Matthieu Pigasse

banquier d'affaires français From Wikipedia, the free encyclopedia

Matthieu Pigasse, né le à Clichy, est un homme d'affaires, banquier d'affaires et ancien haut-fonctionnaire français.

Faits en bref Président Eurockéennes de Belfort, depuis 2015 ...
Matthieu Pigasse
Matthieu Pigasse en 2012
Fonctions
Président
Eurockéennes de Belfort
depuis
Président
Combat Media
Président du conseil d'administration
Les Inrockuptibles
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (57 ans)
ClichyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Jean-Daniel Pigasse (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Alix Étournaud (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Jean-Paul Pigasse (oncle paternel)
Albert Pigasse (grand-oncle)
Jules Pigasse (d) (grand-père paternel)
Sylvain Augier (cousin germain)
Christian Jeanpierre (cousin germain)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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À sa sortie de l'École nationale d'administration, il est nommé administrateur civil à la direction générale du Trésor. Par la suite, il rejoint en 1997 le cabinet ministériel de Dominique Strauss-Kahn, alors ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, en tant que conseiller technique avant d'être nommé directeur adjoint du cabinet en 2000 de Laurent Fabius ; ministre successeur de même titre.

À partir de 2002, il travaille pour Lazard Frères en tant qu'associé gérant à Paris, en fusions-acquisitions et en conseil aux gouvernements. Alors qu'il en est le président-directeur général, il remet sa démission effective fin 2019 pour rejoindre en 2020 le bureau parisien de la banque d'investissement américaine Centerview qu'il dirige.

Il est membre du conseil d'administration des groupes Lucien Barrière, Deezer ou Derichebourg.

Proche de la gauche, il détient via sa holding Combat Media plusieurs médias comme Les Inrockuptibles et Radio Nova, et possède à titre personnel des participations dans d'autres groupes de presse ou de production audiovisuelle comme le groupe Le Monde, Mediawan. Il est aussi actionnaire de plusieurs festivals de musique.

Biographie

Jeunesse et études

Matthieu Pigasse naît dans une famille liée au monde de la presse et de l'édition. Son père est Jean-Daniel Pigasse, secrétaire de rédaction à La Manche libre. Son oncle, Jean-Paul Pigasse, a été directeur de la rédaction de L'Express[1]. Son grand-oncle, Albert Pigasse, fut le fondateur de la collection « Le Masque ». Matthieu Pigasse grandit dans une famille « aisée »[2].

Il a un frère, Nicolas Pigasse, qui est cofondateur du magazine Public dont il est également le directeur de rédaction[3]. Sa sœur aînée, Virginie Pigasse, a travaillé au magazine Globe[1] ; sa cadette, Sophie Pigasse-Magnaud, est autrice[4]. Parmi ses cousins germains figurent les journalistes Sylvain Augier et Christian Jeanpierre[5].

Il grandit dans le 7e puis dans le 15e arrondissement de Paris et enfin à Regnéville-sur-Mer (Manche)[6].

Matthieu Pigasse effectue ses études secondaires au collège de Coutances puis au lycée Camille-Sée dans le 15e arrondissement de Paris[6], où il obtient un baccalauréat série A (littéraire)[7]. En 1990, il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Service Public)[8] ; il y prépare le concours de l'École nationale d'administration, dont il sort diplômé en 1994.

Parcours dans le public

Matthieu Pigasse commence sa carrière en tant qu'administrateur civil au ministère de l'Économie et des Finances, à la direction du Trésor, où il est affecté à la sous-direction chargée de la gestion de la dette et de la trésorerie de l'État.

En 1998, il devient conseiller technique au cabinet du ministre de l'Économie et des Finances Dominique Strauss-Kahn puis, un an plus tard, directeur adjoint du cabinet de son successeur, Laurent Fabius, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, chargé des questions industrielles et financières[9]. En 2001, il refuse la proposition qu'on lui fait d’être candidat aux prochaines élections législatives dans l'Aisne.

