Profanation à la tête de porc

From Wikipedia, the free encyclopedia

Tête de porc telle que celles utilisées pour effectuer ces profanations.

La profanation à la tête de porc[1],[2],[3] est un type de profanation consistant en l’exhibition d'une tête de cochon dans ou à proximité de lieux culturels[4], cultuels ou administratifs[5],[6] liés, ou prétendument liés, à une culture excluant le porc de ses règles alimentaires.

Ce sont ainsi généralement les religions musulmane et judaïque[6] qui sont visées, et par extension les cultures, peuples ou pays qui leur sont prétendument liés comme les cultures musulmane et juive, les Arabes, les Juifs, les pays arabes[réf. nécessaire] ou encore Israël[6].

L'acte consiste en l'exhibition d'une (parfois plusieurs[7]) tête de cochon séparée du corps de l'animal et volontairement disposée pour être visible par les passants ou les visiteurs du lieu concerné.

La tête peut être soit déposée au sol devant le lieu[8],[9], soit déposée dans un élément décoratif comme un pot de fleur[10] ou des colonnes d'entrées[11], ou bien empalée dans la grille d'entrée[5].

D'autres parties du corps du cochon peuvent être utilisées pour ces profanations, comme ses pieds[12],[13] ou encore le corps entier d'un porcelet[14]. De manière additionnelle, du sang de porc peut être aspergé sur le sol ou les murs[8]. Il existe aussi des cas d'utilisation de têtes de sanglier, comme en France dans la Haute-Marne en 2014[15] ou en Corse en 2013[16].

Cette pratique a pour objectif d'offenser les visiteurs ou propriétaires du lieu concerné, en France principalement la communauté musulmane. Elle est donc généralement assimilée à de l'islamophobie, et à de l'antisémitisme en cas d'offense ciblant les juifs.

En effet, le culte musulman et par extension la culture musulmane réprouve la consommation du porc, qui est considéré comme un interdit alimentaire (voir Halal et Haram) ; de même pour le culte judaïque et par extension pour la population juive qui réprouve ceci en accord avec les règles religieuses de la cacherout.

Objectifs recherchés et réactions

Ces actes expriment un rejet de la religion incriminée. Certaines de ces profanations ont lieu durant des périodes religieuses précises (comme le Ramadan[12]) ou bien durant la phase de construction d'un lieu de culte (comme à Tahiti)[8].

Certains auteurs expriment aussi une défiance à travers un lien supposé entre l'Islam et les attentats perpétrés en France[17].

Des associations musulmanes comme le CCIF, bien qu'opposée à la consommation de sa chair, rappelle que « les musulmans, s'ils ne mangent pas de porc, ne fuient pas devant un bout de cochon »[14].

En France, le gouvernement français condamne fermement ces pratiques. Manuel Valls, Premier ministre français en 2014, dira au sujet d'une profanation menée à Blois[18] : « Je condamne avec la plus grande fermeté ces actes insupportables. (…) Ces actes vils et odieux, en visant délibérément un lieu de culte musulman, n'ont qu'un seul objectif : s'en prendre aux fondements de notre République. (Je vous) assure de la mobilisation des services de police pour identifier et interpeller les auteurs. »

Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman et du Rassemblement des musulmans de France, dénonce « une ambiance malsaine, où les musulmans font l'objet d'actes de stigmatisation »[5].

Pratique

Précédent dans l'histoire

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI