Réacteur Jules Horowitz
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Type | |
|---|---|
| Début des travaux |
| Localisation | |
|---|---|
| Coordonnées |
Le réacteur Jules Horowitz est un projet de réacteur nucléaire de recherche porté par le CEA et construit sur le centre de Cadarache, consacré principalement à la recherche sur les matériaux et les combustibles pour l'industrie électronucléaire et la production de radioisotopes pour la médecine nucléaire. Nommé en hommage à Jules Horowitz, physicien français du XXe siècle, le réacteur s'inscrit dans un programme de développement de la recherche du secteur nucléaire à l'échelle européenne.
Les premiers travaux ont démarré en 2007, la divergence du réacteur, qui était prévue en 2013, a été reportée successivement sans annonce officielle du CEA sur une nouvelle date. En , lors du Conseil de politique nucléaire de l'État, la mise en service est estimée entre 2032 et 2034 soit au mieux avec 18 ans de retard sur le planning original.
Ce projet représente un coût initial de 630 millions d’euros dont le financement est assuré à 50 % par le CEA, à 20 % par des partenaires européens et internationaux, à 20 % par EDF et à 10 % par Areva. Début 2025, le coût total du chantier atteint 6 milliards d'euros.
En France, les principaux réacteurs de recherche destinés aux études sur les matériaux et les combustibles nucléaires étaient les réacteurs Osiris et Orphée du centre CEA de Saclay, les réacteurs Phébus et Cabri du Centre de Cadarache. Osiris, Orphée et Phébus ont été arrêtés.
Aussi, pour les remplacer, l'étude réalisée dans le cadre du 5e Programme-cadre pour la recherche et le développement technologique (PCRD) de l'Union européenne a confirmé la nécessité de disposer à l'horizon 2014 d'un outil de recherche moderne et flexible pour[1] :
- améliorer la compétitivité et la durée de vie des réacteurs nucléaires en fonctionnement ;
- développer les performances des combustibles nucléaires des réacteurs de 3e génération comme le réacteur pressurisé européen (EPR) ;
- développer de nouveaux matériaux et combustibles pour les réacteurs de 4e génération comme le projet ASTRID ;
- fiabiliser la fourniture en Europe de radioisotopes pour le secteur médical.
Le réacteur Jules Horowitz (RJH), dont la conception a été lancée en 1998 par le CEA, devrait répondre à ces besoins exprimés par la Commission européenne. Le projet est baptisé du nom de Jules Horowitz, physicien français et premier directeur de la direction des Sciences de la matière du CEA.
Le réacteur rassemble autour du CEA français des instituts de recherche belge, tchèque, espagnol, finlandais et britannique, ainsi que les industriels EDF et AREVA en France et Vattenfall en Suède. Le , le Département atomique indien (DAE) a rejoint les sept partenaires initiaux du projet. Les accords signés entre ces différents partenaires leur donnent un accès à l'installation pour y mener leurs propres expérimentations, à hauteur de leur apport financier ou en nature[2].