Parcours dans la banque d'affaires

La victoire de la droite aux élections présidentielle et législatives de 2002 le pousse à rejoindre le secteur privé ; il demande conseil à Alain Minc[6] qui le recommande à Bruno Roger de la banque Lazard, où il est recruté la même année[9],[10] comme associé-gérant. Il prend la tête de l'activité « conseil aux gouvernements » en 2003, devient en 2005 directeur du marketing et vice-président de Lazard Europe, puis codirecteur général délégué de Lazard France (en ). En , il est nommé seul dirigeant de Lazard en France et responsable mondial des activités de fusions et acquisitions en [11]. Il fait partie des banquiers d’affaires les plus actifs en Europe en 2015[12].

Pigasse (Lazard Frères) en discussion avec le président de l'Azerbaïdjan Ilham Aliyev à Davos, en 2019.

Il intervient régulièrement dans le conseil aux gouvernements, et participe à la restructuration des dettes de l'Argentine, du Venezuela, de l'Équateur[6], mais aussi des dettes grecque et ukrainienne[13], de la dette irakienne, ou encore la nationalisation du gaz bolivien[14]. Il conserve cette activité lorsqu'il rejoint Centerview Partners en 2020[15].

Selon l'hebdomadaire L'Express, dans les années 2010, il participe à des missions de conseil auprès des autorités vénézuéliennes, notamment sous la présidence de Hugo Chávez puis de Nicolás Maduro, dans le cadre d’activités liées à la restructuration financière du pays. Cette implication s’inscrit dans une période de coopération entre des conseillers français et le gouvernement vénézuélien [16].

Il intervient en tant que conseiller sur de nombreux dossiers en fusions-acquisitions, comme la vente du PSG par Canal+, la fusion Suez-Gaz de France, la vente par Accor de sa participation dans le Club Med, la vente d'AB Groupe à TF1, la vente de l'activité « transmission et distribution » (T&D) d'Areva, la fusion de la Caisse d'épargne et de la Banque populaire, la création de Natixis puis sur son augmentation de capital et le sauvetage de son ancien réhausseur de crédit CIFG[17], le rachat de ses actions par L'Oréal à Nestlé, l'acquisition de Darty par la Fnac[18].

Il démissionne de Lazard en , alors qu'il en est le président-directeur général, avec effet à la fin décembre, pour « s'engager dans un projet personnel de nature entrepreneuriale » (peut-être poussé par les critiques émises au sein du groupe sur son mode de gestion et sur son activité dans les médias[19],[20]). Son associé, Jean-Louis Girodolle, lui succède. Il co-dirige à partir d' le bureau parisien de la banque d'investissement Centerview Partners avec Nicolas Constant, un autre ancien de Lazard[21],[22]. Il y introduit une activité de conseil aux gouvernements[15].

Il est par ailleurs membre du conseil d'administration des groupes BSkyB, Lucien Barrière et Derichebourg et anciennement de l'agence Relaxnews. Il est également vice-président du théâtre du Châtelet[23].

Investissements entrepreneuriaux notables

En 2022, avec Xavier Niel et Moez-Alexandre Zouari, Matthieu Pigasse associe 2MX Organic avec InVivo Retail, la branche distribution du groupe InViVo pour créer Teract[24],[25], un Special purpose acquisition company (SPAC), leader en « distribution alternative, durable et responsable » et détenant des marques telles que Jardiland, Gamm vert ou Delbard.

La même année, il fusionne le SPAC I2PO dédié au divertissement (créé avec la famille Pinault et Iris Knobloch) avec la société de streaming française Deezer[26] qui avait fait son entrée à Euronext Paris en 2021[27].

Médias

Il participe dès le milieu des années 2000 aux opérations capitalistiques dans le domaine des média. Il organise la vente Libération à Édouard de Rothschild en 2005[3], et la vente de Newsweb à Arnaud Lagardère. Il conseille Rupert Murdoch sur Eurosport, puis soutient financièrement le site d'information Rue89[28].

