractères des crimes ayant donné lieu à leurs condamnations :
- Quinze ont causé la mort d'un jeune enfant : Tommy Recco, André Pauletto, Pierre-Just Marny, Lucien Léger, Michel Sydor, Patrick Henry, Jean-Luc Rivière, Francis Heaulme, Didier Gentil, Lucien-Gilles de Vallière, Alain Lenestour, Willy Van Coppernolle, Patrick Tissier, Philippe Siauve et Thierry El Borgi ;
- Dix ont tué un membre de leur famille proche : Tommy Recco (parrain), Serge Le Bon (père), Alain Lenestour (belle-mère, épouse, fils), Casanova Agamemnon (frère), Bernard Pesquet (épouse), Michel Proot (épouse), André Pauletto (petite-amie, épouse, fille) Albert Millet (épouse), Michel Sydor (épouse) et Albert Pel (mère, père, épouses) ;
- Sept ont tué un fonctionnaire : Tommy Recco (garde pêche), Philippe Siauve et Thierry El Borgi (garde chasse), Maurice Gateaux (gardien de prison), Lionel Cardon (policier), Jean-Claude Bonnal (policiers), dont l'un a été reconnu complice Georges Ibrahim Abdallah (agents de renseignement étrangers de la CIA et du Mossad) ;
- Dix-sept sont des tueurs en série ou des tueurs multirécidivistes : Marcel Barbeault, Tommy Recco, Bernard Pesquet, Albert Pel, Albert Millet, Michel Sydor, Jacques Fruminet, Maurice Gateaux, André Pauletto, Michel Proot, Francis Heaulme, Rémy Roy, Patrick Tissier, Franck Siegler, Thierry Coppola, Philippe Siauve et Thierry El Borgi ;
- Un est un braqueur multirécidiviste et tueur multiple, ayant tué sept personnes et tenté d'en tuer trois autres lors de ses attaques : Jean-Claude Bonnal ;
- Trois sont des terroristes : Smaïn Aït Ali Belkacem, Boualem Bensaïd et Georges Ibrahim Abdallah ;
- L'un est un bandit auteur d'un casse avec otages et rançon « terminé sans effusion de sang »[5] : Philippe El Shennawy.
Détention en cours
À défaut de liste officielle, et en raison des différentes manières de compter la durée, cette liste se limite à présenter les cas notables de détenus de très longue durée en France rapportés par la presse[6],[7],[8],[9].
| Personnes rapportées comme « plus ancien condamné de France » | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Criminel | Détention[α] | Résumé | Prison | ||
| Patrick Tissier (74 ans) |
|
Le , Patrick Tissier viole et tue sa compagne de l'époque Marie-Françoise Pinson, âgée de 16 ans[10]. Il est condamné en 1972 à 20 ans de réclusion criminelle pour cet acte. Durant sa détention, il s'évade de 1982 à 1983, période durant laquelle il commet un viol et une tentative de viol, et est condamné à dix ans d'emprisonnement pour ces faits[10]. Il est libéré en 1992 et s'installe à Perpignan. Le 6 août 1993, Tissier tue sa voisine, Concetta Lema. Dans la nuit du 10 au 11 septembre, il viole et tente de tuer son amie Marie-Josée Gauze[10]. Le 13 septembre de la même année, il enlève, viole puis tue Karine Volckaert, âgée de 8 ans[10]. Arrêté huit jours plus tard, il est condamné en 1998 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de trente ans. Il est libérable depuis septembre 2023[10]. | Maison centrale d'Ensisheim[11] | ||
| Marcel Barbeault (85 ans) | - en cours (49 ans, 8 mois et 27 jours) | Arrêté en décembre 1976 pour 8 meurtres dont 7 de femmes commis à partir de 1969. Il est dénoncé par un appel anonyme, dont le commissaire pense qu'il s'agit d'une auto dénonciation. Il est condamné à la perpétuité. Il n'a bénéficié d'aucun aménagement de peine. | Maison centrale de Saint-Maur | ||
| Jean-Claude Bonnal
(73 ans) |
|
Un soir de juillet 1973, Jean-Claude Bonnal ligote une vieille dame, qui meurt d'étouffement lors de l'attaque. Il est arrêté et condamné à 10 ans de réclusion criminelle. Libéré en juin 1981, Bonnal refait sa vie avec une jeune caissière. En avril 1983, Bonnal braque un supermarché et vole un tracteur. Condamné à 7 ans de réclusion criminelle, il sort de prison en avril 1988. Sept mois plus tard, Bonnal braque une agence de la Barclay's Bank et tente de tuer un policier. Il est arrêté et condamné à 12 ans de réclusion criminelle. Libéré en janvier 1997, Bonnal est de nouveau arrêté, le 17 décembre 1998, à la suite d'un braquage au Printemps Haussmann. Le 26 décembre 2000, il est remis en liberté pour insuffisance de preuves. Le 6 octobre 2001, Bonnal braque un bar-tabac et tue quatre occupants de l'entreprise. Dix jours plus tard, il braquage une bâtisse dans laquelle deux policiers sont tués et un troisième grièvement blessé. Arrêté le 19 octobre, Bonnal est condamné la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans[12],[13],[14],[15],[16]. | Centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis[17] | ||
| Jean-Paul Farlot
(68 ans) |
- en cours (47 ans, 1 mois et 20 jours) | Incarcéré depuis le 21 juillet 1979. Selon Le Parisien : « Jean-Paul Farlot, condamné en 1980 à la perpétuité pour meurtre avec acte de barbarie, vit reclus dans sa cellule à La Réunion. »[18],[19] | Centre pénitentiaire du Port, Île de la Réunion | ||
| Lionel Cardon (68 ans) |
|
Auteur d'une série de braquages entre janvier et mars 1977, accompagné de tentative de meurtre pour l'un d'entre eux. Condamné à 10 ans de réclusion criminelle, il est libéré le 30 mai 1983. Cardon tue un couple de médecins de Pessac, dans la nuit du 10 au 11 octobre 1983. Après avoir été démasqué, en téléphonant dans une cabine, il entame une cavale dans laquelle il tue un policier, dans la nuit 21 au 22 novembre. Il est arrêté le 24 novembre 1983 et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 18 ans. Placé en semi-liberté, en octobre 2012, il est libéré en octobre 2013, après 30 ans de détention. Il commet deux autres braquages, les 2 et 21 août 2015, avant d'être arrêté le 22 octobre de la même année. Condamné à 20 ans de réclusion criminelle, sa peine est réduite à 18 ans en appel ; ce qui réactive sa condamnation à perpétuité[20],[21]. | Maison d'arrêt de Fresnes, Maison centrale de Saint-Maur, Maison centrale d'Arles, Centre pénitentiaire de Lannemezan[20],[21],[22],[23]. | ||
| Patrick Gateau (69 ans) |
|
Le 27 janvier 1977, Patrick Gateau, 20 ans, viole son ancienne petite-amie, en compagnie de deux complices. Condamné à 5 ans de réclusion criminelle, il est libéré en mai 1981. Il est ré-incarcéré de 1982 à 1984, pour vol avec violence. Le , Gateau tue Jeanine Brandle, 49 ans, en compagnie de Christian Guy, 23 ans, l'amant de la victime. Ils ne sont pas identifiés tout de suite. Gateau est ré-incarcéré le 23 octobre 1986, à la suite d'un nouveau vol. Condamné à un an de prison, il bénéficie d'une permission de sortie, le 4 mai 1987, durant laquelle il menace de mort une femme dans laquelle il avoue avoir tué en compagnie de Christian Gay. Arrêté le 26 mai, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Il est libéré le . Le 2 juin 2005, il enlève Nelly Crémel, joggeuse de 39 ans, en compagnie de Serge Mathey, 25 ans, puis la tuent dans un bois. Arrêté le 12 juin, Gateau sera condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans[24]. | Maison centrale d'Ensisheim[24] | ||
| Thierry Coppola (66 ans) |
|
En 1980, Thierry Coppola, 20 ans, est incarcéré pour vol à main armée. Condamné à 8 ans d'emprisonnement, il est libéré en octobre 1985. Le 26 mars 1986, il braque Jean-Claude Henry, pompiste de 38 ans, et le tue car celui-ci se débat. Deux jours plus tard, Coppola tue un chauffeur de taxi. C'est à bord de ce véhicule qu'il est arrêté et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 18 ans. Libéré en 2009, après 23 ans de détention, Coppola cambriole un ancien codétenu, le 12 juillet, et le menace de mort. Cinq mois plus tard, confondu par son ADN, il est arrêté et condamné à quatre ans de prison avec révocation de sa libération ; il reprend sa peine de réclusion criminelle à perpétuité. Libéré en janvier 2019, il reprend contact avec Bruno Voviaux, un autre ancien codétenu. Le 30 octobre, Coppola tue Voviaux dans la forêt de Bouconne. Arrêté le lendemain, il est de nouveau condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période sûreté de 18 ans[25],[26],[27]. | Maison centrale de Clairvaux[27] | ||
| Jean-Marc Dallon (78 ans) |
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Le , Jean-Marc Dallon prend Mireille Louis, 15 ans, en auto-stop. Selon ses déclarations, il aurait posé sa main sur la cuisse de l'adolescente, qui aurait pris peur et serait sortie du véhicule. Dallon se saisit de son fusil et touche mortellement la victime, qui sera retrouvée morte le lendemain. Arrêté le 6 octobre, il est condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Libéré en 1994, il agresse un cycliste, en mai 1995, sans être identifié. Deux mois après l'agression, Dallon tue une automobiliste sexagénaire, qui sera retrouvée bâillonnée dans un champ. Arrêté, il sera condamné à la réclusion criminelle à perpétuité[28]. | |||
| Philippe Pacque (69 ans) |
