Caden

commune française du département du Morbihan From Wikipedia, the free encyclopedia

Caden [kadɛ̃] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Faits en bref Administration, Pays ...
Caden
Caden
L'église Saint-Pierre-aux-Liens.
Blason de Caden
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Intercommunalité Questembert Communauté
Maire
Mandat
Bernard Chauvin
2020-2026
Code postal 56220
Code commune 56028
Démographie
Gentilé Cadenais
Population
municipale
1 641 hab. (2023 en évolution de +0,67 % par rapport à 2017)
Densité 43 hab./km2
Population
unité urbaine
16 444 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 54″ nord, 2° 17′ 11″ ouest
Altitude 60 m
Min. 1 m
Max. 91 m
Superficie 38,1 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Questembert
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Caden
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Caden
Liens
Site web caden.questembert-communaute.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Géographie

    Situation

    Caden est située au sud-est de la Bretagne sud, à l'est du département du Morbihan.

    Elle est délimitée :

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Trévelo, la Boulogne[1], le ruisseau de Lécaden[2], le ruisseau de la Fontaine[3], le ruisseau du Matz[4], et un autre petit cours d'eau[5],[Carte 1].

    Le Trévelo, d'une longueur de 20 km km, prend sa source dans la commune de Questembert et se jette dans la Vilaine à Nivillac, après avoir traversé six communes[6].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Caden[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 858 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Arzal à 14 km à vol d'oiseau[13], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 887,0 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Caden est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17] et hors attraction des villes[18],[19].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,2 %), zones agricoles hétérogènes (23,3 %), prairies (18,5 %), forêts (9,5 %), zones urbanisées (1,5 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le cartulaire de l'abbaye de Redon mentionne pour la première fois la paroisse de Caden en 835 sous l'appellation de Plebs Catin lieu de bataille »)[21] ; Codent en 992[22].

    Catin, de l'ancien breton Katvan[21], « lieu du combat », de cat, « combat », et man muté en van, « lieu »[22].

    En vieux breton Kaden, signifie « bataille ».

    La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Kaden[23].

    Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 43,5 % des toponymes de la commune sont bretons[24].

    Histoire

    Antiquité

    Il s'agit d'une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois le territoire de Limerzel.

    Les Gaulois ont d'abord occupé ce territoire, et y ont laissé quelques traces[Lesquelles ?].

    Les Romains ensuite, ont laissé une voie allant de Vannes à Rieux (qui se confond ici avec la départementale Vannes-Redon).

    Moyen-Âge

    Les Bretons, à leur tour, y ont fondé quelques établissements, comme l'indiquent les toponymes de certains villages (Carcado, Trévelo, la Grée, Bomélo, etc.). On ne sait pas exactement quand le breton fut oublié. La commune voisine Péaule était bretonnante en 1806.

    Le XXe siècle

    La Belle Époque

    Un décret du Président de la République en date du attribue, à défaut de bureau de bienfaisance, les biens ayant appartenu à la fabrique de Caden et actuellement placés sous séquestre à la commune de Caden[25].

    Politique et administration

    En 1790, la paroisse fut transformée en commune, faisant partie du canton et du district de Rochefort.

    À la suppression des districts, en 1800, Caden passa dans l'arrondissement de Vannes.

    Au remaniement des cantons en 1801, Caden fut maintenu dans celui de Rochefort.

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1792 1794 François Boulo    
    1799 1817 Jean Guiho    
    1817 1827 François Guillotin    
    1827 1830 Jacques Quistrebert    
    1830 1832 Joseph Catrevaux    
    1832 1868 Sébastien Lambert    
    1869 1881 Yves-Marie Louer    
    1881 1887 Jean-François Cléro    
    1888 1896 Jean-Marie Guégan    
    1896 1900 François Crété    
    1900 1929 Julien Guillouche    
    1929 1952 Isidore Brohan    
    1952 1971 Joseph Clodic    
    1971   Ange Brohan    
    1989 2008 François Hervieux sans étiquette  
    2008
    Réélu en 2014 et 2020[26]
    en cours Bernard Chauvin sans étiquette  
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28].