Il s'intéresse au groupe Le Monde dès la fin des années 2000. Avec Alain Minc, il tente sans succès d'accéder à la présidence du conseil de surveillance du Monde en 2007[29]. Il prend le contrôle du quotidien en en s'associant avec Pierre Bergé et Xavier Niel[30],[31]. Le même trio, via la holding Le Monde Libre (LML), acquiert, en 2014, 65 % du Nouvel Observateur pour 13,4 millions d'euros[32]. En 2014 et 2015, le trio manifeste son intérêt pour les chaînes de télévision privées LCI[33] et I-Télé[34]. Matthieu Pigasse revend 49 % de ses parts de la société Le Nouveau Monde le à l'industriel tchèque Daniel Křetínský[35], puis cède en 2022 à Xavier Niel de nouveau 49 % de ses parts originelles, pour ne conserver que 2 % de sa participation originelle[36].

Matthieu Pigasse fait l'acquisition de l'hebdomadaire culturel et politique Les Inrockuptibles en 2009. Il procède au lancement d'une nouvelle formule, ce qui est vu au sein de la rédaction comme une volonté d'écarter les fondateurs du magazine[37]. Le magazine rencontre des difficultés, et des chutes d'audiences entrainent plusieurs vagues de réductions d'effectifs[38]. La Lettre A relève en que les effectifs de la rédaction des Inrockuptibles se sont « réduits comme peau de chagrin », le journal comptant à cette date moins d'une dizaine de journalistes salariés[39]. La ligne éditoriale a progressivement abandonné le traitement des questions de politique et de société, alors que l'externalisation des services et la course au clic se sont développés. Une soixantaine de salariés ont été licenciés en 2014 et 2021[40].

Il fait l'acquisition de la station musicale Radio Nova en [41],[42] et annonce des projets transversaux avec Les Inrockuptibles au sein des Nouvelles Éditions Indépendantes (LNEI, renommé par la suite en Combat)[43]. En 2024, il transfère la régie publicitaire de son entreprise Radio Nova chez Lagardère, au sein de l'empire médiatique de Vincent Bolloré[44] et organise le retour de Guillaume Meurice et Pierre-Emmanuel Barré à l'antenne[45]. En 2025, l'audience fait un bond de 882 %, pour atteindre 540 000 auditeurs sur la tranche dominicale et la radio réintègre le classement Médiamétrie — dont elle avait disparu en 2015 — en dépassant à nouveau le 1 % d’audience cumulée[46].

Il prend par ailleurs diverses participations dans d'autres organes liés aux média, comme le groupe média Melty en [47], Vice France (filiale française de Vice Media) pour soutenir notamment le lancement de la chaîne TV Viceland en [48],[49]. Il s'associe avec aussi avec le milliardaire Xavier Niel et le producteur Pierre-Antoine Capton pour lancer Mediawan, un SPAC de 250 millions d'euros destiné à investir dans des médias européens en [50].

Il contracte d'importantes dettes à l'occasion de ses prises de participations. Il contracte un prêt d'environ 25 millions d'euros auprès de la Banque Palatine (groupe BPCE) pour financer l'acquisition du Nouvel Observateur en 2014[51]. Selon Libération, la session de ses parts dans Le Monde en 2018 à l'industriel tchèque Daniel Křetínský s'explique par de grandes difficultés financières de Mathieu Pigasse[51]. Mediapart indique en 2019 que les acquisitions du magazine Les Inrockuptibles, du groupe Nova ou encore de festival Rock en Seine ont entraînés l'accumulations d' « une dette considérable… »[52].

À partir des années 2020, il développe une stratégie d’influence médiatique articulée autour de ses participations dans plusieurs titres de presse et médias culturels. Il revendique explicitement l’usage de ces supports dans un combat politique et culturel, notamment contre l’extrême droite [53].

