Péaule
commune française du département du Morbihan
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Péaule [peol] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Elle fait partie du canton de Questembert et dépend de l'arrondissement de Vannes.
| Péaule | |||||
Entrée du doyenné. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Morbihan | ||||
| Arrondissement | Vannes | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Arc Sud Bretagne | ||||
| Maire Mandat |
Jean-François Bréger 2026-2032 |
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| Code postal | 56130 | ||||
| Code commune | 56153 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Péaulais, Péaulaise | ||||
| Population municipale |
2 929 hab. (2023 |
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| Densité | 75 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
14 875 hab. | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 34′ 57″ nord, 2° 21′ 18″ ouest | ||||
| Altitude | 80 m Min. 0 m Max. 92 m |
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| Superficie | 39,25 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Muzillac | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.peaule.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
Péaule est une petite commune de 2 516 habitants qui se situe au sud-est du Morbihan (Bretagne). Son territoire est bordé en grande partie à l'est par le cours de la Vilaine. Au XIVe siècle, les seigneurs de Rochefort tentent d'établir un passage entre le village de Port-er-Gerbes en Nivillac et Peaule mais ils se heurtent à l'opposition des moines de l'abbaye de Prières qui craignent la concurrence pour leurs propres péages[1]. C'est à proximité de ce passage que le ruisseau de Trévelo se jette dans la Vilaine, il limite le territoire communal avec sa vallée en auge où il divague, bordé d'un escarpement qui crée des paysages pittoresques.
Communes les plus proches :
- Le Guerno (contigüe) ;
- Marzan (contigüe) ;
- Limerzel (contigüe) ;
- Caden (contigüe) ;
- Arzal à 10 km (11 min) ;
- La Roche-Bernard à 10 km (12 min) ;
- Muzillac à 10,3 km (10 min) ;
- Béganne (contigüe) ;
- Noyal-Muzillac à 11,5 km (12 min) ;
- Questembert à 12,3 km (13 min) ;
- Billiers à 13,1 km (14 min).
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vilaine, le Trévelo, le Mazan[2], l'Étang du Doyenné[3] et divers autres petits cours d'eau[4],[Carte 1].
La Vilaine, d'une longueur de 218 km, prend sa source dans la commune de Juvigné et se jette dans l'Océan Atlantique à Camoël, après avoir traversé 56 communes[5].
Le Trévelo, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune de Questembert et se jette dans la Vilaine à Nivillac, après avoir traversé six communes[6].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la retenue d'Arzal, d'une superficie totale de 383,2 ha (39,16 ha sur la commune) et l'étang du Doyenné (1,48 ha)[Carte 1],[7].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 859 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Arzal à 7 km à vol d'oiseau[14], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 887,0 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Péaule est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18] et hors attraction des villes[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (75,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (31,5 %), zones agricoles hétérogènes (30,4 %), forêts (20,3 %), prairies (13,3 %), zones urbanisées (3,4 %), eaux continentales[Note 3] (1,1 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Attestations anciennes
Les sources écrites mentionnent les formes anciennes suivantes : Plebs Gablah en 833[22] et 876[23],[22], « Plebe que dicitur Gablah » en 876[22], Plebe Gavele en 1008[22], Plebs Gavele en 1011-1031[22], Pleaule en 1330[22] et en 1387[24],[22], Plœaule ou Plaule dans le procès de canonisation de saint Vincent Ferrier en 1454[25], Plegauele[réf. souhaitée] et Pléausle en 1481[22], Ploeaulle en 1427 et en 1464[22], Peaulle en 1477[22], Pleaule en 1516 et en 1552[22], Pliaulle en 1536[22], Peaulle en 1553 et en 1663[22], Peône en 1709[22], Peaule en 1760, en 1771[22] en 1793 et en 1801[26], Péaule en 1801[26].
D'après ce relevé, la graphie Péaule apparaît au début du XIXe siècle.
Étymologie
Pour Ernest Nègre, qui ne connaissait pas le breton, ce toponyme serait issu du vieux breton Ploiv-, Ploev- « église paroissiale » (comme certains toponymes en Pleu- / Plou- / Plé- / Plo-, etc.) et du breton gablau « fourche ». Le nom pourrait donc signifier « église paroissiale de la bifurcation »[27].
Pour Bernard Tanguy, le toponyme est formé du vieux breton Ploiv- « paroisse » et de l'hydronyme Gavale que l'on retrouve sous les formes Stergavale et Stergaul dans les actes du Cartulaire de Redon[28].
Pour Albert Dauzat, Péaule procède du latin plebs « paroisse », et de Eol, un hagionyme d'origine galloise. W.B.S. Smith et Théophile Jeusset identifient également cet hagionyme, qu'ils pensent retrouver dans la localité de Dineault[29].
Nom en gallo
En gallo, une prononciation du nom de la localité a été transcrite sous la forme « Pyaule » en 1954 par Henri-François Buffet[30],[31]. Les prononciations [pjol] et [pjɔ:l] ont également été rapportées[29].
Nom en breton
Une prononciation [pjol] est restituée par Philippe Blouët en 1985[29]. Les formes bretonnes Ploueol, Pioueole, Pleaol et Pleol ont été proposées[pas clair] à cette date ou avant[29].
