Responde, qui tanta cupis
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| Responde, qui tanta cupis | |
| Numéro | CB 2 |
|---|---|
| Sujet | Avarice |
| Langue | Latin médiéval |
Responde, qui tanta cupis (en français : « Réponds, toi qui désires tant ») est un poème satirique en latin médiéval. Il s'agit du deuxième carme (CB 2) du manuscrit Carmina Burana (Codex Latinus Monacensis 4660). Ce court texte dénonce l'insatiabilité de l'avarice humaine à travers un dialogue entre l'Abondance et un cupide[1].
« Responde, qui tanta cupis! modo Copia dicat.
Pone modum! que vis dono. - Volo plena sit arca. -
Plena sit! - Adde duas! - Addo. - Si quattuor essent,
Sufficerent. - Sic semper agis: cum plurima dono,
Plus queris, nec plenus eris, donec morieris.[1] »
« « Réponds, toi qui désires tant ! » que l'Abondance dise maintenant.
« Mets une limite ! Je donne ce que tu veux. » — « Je veux que mon coffre soit plein. » —
« Qu'il soit plein ! » — « Ajoute-m'en deux ! » — « J'ajoute. » — « S'il y en avait quatre,
cela suffirait. » — « Tu agis toujours ainsi : quand je donne le plus,
tu demandes davantage, et tu ne seras jamais comblé avant de mourir. » »
Description
Le poème illustre la psychologie de l'avare : dès qu'un souhait est exaucé (un coffre plein), le désir se multiplie immédiatement. Le texte conclut que la soif de richesse est une pathologie incurable qui ne prend fin qu'avec la mort[1].