Selon Marianne en 2025, Matthieu Pigasse, avec ses multiples investissements dans la presse et les médias, se rêve en « Bolloré de gauche »[54]. Il affirme vouloir utiliser ses médias pour « peser le plus possible sur la présidentielle de 2027 » [55].

Son implication dans la ligne éditoriale de Radio Nova est soulignée par plusieurs enquêtes de presse, qui évoquent une orientation vers des contenus plus engagés et transgressifs, ainsi qu’un rôle direct dans certains recrutements d’animateurs [56],[57].

Sa gestion du groupe Combat fait l’objet de critiques relayées par le journal Libération, notamment concernant des tensions internes et des accusations de management jugé autoritaire au sein de certaines entités du groupe, que l’intéressé relativise en les attribuant à des « tensions » liées au succès [58],[59],[60].

Culture

En , Matthieu Pigasse devient président du festival de musique Les Eurockéennes de Belfort[61].

En 2017, il rachète, avec l’aide d’AEG, Rock en Seine, l'un des plus grands festivals de France[62]. En 2024, il lance à Dijon le festival de rap Golden Coast[63]. Il est actionnaire du label Rough Trade depuis 2017[64].

En , il dénonce l'interdiction préfectorale du concert du rappeur Freeze Corleone, régulièrement accusé d'antisémitisme et d'homophobie[65].

En 2025, Matthieu Pigasse rachète le festival We Love Green et affirme que le métissage est l'horizon, et la culture un contre-pouvoir d'un festival musical «à l'heure où la droite radicale rêve d'ordre et de censure»[66],[67].

Politique

Depuis son passage dans les cabinets ministériels, il est resté proche de Dominique Strauss-Kahn[68],[69].

En , il souhaite se présenter aux élections, mais François Hollande lui refuse une investiture socialiste aux législatives[70].

En 2007, il a fait partie des Gracques[9],[71]. La même année, le « banquier de gauche » conseille Ségolène Royal et certains lui prêtent des ambitions concernant un ministère en cas de victoire de la candidate socialiste à l'élection présidentielle[28],[10]. Nicolas Sarkozy lui propose de devenir secrétaire d'État, ce qu'il décline[10].

En 2012, il soutient le projet de François Hollande de taxer à hauteur de 75 % les revenus supérieurs à 1 million d'euros[72], ce que Philippe Villin lui reproche, avançant qu'il « ne paraît guère payer d'impôt en France »[68], information que Matthieu Pigasse dément affirmant que « la très large majorité de [ses] revenus est imposée en France »[73].

En , il publie Éloge de l’anormalité, dans lequel il critique l’incapacité des élites politiques et économiques à sortir de la crise que traverse l’Europe autrement que par des mesures d’austérité ; et, globalement, celle de François Hollande à réformer la France[74]. En avril de la même année, Manuel Valls[75] le consulte dès sa nomination à Matignon[76].

Après avoir initialement moqué le parti grec de gauche radicale SYRIZA, — qui, selon lui, promettait de « raser gratis » , — il le défend après la victoire du parti aux élections législatives de 2015, lorsqu'Aléxis Tsípras devient Premier ministre. Dans la presse, il critique la politique d'austérité préconisée par l'Union européenne, parlant de « barbarie à visage humain ». Cependant, d'aucuns rappellent que la banque Lazard conseille la Grèce depuis 2010 et a gagné 25 millions d'honoraires dans ce dossier[6].

Il songe un moment à se lancer en politique, réunissant pour cela plusieurs proches (d'anciens strauss-kahniens), afin de lancer un mouvement qui serait baptisé « Premier jour », partant de constats similaires à Emmanuel Macron  mais avec qui les relations sont tendues depuis plusieurs années  sur l'état de la classe politique française. Finalement, il se ravise, et plusieurs de ses proches lanceront La République en Marche pour soutenir Emmanuel Macron dans son aventure élyséenne[6].