    En 2023, la commune comptait 1 641 habitants[Note 3], en évolution de +0,67 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 3202 0772 2032 1842 2612 2872 2002 3102 295
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 2472 2502 2462 2822 3482 4492 4602 3712 389
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 3442 3642 3992 2402 2082 1712 1652 0772 023
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    1 8971 7331 7071 6631 6211 4781 5121 5411 593
    Davantage d’informations - ...
    2014 2019 2023 - - - - - -
    1 6321 5891 641------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    La population a augmenté de 0,6 % entre 1999 et 2007, grâce à un solde migratoire positif ( +0,7 %) pour la première fois depuis 1968. Ce solde migratoire compense le solde naturel légèrement négatif (- 0,1 %. Les nouveaux habitants viennent principalement d'une autre commune du Morbihan (49,4 %) ou d'une autre région française (34,8 %). Le nombre de logements a augmenté davantage ses dernières années : 64 logements entre 1990 et 2004 et 50 de plus entre 2005 et 2007. La population active est de 70,4 % en 2007 avec un taux de chômage de 7,5 %.

    Culture et patrimoine

    Lieux et monuments

    Patrimoine religieux

    • l'église Saint-Pierre-aux-Liens : édifiée en remplacement d'un ancien édifice religieux. Le , on a béni la première pierre d'une nouvelle église. C'est un édifice de style ogival, en forme de croix latine, avec des bas côtés séparés de la nef par deux rangées de piliers. C'est une reproduction de l'église d'Arradon. L'église paroissiale de Caden est sous le vocable de saint Pierre-aux-Liens, dont la fête arrive le 1er août. Les autels latéraux sont ceux de Notre-Dame, de la Trinité, de saint Sébastien, de saint Jean. Une chapelle de l'église, dédiée à sainte Madeleine, appartenait aux seigneurs de Bléhéban, qui y avaient leurs sépultures. On y voit un cadran solaire réalisé en schiste gravé et daté de 1637. Ce cadran représente une crucifixion et deux personnages au pied de la croix. À la porte de l'église on voit un bénitier en forme d'œuf tronqué, et dans le cimetière un fragment de lec'h arrondi, reste d'une antique sépulture ;
    • chapelles frairiennes :
      • la chapelle Sainte-Marie, au nord-ouest, près de la route de Redon ;
      • la chapelle Saint-Vincent, au nord-ouest, près du Maunay ;
      • la chapelle Saint-Nicolas, à trois kilomètres vers l'ouest ;
      • la chapelle Saint-Armel, à un kilomètre vers le sud-ouest ;
      • la chapelle Saint-Gildas, à deux kilomètres au nord ;
      • la chapelle Saint-Guillaume, depuis longtemps démolie.
    • fontaines à dévotion réputées guérir certaines affections[31] :
      • la fontaine Saint-Pierre ;
      • la fontaine Saint-Armel ;
      • la fontaine Saint-Roux.

    Patrimoine civil

    Héraldique

    Les armoiries de Caden se blasonnent ainsi :

    D'or à croix de gueules cantonnée de 4 molettes d'éperon de sable.
    Armes de la famille de BLEHEBAN d'après Rietstap (ou de BLEHEDAN d'après Jougla de Morénas)

    Personnalités liées à la commune

    Tristan de Carné (1476-1536), né à Caden, capitaine de la ville de Guérande à partir de 1513.

    En 1791, son recteur, Julien Gatinel, refusa le serment à la Constitution civile du clergé, et partit, l'année suivante, pour l'Espagne.

    En 1793, le , Caden fournit son contingent d'insurgés pour la prise de Rochefort. Peu après, Pierre Lecars, dit Pelo, se mit à la tête d'une bande de chouans de cette commune et des environs.

    Jean-Baptiste Jégo, né en 1896 à Caden, fut un prêtre eudiste qui devint enseignant au collège Sainte-Anne de Pointe-de-l'Église, en Nouvelle-Écosse (Canada). Il écrit et mit en scène plusieurs pièces de théâtre, dont Le Drame du peuple acadien, en 1930, primée par l'Académie française.

    Notes et références

    Voir aussi

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