Putain Putain est une chanson trilingue, chantée principalement en français, mais avec des phrases en dialecte ostendais (un type de flamand occidental[4], sa langue maternelle) et en anglais. Les paroles sont surtout une série d'observations absurdes et décousues. Le chanteur affirme n'être ni communiste, ni cycliste, ni catholique, ni footballeur. Il mentionne qu'il aime les femmes et les garçons et, « comme je l'ai déjà dit : j'aime les bites ». Chantant en dialecte ostendais, il fait des observations sur la longueur et la circonférence des pénis, et conclut en flamant :
« Une petite grosse – elle fait des ravages – une longue et fine – c’est bon à l’intérieur – j’en ai une petite, mais elle tire loin. »[5],[6]
Revenant au français, le chanteur affirme ensuite que certains parlent beaucoup mais agissent peu, tandis que d’autres meurent de faim. Dans les derniers couplets, il invite une jeune fille joyeuse à lui prendre la main, car « le samedi soir, le monde entier prendra un bain », concluant par des vers en anglais : « Les riches sont peut-être riches, les pauvres sont peut-être pauvres. Ils se tabassent tous. »
Le refrain de Putain Putain dit « Putain, putain, c'est vachement bien. Nous sommes quand-même tous des Européens. » Pour plaisanter, une chanteuse (Julia Lo'ko[1]) fredonne le « Te Deum » de Marc-Antoine Charpentier, célèbre pour être le thème du Concours Eurovision de la chanson. Interviewé par Ray Cokes en 1986, Arno explique qu'il se sent européen car, au quotidien, il parle plusieurs langues. Il parle français avec sa petite amie et flamand, français, anglais et un peu allemand avec ses amis[7].
En 2021, Arno a enregistré une nouvelle version de Putain Putain sur son album solo Vivre[8].