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Entre le 22 et le 29 mars 1983, Philippe Pacque, 25 ans, tente de tuer trois jeunes filles au couteau, sans y parvenir. Le 11 mai, il prend en auto-stop Dominique Crété, 16 ans, et la tue dans un bois d'Amiens de 18 coups de couteau. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Libéré en 2001, Pacque est ré-incarcéré, en 2005, pour conduite en état d'ivresse, et sa libération conditionnelle est révoquée. Placé en semi-liberté, en mai 2011, il est libéré quatre mois plus tard. Le 4 janvier 2012, Pacque tente de tuer Céline Vidal, une éducatrice d'un foyer d’insertion Caennais, de trois coups de cutter. Il est ré-incarcéré et est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Le 25 mai 2021, à la Maison centrale de Saint-Martin-de-Ré, Pacque tente d’étrangler sa psychologue. Il est de nouveau condamné à la réclusion criminelle à perpétuité[29],[30],[31],[32]. | Maison centrale de Saint-Martin-de-Ré[31] | ||
| Michel Proot (73 ans)[33] |
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Le 14 août 1980, Michel Proot tue Paul Bail, 64 ans, en étranglant à l'aide d'un lacet. Le corps est retrouvé trois jours plus tard. Condamné à 20 ans de réclusion criminelle, en Belgique, il est libéré en 1988 et déménage en France. Proot tue son épouse, le 25 octobre 1993, avant de tuer une retraitée, le , qu'il voulait faire passer pour sa femme disparue. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, il est incarcéré au Centre de détention de Muret, avant d'être transféré à la Centrale de Saint-Maur, à la suite d'une tentative d'évasion, en 2007[34]. | Maison centrale de Saint-Maur[34] | ||
| Franck Siegler (58 ans) |
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Dans la nuit de 11 au 12 février 1986, Franck Siegler, 18 ans, tue un jeune homosexuel de 24 ans, après que celui-ci lui ait fait des avances. Il est condamné à 10 ans de réclusion criminelle. En juin 1988, Siegler voit sa peine rallongée de quatre mois après une mutinerie à la Maison d'arrêt de Besançon. Libéré en 1993, il est ré-incarcéré en 1994, après avoir commis un vol, et condamné à un an de prison. Bénéficiant d'une permission de sortie, en 1995, Siegler s'évade de prison, mais est capturé et condamné à trois ans de prison. Il voit sa peine rallongée d'un an, après une tentative d'évasion, commise en juin 1995. Il est libéré en 1998. Le 21 septembre, Siegler agresse un chauffeur de taxi, qu'il gaze à l'aide d'une bombe lacrymogène, puis lui vole ses papiers. Il est arrêté, en novembre, puis ré-incarcéré. Condamné à 10 ans de prison, il verra sa peine rallongé, en 2000 et 2001, après deux tentative d'évasion. Le 13 mars 2007, Siegler bénéficie d'une permission de sortie, mais ne réintègre pas la maison d'arrêt. Le 20 mars, il tue Philippe Vuillet, 33 ans, et lui vole ses papiers. Il est arrêté, le 5 avril, puis ré-incarcéré. Le 1er juillet 2010, Siegler est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 18 ans. Le 9 janvier 2017, incarcéré à la Maison d'arrêt de Vendin-le-Vieil, il tue Geoffrey Debouver, un codétenu de 27 ans. Il est condamné, le 2 avril 2021, à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans[35],[36],[37],[38]. | Maison d'arrêt de Besançon, Centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin-Neufmontiers, Centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, Centre pénitentiaire d'Alençon-Condé-sur-Sarthe | ||
| Didier Gentil (62 ans) | - en cours (38 ans, 1 mois et 14 jours) | Auteur du viol et du meurtre de Céline Jourdan, 6 ans et demi, le 26 juillet 1988. Arrêté le lendemain des faits, il reconnaît les faits de viol, mais accuse Richard Roman du meurtre. Après quatre ans de détention, Roman est acquitté, le 17 décembre 1992, tandis que Gentil est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 28 ans. En avril 1997, Gentil comparaît avec Francis Heaulme pour le meurtre de Laurent Bureau, en mai 1986, mais tous deux sont acquittés[39],[40]. | Maison d'arrêt de Grenoble-Varces, Centre pénitentiaire de Marseille[41],[42]. | ||
| Thierry El Borgi (57 ans) | - en cours (37 ans, 1 mois et 23 jours) | Déserteurs de la Base aérienne 101 Toulouse-Francazal, ils violent puis tuent Isabelle Rabou, 23 ans, le 30 mai 1989. Le 13 juillet 1989, prennent en stop Noria Boussedra, 17 ans, et Luisa De Azevedo, 12 ans, à la sortie de Muret. Violent Luisa, puis étranglent et poignardent les deux filles. Le 18 juillet 1989, abattent un garde-chasse dans l'Isère. À leur procès, ils sont défendus par Éric Dupond-Moretti et condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 30 ans. | Prison Saint-Michel (Toulouse) (1989)[43]. | ||
| Philippe Siauve (57 ans) | |||||
| Willy Van Coppernolle
(83 ans) |
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Entre 1965 et 1989, Willy Van Coppernolle agresse sexuellement au moins sept jeunes garçons et jeunes hommes. Après sa dernière arrestation, en 1989, il est condamné à cinq ans de prison et est libéré le 22 mars 1993. Cinq jours plus tard, Van Coppernolle enlève Abdel Dkhissi, 11 ans, sur un parking de Remoulins. Il le viole et le tue, avant de jeter son corps dans un précipice. Dans la nuit du 3 au 4 avril, il viole deux auto-stoppeurs de 15 et 16 ans. Ceux-ci donneront le modèle de voiture de leur agresseur et permettra d'arrêter Van Coppernolle, le 19 avril 1993. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, il est toujours incarcéré à cette date et soupçonné d'être l'auteur de certains meurtres parmi les Disparus de l'Isère[44],[45],[46],[47]. | Maison centrale d'Ensisheim | ||
| Vincenzo Aiutino
(56 ans) |
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En février 1990, Vincenzo Aiutino, 19 ans, est incarcéré pour agressions sexuelles et condamné à trois ans de prison dont un avec sursis et sort de prison le 14 mars 1991. Entre le 6 août 1991 et le 24 février 1992, à 21 ans, Aiutino tue trois femmes, âgées de 20 à 41 ans. Arrêté le 27 février 1992, il est d'abord incarcéré en Belgique, avant d'être extradé vers la France, le 19 août 1993. Il est condamné, le 6 mars 1998, à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 18 ans[48]. | Maison d'arrêt de Nancy-Maxéville[49] | ||
| Lucien-Gilles de Vallière
(58 ans) |
- en cours (35 ans, 5 mois et 16 jours) | Le , Lucien-Gilles de Vallière, 18 ans, s'introduit dans l'appartement de Sophie Bouvier, 10 ans, et la tue par noyade alors qu'elle s'y trouve seule. Il quitte les lieux en croisant le frère de la victime, qui dressera un portrait-robot. Un rapprochement est fait avec une agression sexuelle et une tentative de meurtre commises dans les parages. Après huit autres attaques, Vallière est arrêté par hasard, le , alors qu'il se rôdait dans les rues. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 30 ans, celle-ci est ramenée à 22 ans après recours en cassation[50]. | Centre de détention de Melun[51]. | ||
| Rémy Roy
(68 ans) |
- en cours (34 ans, 9 mois et 16 jours) | Désœuvré et sans emploi, il échange des correspondances sur le Minitel rose. Il y tue trois hommes et tente d'en tuer un quatrième, entre octobre 1990 et octobre 1991, sur la base de rapports sadomasochistes. La victime survivante permet d'établir une description de son assaillant. Roy est arrêté le 25 novembre 1991 et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 18 ans[52],[53]. | |||
| Francis Heaulme (67 ans) | - en cours (34 ans, 8 mois et 3 jours) | Marginal, alcoolique et affabulateur, il mène une vie vagabonde trouvant parfois un petit emploi de maçon. Tueur actif de 1984 à son arrestation en 1992, on lui connait 11 victimes, hommes, femmes et enfants de tous âges, dont le seul point commun est d'avoir croisé Heaulme le mauvais jour. L'enquête est difficile car Heaulme est sans domicile fixe et a sillonné la France à pied pendant plusieurs années, embrouille les enquêteurs en ne donnant ses informations que par bribes mélangeant les affaires. Arrêté grâce au travail du gendarme Jean-François Abgrall, successivement suspecté et jugé entre 1994 et 2020 dans une enquête-fleuve, il est condamné trois fois à la perpétuité dans des affaires différentes, trois fois à trente ans de prison, une fois à vingt ans, une fois à quinze ans. | Maison centrale d'Ensisheim | ||
| Alain Lenestour (70 ans) | - en cours (31 ans et 25 jours) | Dans la nuit du 6 au 7 juin 1995, Patricia Pernin-Péquet, 36, son fils Yoann, 12 ans, et sa mère Marcelle Rousseau, 63 ans, disparaissent à Lozay. Alain Lenestour, compagnon de la première et beau-fils de la troisième, devient rapidement le principal suspect, après que Patricia ait annoncé de le quitter. Le 16 août 1995, Lenestour est arrêté et incarcéré pour assassinats, malgré ses dénégations. Il est condamné, le 23 janvier 1998, à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 18 ans. Le 10 décembre 2022, toujours incarcéré, Lenestour tente d'étrangler sa nouvelle compagne. Le 12 décembre 2024, il écope de deux ans de prison supplémentaires. Les corps des trois victimes n'ont jamais été retrouvés[54]. | |||
| Boualem Bensaïd
(58 ans) |
- en cours (30 ans et 10 mois) | Entre juillet et octobre 1995, une série d’attaques terroristes islamistes sont perpétrés à Paris, Cailloux-sur-Fontaines et Villeurbanne, faisant 8 morts et 190 blessés, par le Groupe islamique armé (GIA), basé en Algérie ; pays frappé par la guerre civile. Bensaïd et Belkacem sont respectivement arrêté les 1er et 2 novembre 1995 et incarcérés. Il seront condamnés, le 30 octobre 2002, à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 18 ans pour Belkacem et de 22 ans pour Bensaïd. Libérable à partir de 2013, Belkacem voit sa peine rallongée au minimum jusqu'en 2030, après une série d'incidents commis en détention. Bensaïd devait initialement être libéré le 1er août 2025, mais n'a pas pu être expulsé vers l'Algérie. Depuis décembre 2025, tous deux sont mis en examen pour l'assassinat de l’imam Abdelbaki Sahraoui, le 11 juillet 1995[55],[56],[57],[58]. | |||
| Smaïn Aït Ali Belkacem
(58 ans) |
- en cours (30 ans, 10 mois et 8 jours) | ||||
α. Intervalle entre l'interpellation ou l'arrestation (selon les données disponibles) et la levée d'écrou, éventuellement sous la forme de libération conditionnelle. Bien qu'il s'agisse d'une privation de liberté, l'internement d'office en hôpital psychiatrique n'est pas considéré dans la durée de détention de cette liste, n'étant pas lié à une condamnation judiciaire. Le cas de la rétention de sécurité ne s'est pas présenté en pratique pour cette liste en raison du caractère récent de cette mesure, qui ne s'applique qu'aux condamnations prononcées à partir de 2008.
Anciens détenus
Cette liste concerne les prisonniers ayant purgé de très longues peines et étant sortis de détention, ou bien étant morts pendant l'exécution de leur peine.
| Personnes rapportées comme « plus ancien condamné de France » | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Criminel | Détention | Résumé | Prison | Issue | |
| Tommy Recco (1934-2025) |
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Le , Tommy Recco tue son parrain, garde de pêche, pour éviter une amende pour braconnage à Propriano. Condamné à perpétuité, il est en libération conditionnelle en 1977 pour bonne conduite. Il s'installe à Marseille. En 1979 un braquage sanglant se produit mais sans témoin. Le , un triple meurtre, dont une petite fille de 11 ans, se produit. Il nie son implication mais est condamné à perpétuité avec sûreté de 18 ans. Ses demandes de libération sont refusées (la 22e, le ). | Centre pénitentiaire de Borgo | Mort le dans un hôpital de Marseille | |
| Maurice Gateaux (1936-2019) | - (51 ans, 3 mois et 4 jours) | En mai 1966, Maurice Gateaux a 30 ans et est condamné à 20 ans de prison pour coups mortels et vol qualifié. Le , il tue un gardien de prison avec une paire de ciseaux, et est condamné à perpétuité. Bénéficiant d'une suspension de peine pour raisons de santé, il est transféré dans un Ehpad à quelques jours de son 80e anniversaire, après avoir effectué la plus longue incarcération ininterrompue de France. | Maison centrale de Nîmes (1966), Centre pénitentiaire de Château-Thierry (- juillet 2016) | Mort le dans un Ehpad de Soissons | |
| André Pauletto (1936-2016)[59] |
|
En 1960, il est condamné à 4 ans pour avoir poignardé sa compagne, une prostituée marseillaise, puis en 1967 tue sa femme Lucette Baudry et est condamné à 20 ans; au cours d'une permission de sortie, il viole et tue sa fille Yvonne de 10 ans[60]. Condamné à mort en 1981 pour le meurtre de sa fille, il échappe à l'exécution au bénéfice de la récente abolition[61]. | Centre pénitentiaire de Caen | Mort en prison le à 80 ans[62],[63],[64] | |
| Pierre-Just Marny (1943-2011) |
|
Originaire de Martinique, surnommé « La Panthère noire », il est arrêté en 1963 pour vols, il est libéré deux ans plus tard. Il entreprend de se venger de ses complices qui ne lui ont pas donné sa part de son butin, et fait 3 morts dont un jeune enfant. Évadé, blessé par la police dans sa fuite, soutenu par la foule, il est discrètement exfiltré vers Paris. Il est détenu jusqu'en 2007 en métropole, puis transféré en Martinique où il est accueilli triomphalement par les détenus. Succède à Lucien Léger comme plus ancien détenu de France. | Unité psychiatrique de Sarreguemines, puis de Montfavet, puis transféré au Centre pénitentiaire de Ducos (Martinique) | Mort en prison (suicide) le | |
| Milivoj Milosavljevic
(1950-2022)[65] |
- (44 ans, 3 mois et 24 jours) | En novembre 1977, Milivoj Milosavljevic agresse plusieurs femmes et tue deux d'entre-elles. Il est arrêté après qu'une jeune policière, Martine Monteil, se soit fait passer pour sa prochaine victime. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, il meurt en prison, le 14 mars 2022, après 44 ans de détention[66],[67]. | Maison d'arrêt de Nancy-Maxéville | Mort en prison le 14 mars 2022[67]. | |
| Serge Le Bon | 1972-2016 (44 ans) | Condamné à la perpétuité pour le meurtre de son père en 1972 à Saint-Joseph, alors qu'il a 20 ans. À son transfert à la Réunion en 2014[68], il avait effectué 42 ans d'une incarcération ininterrompue. | Centre de détention de Val-de-Reuil (1972-2014) ; Centre de détention du Port[9] (2014-2016) | Libéré en 2016[69],[70] | |
| L'Homme au masque de fer | 1661 (selon Voltaire)- (42 ans) | Pour référence historique, l'Homme au masque de fer fut un prisonnier de la seconde moitié du XVIIe siècle dont l'identité n'est pas connue avec certitude. Une cinquantaine d'hypothèses impliquant des complots au plus haut niveau de la Royauté ont été avancées pour expliquer son identité et la raison de son emprisonnement. | Île Sainte-Marguerite (îles de Lérins) puis Bastille | Mort en prison le | |
| Lucien Léger (1937-2008) | - (41 ans, 2 mois et 28 jours) | Le jeune garçon Luc Taron disparait le 26 mai 1964 et est retrouvé étranglé. La police reçoit 56 lettres de l'assassin surnommé « L'étrangleur » revendiquant le meurtre. Lucien Léger se présente à la police et signale la disparition de sa voiture, retrouvée par la suite maculée de sang. On retrouve à son domicile un projet de roman intitulé Journal d'un assassin. Il est condamné en 1966 à perpétuité avec peine d'épreuve de 15 ans, à l'âge de 29 ans. Certains le considèrent comme victime d'une erreur judiciaire, étant mythomane, narcissique et manipulateur, il aurait pu s'accuser du meurtre pour chercher la célébrité. | Maison d'arrêt de Versailles (1964)[71], Centre pénitentiaire de Château-Thierry (années 1970)[72], Centre de détention de Bapaume[73] | Libéré le 3 octobre 2005 à 68 ans, il habite à Landas puis à Laon et meurt à son domicile en juillet 2008. | |
| Georges Ibrahim Abdallah (75 ans) | - (40 ans, 9 mois et 1 jour) | Membre du Front populaire de libération de la Palestine et d'autres organisations libanaises et syriennes, il est reconnu complice de l'assassinat de deux agents de renseignement américains et un israélien en 1982. Condamné à la perpétuité, il continue son engagement militant révolutionnaire en prison. Il dépose au moins neuf demandes de libération. Sa libération et expulsion vers le Liban est décidée le 17 juillet 2025. Il est libéré huit jours plus tard[74]. | Centre pénitentiaire de Lannemezan[75]. | Libéré le 25 juillet 2025 | |
| Michel Cardon (1951-) | - (40 ans, 7 mois et 3 jours) | Dans la nuit du 25 au 26 octobre 1977, Michel Cardon de 26 ans et un complice commettent un cambriolage au domicile de René Roullet à Amiens, plombier retraité et invalide. La victime est battue à mort pour avoir refusé de révéler la cachette de ses économies. Les deux cambrioleurs emportent divers objets pour un butin de 200 francs. Les deux accusés sont présentés comme illettrés et alcooliques, mais sans anomalie mentale, et vivaient de la vente de vieux cartons et de ferraille. Michel Cardon risque alors la peine de mort, deux ans avant son abolition en France. Durant son emprisonnement, Michel Cardon n'aurait reçu aucune visite, et sa demande de libération conditionnelle a été effectuée par un avocat ayant entendu parler de lui dans la presse en 2016. Il a été considéré plus ancien détenu parmi ceux condamnés pour un seul fait. | Centre de détention de Bapaume | En libération conditionnelle au à 67 ans, hébergé au Centre d'hébergement et de réinsertion sociale du Val-d'Oise. | |
| Albert Pel (1849-1924) | - (39 ans, 10 mois et 23 jours) | Le , Élise Boehmer disparaît, après être tombée malade dans les jours précédents. Durant la nuit, Pel masque les fenêtres avec des étoffes noires et des tapis. Par ailleurs, une odeur épouvantable vient de la cuisine, alors que Pel alimente de grands feux dans un four. Quatre autres personnes de son entourage sont mortes dans des conditions douteuses, entre 1872 et 1880. Condamné à la peine de mort, sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité après recours en cassation. Il est mort le , au Bagne de Cayenne[76]. | Bagne de Cayenne | Mort au Bagne de Cayenne, le [76]. | |
| Jean-Luc Rivière
(1956-) |
- (36 ans, 8 mois et 18 jours) | Jean-Luc Rivière qui a 21 ans, est arrêté le 6 février 1978[77] pour le meurtre d'Irène Sobon, 36 ans, et sa fille Sandrine de 5 ans, à Méricourt[78]. Le butin du meurtre est le porte-monnaie de la victime avec 150 francs ainsi que quatre paquets de cigarettes. Il a déjà été condamné pour proxénétisme et est décrit comme fou. Condamné à mort, sa peine est commuée à l'abolition en prison à perpétuité avec peine de sûreté de 15 ans[79]. Devenu fou en prison, diagnostiqué psychotique et suicidaire en raison de son enfermement, il fait condamner la France à la CEDH en 2006 pour ne pas protéger sa santé mentale[80]. Il refuse un transfert au Centre pénitentiaire de Château-Thierry spécialisé en psychiatrie[80]. Marié en 1990, libérable en juillet 1991 pour bon parcours, transféré à La Réunion en mai 1992 pour son projet de réinsertion, il ne sort pas et finit par divorcer. Il est placé en régime de semi-liberté en 2013[81] puis sort de prison le 24 octobre 2014[82]. | Maison centrale de Riom, Centre pénitentiaire de Saint-Denis (1992-1999), Centre pénitentiaire de Fresnes (1999-2001), Centre de détention de Val-de-Reuil (2001-) | Sortie de prison rapportée par la presse datée du [83] | |
| Casanova Agamemnon (1950-) |
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Le , Casanova Agamemnon âgé de 19 ans poignarde son patron à Saint-Denis de La Réunion pour une dispute à propos d'un vol. Il est condamné à perpétuité le , échappant à la peine de mort étant mineur (la majorité est à 21 ans à l'époque). Il s'évade en octobre 1971 et est repris une semaine plus tard. Il est transféré dans différents quartiers de haute sécurité en métropole. Il est en libération conditionnelle en mai 1985. Le 26 février 1986, il blesse sa compagne par balle, tue son propre frère pour une dispute sur l'héritage parental, et est accusé de violer une femme. Acquitté du viol et de la tentative de meurtre (classé accident), il est condamné à 10 ans pour le meurtre de son frère, annulant ainsi sa libération conditionnelle et reprenant le cours de sa précédente condamnation à perpétuité. Il dépose 18 demandes de libération (refusées) depuis 1991, et se marie en 2017 (en prison). Il est transféré à la Réunion le même jour que Serge Le Bon en 2014. Il avait à cette date accumulé plus d'années d'incarcérations que ce dernier, mais les a effectuées en deux séjours distincts[68]. | Centre de détention de Val-de-Reuil puis Centre pénitentiaire de Saint-Denis | En libération conditionnelle au , sous bracelet électronique pendant 1 an puis sous contrôle judiciaire. | |
| Marie-Claire F. (1944-) | 1973-1980 ; 1985-2018 (40 ans) | Incarcérée en Guadeloupe pendant 7 ans à partir de 1973. Cinq ans après sa sortie, elle est incarcérée pour meurtre et est transférée à Rennes, seul établissement féminin adapté aux longues peines[2]. Elle est transférée en 1997 dans l'unité psychiatrique du Centre hospitalier Guillaume-Régnier et est maintenue sous stricte surveillance en raison de son statut de prisonnière. Après des lettres sans réponse à François Hollande en 2015, son avocate décide de rendre publique une demande de grâce à Emmanuel Macron, en 2018, effectuée à l'âge de 74 ans[84]. La demande a pour objet de d'obtenir des droits équivalents aux autres internés en psychiatrie, qui ont droit à des sorties à la mer et au marché, à communiquer par téléphone, et à recevoir des soins de médecins extérieurs à l'hôpital. Emmanuel Macron pour sa première grâce présidentielle, commue la perpétuité en peine de 20 ans[85],[86]. | Guadeloupe (1973-1980) ; Centre pénitentiaire pour femmes de Rennes (1985-1997) ; Centre hospitalier Guillaume-Régnier (1997-2018) | Bénéficie d'une grâce présidentielle en 2018 ; en soins psychiatriques sans consentement au Centre hospitalier Guillaume-Régnier | |
| Bernard Pesquet
(1922-2009) |
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Le , Bernard Pesquet tue son ami, avec qui il entretient des relations homosexuelles. Condamné aux travaux forcés à perpétuité, il est libéré le , après 20 ans de détention. Il commet cinq autres assassinats entre et . Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, il est mort à la maison d’arrêt de Fresnes, le [87]. | Centre pénitentiaire de Fresnes | Mort en prison, le [87]. | |
| Patrick Henry (1953-2017) |
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Le , Patrick Henry enlève le jeune Philippe Bertrand, 7 ans et réclame une rançon, et tue l'otage. La France a peur. Détenu le plus célèbre de France, son procès a été celui de la peine de mort. Condamné à perpétuité et déclarant aux jurés « vous n'aurez pas à le regretter », il purge 25 ans pendant lesquels il fait des études d'informatique. Il est libéré le et travaille dans une imprimerie. Condamné en premier à une amende pour vol à l'étalage commis le , il est arrêté le en Espagne en possession de 10 kg de cannabis, condamné à 4 ans de prison en Espagne[88] puis extradé en France où il reprend sa condamnation à perpétuité. Appelé « plus ancien détenu de France » en 2017[89]. | Centre pénitentiaire de Caen (-2001) « pendant vingt ans »[90],[91],[92] ; Centro Penitenciario de Valdemoro (Espagne, 2002) ; Maison centrale de Saint-Maur (2011) ; Centre de détention de Melun (2012-) | Transféré à l'hôpital le à 64 ans, il y meurt 78 jours plus tard[93]. | |
| Philippe El Shennawy (1954-) |
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Arrêté à l'âge de 20 ans pour le braquage d'une banque, il est condamné à perpétuité, peine réduite à 20 ans. Libéré, il est sous le coup d'une interdiction de séjour à Paris, mais s'y rend pour visiter son fils, et est condamné de nouveau à 15 ans[94]. | 26 prisons différentes | Bénéficie d'une grâce présidentielle, en liberté conditionnelle le , sous bracelet électronique pendant 2 ans[95] | |
| Albert Millet
(1929-2007) |
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Le , Albert Millet tue une femme à Hyères, après avoir tenté de tuer son amoureuse. Condamné à mort, sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité, avant d'être de nouveau commuée, à 20 ans de réclusion criminelle, en 1968. Libéré le , il tue son épouse, dans la nuit du 12 au , alors que celle-ci souhaite le quitter. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, sa peine est réduite à 25 ans de réclusion criminelle. Libéré en décembre 2001, il agresse violemment sa compagne, le , à Nice. Condamné à 7 ans de prison, il est libéré en août 2007 et retourne s'installer à Hyères. Trois mois plus tard, il tente de tuer sa compagne et tue un ami, au cours d'une soirée alcoolisée, avant de se suicider. | Centre pénitentiaire de Marseille | Dernièrement libéré en août 2007, il se suicide trois mois plus tard, après avoir tué un homme et tenté de tuer sa compagne. | |
| Michel Sydor
(1929-2014) |
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Vers 1950, Sydor tue une prostituée à la suite d'un différend. Condamné à 5 ans de travaux forcés, il est libéré avant d'assassiner son épouse, en décembre 1961, alors que celle-ci souhaite le quitter. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité sa peine est réduite à 20 ans de réclusion criminelle, en 1972. Libéré en 1978, il viole et tue Jessica Blanc, 7 ans, le à Vacheresse. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 30 ans, Sydor meurt à la Maison centrale d'Ensisheim, le [96]. | Maison centrale d'Ensisheim[96] | Mort en prison, le [96]. | |
| Jacques Fruminet
(1959-2014) |
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Jacques Fruminet est incarcéré pour vol avec violence, en octobre 1979. Condamné à huit mois de prison, il est libéré le 27 mai 1980. Le lendemain soir, Fruminet tue et tente de violer une vieille dame de son village. Il est arrêté le lendemain et condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Libéré en juin 1989, il agresse et vole une vieille dame trois mois plus tard. Condamné à quatre ans de prison, il bénéficie d'une permission de sortie, en décembre 1991, au cours de laquelle il agresse sexuellement deux femmes. Condamné à 9 ans de prison, il est libéré le 11 mai 1998. Les 13 et 20 novembre de la même année, Fruminet tue deux femme de 41 et 33 ans. Arrêté le 22 novembre, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Il meurt à la Maison d'arrêt de Nancy-Maxéville, le 7 juin 2014[97],[98],[99]. | Maison centrale d'Ensisheim, Maison d'arrêt de Nancy-Maxéville[97],[98],[99] | Mort en prison, le 7 juin 2014[99]. | |
Comparaison avec d'autres pays
Le plus long détenu d'Australie serait Charles Foussard, détenu de 1903 à 1974 pour avoir tué un vieil homme et volé ses bottes, mort en prison après 70 ans et 303 jours de détention.
Le plus long détenu aux États-Unis serait Francis Clifford Smith, né le , emprisonné le pour le meurtre d'un gardien de nuit, libéré en après plus de soixante-dix années de détention[100], à l'âge de 97 ans.
En Allemagne, Hans-Georg Neumann (en) est emprisonné pour meurtre de 1962 à sa mort en 2022.
La plus longue détention du Royaume-Uni est celle du tueur en série britannique John Straffen (en), détenu pendant 55 ans pour trois meurtres (le dernier, une petite fille de cinq ans, a été commis pendant son évasion de quelques heures de l'hôpital psychiatrique où il était interné).