Rafael López Aliaga
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| Rafael López Aliaga | |
Rafael López Aliaga en 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénateur péruvien (élu) | |
| En attente d'investiture – | |
| Élection | 12 avril 2026 |
| Président de Rénovation populaire[a] | |
| En fonction depuis le (5 ans, 7 mois et 21 jours) |
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| Prédécesseur | Luis Castañeda Lossio |
| Maire de Lima | |
| – (2 ans, 9 mois et 12 jours) |
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| Élection | 2 octobre 2022 |
| Prédécesseur | Miguel Romero Sotelo (en) |
| Successeur | Renzo Reggiardo |
| Secrétaire général de Solidarité nationale | |
| – (11 mois) |
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| Président | Luis Castañeda Lossio |
| Conseiller municipal de Lima | |
| – (3 ans, 11 mois et 30 jours) |
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| Biographie | |
| Nom de naissance | Rafael Bernardo López Aliaga Cazorla |
| Surnom | Porky[1] |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Lima (Pérou) |
| Nationalité | Péruvienne |
| Parti politique | SN (2009-2020) RP (depuis 2020) |
| Diplômé de | Université de Piura Universidad del Pacífico |
| Profession | Homme d'affaires Ingénieur industriel |
| Religion | Catholicisme |
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Rafael López Aliaga, surnommé « Porky », né le à Lima, est un homme d'affaires, ingénieur industriel et homme politique péruvien.
Après une carrière dans le monde des affaires, il se lance en politique et prend la présidence du parti libéral-conservateur Rénovation populaire (RP).
Candidat de ce parti à l’élection présidentielle de 2021, il arrive en troisième position du premier tour avec 11,8 % des suffrages, derrière Pedro Castillo et Keiko Fujimori.
En raison de ses déclarations et prises de position radicales, il est une figure controversée de la vie politique péruvienne. Il est régulièrement classé à l’extrême droite de l’échiquier politique. Il est membre de l'Opus Dei.
De 2023 à 2025, il est maire de Lima. Il est ensuite candidat à l'élection présidentielle de 2026.
Famille et formation
Rafael López Aliaga est né le 11 février 1961 à Lima et élevé à Chiclayo, dans le nord du Pérou. Il est le fils de Fernando López-Aliaga Botto et de Paula Cazorla Talleri, tous deux ingénieurs chimistes diplômés de l'Université nationale majeure de San Marcos. Jusqu'à l'âge de vingt-deux ans, il a grandi et vécu pour des raisons professionnelles à Pomalca (es), un district faisant partie du domaine sucrier du même nom, situé à l'est de Chiclayo. Il a effectué sa scolarité au collège San Agustín de Chiclayo, établissement de l'ordre des Augustins situé dans le district de Pimentel[2],[3],[4].
Il a été admis major du concours à l'examen d'entrée pour étudier initialement le génie civil à l'Université nationale Pedro Ruiz Gallo (es), à la ville de Lambayeque. En raison de grèves répétées, il a été transféré à l'Université de Piura, où il a étudié le génie industriel, obtenant son diplôme en quatre ans et terminant major de sa promotion. Il y a obtenu sa licence en 1983. Par la suite, il a passé un Master en administration des affaires (MBA) à l'Université del Pacífico (es), puis a suivi le Programme de Haute Direction (PAD) de l'Université de Piura. Une fois ses études terminées, il a intégré le bureau du Citibank à Lima[5],[2],[3],[4].
Carrière professionnelle
Rafael López Aliaga est directeur du crédit aux entreprises à la Citibank dans les années 1980, avant de fonder le groupe hôtelier Peruval Corp et le groupe Acres, qui investit notamment dans les lignes ferroviaires[6].
Il est également président du conseil d'administration de PeruRail et de Ferrocarril Transandino depuis 1999[7].
En 2016, il est cité dans le scandale des Panama Papers pour des sociétés offshore et des activités de blanchiment d'argent[8]. Auparavant, en 2001, il a été impliqué dans une enquête du Congrès impliquant plusieurs de ses entreprises pour des faits d'évasion fiscale[9].
Parcours politique
Débuts et ascension
Dans les années 2000, Rafael López Aliaga entre en politique comme conseiller municipal du maire de Lima, Luis Castañeda (maire de 2003 à 2010, puis de 2015 à 2018), puis reprend en main son parti, qu’il rebaptise Rénovation populaire[5].
Il se fait appeler « Porky », en référence au dessin animé[5]. Aux yeux de ses fidèles, il possède « un leadership d’ordre messianique », estime José Alejandro Godoy, politiste à l’Université pontificale catholique du Pérou[5].
Élection présidentielle de 2021

Rafael López Aliaga est candidat à l'élection présidentielle de 2021 avec le soutien du parti d’extrême droite Rénovation populaire, dont il est le président. Il fait campagne sur un programme néolibéral sur les questions économiques et conservateur sur les questions sociétales. L’essentiel de son électorat est constitué de classes aisées et de conservateurs religieux[10].
Se présentant comme un homme d'affaires compétent novice en politique, il se montre souvent vindicatif, voire injurieux, à l'égard de ses adversaires politiques, tout en accusant la classe politique traditionnelle d’être infiltrée par les marxistes. Il a notamment qualifié le président Francisco Sagasti et son prédécesseur Martín Vizcarra, bien que tous deux habituellement classés au centre droit, de « communistes » et réclamé la destitution du premier. Proche de l’ancien maire de Lima Luis Castañeda Lossio, il bénéficie du soutien de la chaîne de télévision Willax[11].
Au cours des dernières semaines de campagne, Rafael López Aliaga progresse dans les sondages et semble en mesure de se qualifier pour le second tour. Il arrive finalement en troisième position avec 11,8 % des suffrages exprimés, juste derrière la populiste de droite Keiko Fujimori (13,4 %). Dans l’entre-deux-tours, il appelle à voter pour Keiko Fujimori contre le candidat de gauche radicale Pedro Castillo, déclarant que « son plan gouvernemental conduirait le Pérou à être une dictature cruelle, semblable au Venezuela ou à Cuba »[12].
Maire de Lima
Le 2 octobre 2022, Rafael López Aliaga est élu maire de Lima avec 26,3 % des suffrages exprimés lors de l’unique tour de scrutin. Après un temps de suspense, il devance de seulement 0,9 point le très controversé général à la retraite Daniel Urresti, soutenu par Podemos Perú et également candidat à la présidentielle de 2021.
Sa gestion est décrite comme autoritaire. Il refuse ainsi aux associations l'autorisation de manifester au nom de la préservation des biens publics[13].
Élection présidentielle de 2026
Son parti initie la procédure de destitution de la présidente par intérim Dina Boluarte en octobre 2025 pour « incapacité morale permanente » en raison de son incapacité à affronter la crise sécuritaire. Il annonce dans la foulée démissionner de son poste de maire de Lima et se déclarer candidat à l'élection présidentielle, porté dans les sondages par son discours de fermeté et ses mesures radicales contre le crime organisé[14]. Ses détracteurs le renvoient à son propre bilan sécuritaire à l’échelle municipale[5].
Le 12 avril 2026, Rafael López Aliaga est élu sénateur dans le Sénat de la République[15] nouvellement créé après la réforme constitutionnelle de 2024.