À l'élection présidentielle de 2017, il confie à Vanity Fair qu'il a voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour avant de s'abstenir au second. Il était proche de l'équipe de campagne d'Arnaud Montebourg, avant que celui-ci ne soit éliminé aux primaires de la gauche[6].

Pour les élections législatives anticipées de 2024, il appelle à voter pour l'alliance de gauche, le Nouveau Front populaire[77],[78].

Plusieurs médias relèvent une évolution du positionnement politique et médiatique de Matthieu Pigasse. Longtemps associé à une gauche sociale-libérale et pro-européenne, proche notamment de Dominique Strauss-Kahn puis de Raphaël Glucksmann, il est ensuite décrit comme se rapprochant de positions plus radicales à gauche, notamment à travers la ligne éditoriale de certains médias de son groupe et le soutien accordé à des personnalités engagées contre Israël ou proches de la La France insoumise [79],[16],[80]. Cette évolution est également présentée dans la presse comme ayant contribué à des tensions avec une partie de son ancien réseau social-démocrate, dont Raphaël Glucksmann [81],[82].

Rivalité avec Emmanuel Macron

Décrit comme « son meilleur ennemi »[6], Emmanuel Macron a de nombreux points communs avec Matthieu Pigasse : passé par Sciences Po et l'ENA, banquier d'affaires, proche du Parti socialiste. Leur rivalité apparaît en 2010, lors de la reprise du quotidien du Monde ; Emmanuel Macron, conseiller de la Société des rédacteurs (SDR), doit s'incliner face au trio Bergé-Niel-Pigasse[83]. Cependant, en 2012, lors de la bataille Nestlé (conseillé par Rothschild) contre Danone (conseillé par Lazard) pour le rachat de la division nutrition de Pfizer, c'est Macron qui remporte une transaction estimée à 9 milliards d'euros[6]. En 2010, le Président François Hollande hésite entre Emmanuel Macron et Mathieu Pigasse comme secrétaire général adjoint de l'Élysée, avant d'opter pour Emmanuel Macron.

Selon Marianne et Vanity Fair, Emmanuel Macron a effectué le saut en politique que Matthieu Pigasse aurait toujours rêvé de faire mais n'a jamais réussi à réaliser[54]. Banquier séducteur, soucieux de son image, Matthieu Pigasse serait jaloux de Macron, selon les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet[84].

Vie privée

Matthieu Pigasse est amateur de musique punk rock[85], qu'il a découverte à 12 ans en écoutant le groupe The Clash : « Le punk a été ma première rencontre avec le politique. Il y avait chez les Clash une espèce de rage contre l'ordre établi qui m'a séduit »[9].

En juin 2009, la presse people fait état d'une liaison avec la journaliste Marie Drucker[86],[87], qu'il était sur le point d'épouser avant d'annuler au dernier moment. C'est finalement la journaliste et autrice Alix Étournaud qu'il épouse en 2010[88],[89],[90], avec laquelle il a trois enfants. Celle-ci revient sur cet épisode dans le livre Mieux vaut en rire (2011)[6],[70],[91].

En 2011, sa fortune est estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros[92]. Il possède une maison à Boulogne-Billancourt et une autre aux Mesnuls[6].

En 2026, Mathieu Pigasse est en couple avec Wassila Meddas[58], qu’il a nommée directrice des marques de la holding Combat Media en [93], où elle occupait auparavant un poste de chargée des relations externes. Matthieu Pigasse envoie plusieurs SMS à la direction de Libération pour se plaindre d'un article sur sa conjointe [94].

Écrits

  • Le Monde d'après, une crise sans précédent, Plon, (avec Gilles Finchelstein)
  • Révolutions, Plon,
  • Éloge de l’anormalité, Plon, 2014.
  • Participation à l'ouvrage collectif Qu'est-ce que la gauche ?, Fayard, 2017
  • La lumière du chaos, Éditions de l'Observatoire, 2023.

Notes et références

Annexes

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