Depuis 40 ans, seule la forme Pleaol est mentionnée dans la production écrite de langue bretonne, d'après la base de données toponymique KerOfis[22]. C'est également la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne[22].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 71,8 % des toponymes de la commune sont de langue bretonne[32].
Gentilés
Le gentilé est Péaulais, Péaulaise en français. En breton, le nom des habitants est Pleaoliz au masculin (singulier : Pleaoliad) et Pleaoladezed au féminin (singulier : Pleaoladez)[33].
Histoire
Plusieurs découvertes témoignent d'une occupation à l'époque laténienne et gallo-romaine. Un oppidum gaulois[34], près du village du Château, était relié au bourg actuel par une voie, passant à proximité de Kervidais, où ont été retrouvées des meules, et par Kermoué où les vestiges sont nombreux. Un peu au nord de cet axe, les fondations d'une construction avec hypocauste existaient au XIXe siècle[35]. Une autre voie traversait le bourg et reliait Limerzel au château de l'Isle en Marzan.
Cette ancienne paroisse primitive englobait, semble-t-il, le territoire de Limerzel. Jusqu'en 1790, elle a été le siège de l'un des neuf doyennés de l'évêché de Vannes qui regroupait quinze paroisses, puis seize avec le rattachement de Molac au XVIe siècle. Jusqu'au XVIIe siècle, au moins, elle abrite aussi une léproserie, appelée la Corderie, lieu d'habitation des lépreux, placé directement sous la dépendance de l'évêque de Vannes[36].
Depuis le XIIIe siècle, Péaule appartient à la seigneurie de Rochefort. Cependant, y sont enclavés plusieurs fiefs importants qui relèvent directement du duc de Bretagne, puis du roi[37]. Péaule dépend, en 1677, du fief de René Eustache de Lys. De 1790 à 1801, Péaule devient chef-lieu de canton avec Noyal, Marzan et Le Guerno comme dépendances. Après le débarquement manqué d'émigrés à Quiberon en , 22 chouans originaires de la paroisse de Péaule sont exécutés.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[44].
En 2023, la commune comptait 2 929 habitants[Note 4], en évolution de +9,21 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
- Carrière de pierre Men Arvor.
Culture et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Saint-Gaudence ou Saint-Gaudens (XVIe siècle puis XIXe au XXe siècles), reconstruite par l'architecte Joseph Caubert en 1905 et consacrée par l’évêque de Vannes Alcime-Armand-Pierre-Henri Gouraud en 1906. Le clocher, commencé avant la Première Guerre mondiale, est achevé en 1919.
- La chapelle Saint-Cornély (construite en 1872 avec les pierres de la chapelle Saint-Yves maudite[b], inaugurée le 16 septembre 1873), réédifiée par l'abbé Briand, doyen de la paroisse de Péaule.
- La chapelle Saint-André, reconstruite au début du XIXe siècle près du pont de l'Etier.
- La chapelle Saint-Michel (1860)
- L'ancienne chapelle Saint-Leufroy.
- L'ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste, édifiée au XVe siècle
- La croix de Bellon (XVIe siècle)
- La croix située au lieu-dit le Temple.
- Le calvaire (XXe siècle) situé au carrefour des routes de Marzan et de Villeneuve.
- Le château de Fescal (1760). L'abbé Berto y installa un orphelinat de 1939 jusqu'à la fin des années 1950 avant de pouvoir acheter la propriété de Pont-Callec en Cornouaille morbihannaise. Cette œuvre a donné naissance aux Dominicaines du Saint-Esprit.
- Le Vieux Doyenné (XVe au XVIe siècles). Cet édifice sert de presbytère jusqu’en 1912. La cheminée, avec inscription de 1534, est inscrite aux monuments historiques par arrêté du . Les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments, y compris la porte Nord de l'enceinte et le colombier sont inscrites par arrêté du [46] (propriété privée, ne se visite pas).
- Le manoir de la Salle, situé dans un parc boisé sur la rive droite du Trévelo, près du lieu-dit le Poteau. Propriété du vicomte Guy de Mentque.
- Le manoir de la Cour de Couéguel, situé route de Questembert.
- Le Vieux Doyenné
- Vue d'ensemble.
- Façade sur cour.
- Tour d'angle.
- Cheminée.
- Le manoir de Bellon (XVIe-XVIIe siècle), propriété de la famille Commelin (au XVIe siècle).
- La fontaine Saint-André, dédiée à sainte Barbe.
- La tombe de Carapibo (XVIIe siècle).
- La maison de prêtre de Kerubeau (1623). Sur le linteau de la "bouline" on lit : "fait faire par Yves Martin prêtre". À l'étage riche lucarne sculptée Renaissance aux deux chérubins.
- Les moulins à eau de Coëtguel, de Tilhouet, de Lescuit et le moulin à vent de Poulhos.
À signaler aussi :
- Le camp romain situé au village du Château.
- Le four à pain de Belon (1902).
- La forge de Poulho.
Héraldique
Personnalités liées à la commune
- Julien Guégan, prêtre catholique et homme politique, né le à Péaule et mort le à Osma.
