Robert Golob

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Élection25 mai 2022
GouvernementGolob
Législature9e
Robert Golob
Illustration.
Robert Golob en 2024.
Fonctions
Président du gouvernement de Slovénie
En fonction depuis le
(3 ans, 10 mois et 17 jours)
Élection 25 mai 2022
Président Borut Pahor
Nataša Pirc Musar
Gouvernement Golob
Législature 9e
Coalition GS-SD-Levica
Prédécesseur Janez Janša
Président du Mouvement pour la liberté
En fonction depuis le
(4 ans, 2 mois et 23 jours)
Prédécesseur Jure Leben
Ministre de la Défense
(intérim)

(2 mois et 21 jours)
Président du gouvernement Lui-même
Gouvernement Golob
Prédécesseur Matej Tonin
Successeur Borut Sajovic
Ministre de la Santé
(intérim)

(4 mois et 6 jours)
Président du gouvernement Lui-même
Gouvernement Golob
Prédécesseur Danijel Bešič Loredan
Successeur Valentina Prevolnik Rupel
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Šempeter pri Gorici (Slovénie, Yougoslavie)
Nationalité Slovène
Parti politique PS (2011-2013)
SAB (2014-2022)
GS (depuis 2022)
Diplômé de Université de Ljubljana
Georgia Institute of Technology
Profession Homme d'affaires

Signature de Robert Golob

Image illustrative de l’article Robert Golob
Présidents du gouvernement de Slovénie

Robert Golob, né le à Šempeter pri Gorici, est un homme d'affaires et homme politique slovène. Il est président du Mouvement pour la liberté et président du gouvernement depuis le .

Robert Golob naît le [1] à Šempeter pri Gorici, dans la ville de Šempeter-Vrtojba, à l'ouest de la république socialiste de Slovénie. Son père, Valentin Golob, dirige la centrale électrique de Soške entre 1976 et 2002.

Il obtient en son doctorat en électrotechnique à l'université de Ljubljana. Il suit ensuite le programme postdoctoral Fulbright au Georgia Institute of Technology d'Atlanta, aux États-Unis[2].

Débuts politiques

Au cours de la procédure d'adhésion de la Slovénie à l'Union européenne, Robert Golob est nommé en responsable slovène des négociations dans le secteur de l'énergie, en raison de sa formation universitaire[3].

Il entre ensuite en politique. De à , il est secrétaire d'État au sein du ministère des Affaires étrangères. Parallèlement, il adhère à la Démocratie libérale slovène (LDS), qu'il quitte en .

Homme d'affaires

En 2004, Robert Golob cofonde une société de négoce d'énergie GEN-I[4],[5], dont il reste président jusqu'en 2021[6].

Retour en politique

Passage par plusieurs partis centristes

Robert Golob fait son retour en politique en  : il rejoint le nouveau parti Slovénie positive (PS), fondé par le maire de Ljubljana, Zoran Janković, mais le quitte deux ans plus tard[7].

Il passe ensuite à l'Alliance d'Alenka Bratušek (ZaAB), créée par l'ancienne présidente du gouvernement Alenka Bratušek et dont il est, un temps, l'un des vice-présidents[8]. Il se retire plus tard de la vie politique

Mouvement pour la liberté

Après avoir quitté GEN-I, Robert Golob décide de revenir une nouvelle fois en politique. Il adhère donc, en , à un parti vert extra-parlementaire, Z.DEJ. Il le renomme en Mouvement pour la liberté (Gibanje Svoboda, GS)[9] simplifié en GS. Le parti décide de participer aux élections législatives du 24 avril 2022[10],[11]. Il monte alors très vite dans les sondages et quelques jours avant l'élection, il devient le favori.

Avec 34,5 % des voix, il arrive en tête du scrutin, contre 23,6 % pour le Parti démocratique slovène (SDS), du président du gouvernement, Janez Janša[12],[13]. Il remporte 41 députés sur 90, un record dans l'histoire de la Slovénie indépendante. Comme en 2011 et en 2014, le scrutin voit arriver largement en tête un nouveau parti composé de personnalités jusqu'alors peu connues, confirmant le désintérêt des Slovènes pour les partis historiques[14].

Président du gouvernement

Robert Golob est élu un mois plus tard, le 25 mai 2022, président du gouvernement par l'Assemblée nationale après avoir constitué un gouvernement de coalition avec les Sociaux-démocrates (SD) et La Gauche (Levica)[15]. Il est composé de 7 femmes et de 10 hommes.

Le , lors du vote de confiance, son exécutif obtient 53 voix pour et 28 voix contre, ce qui lui permet de rentrer en fonction. Il promet de « restaurer la démocratie » après les années Janša et déclare : « Il y a trois thèmes qui illustrent notre programme électoral et de coalition: nous souhaitons vivre dans un pays qui offrira la justice sociale, la solidarité et qui sera fondé sur la connaissance »[16]. Il se présente comme un grand admirateur d’Emmanuel Macron[17].

Il envisage l'adoption de projets de loi garantissant la liberté des médias et la révision de certaines des décisions du gouvernement sortant[16].

Il réorganise son gouvernement le 24 janvier 2023 en raison de désaccord sur la politique à adopter dans la coalition. Il affirme que 2023 sera l'année des réformes et déclare que le gouvernement « procédera à la transformation de notre pays, une modernisation qui s'inscrit dans la durée ». Il souhaite, pour cette année, réussir là où le gouvernement Šarec avait échoué : rééquilibrer les comptes publics et réformer le système de santé[18]. En raison des tensions entre les partenaires gouvernementaux et de sa politique de rigueur, sa cote de popularité recule depuis son arrivée au pouvoir[19]. Un an et demi après son arrivée au pouvoir, aucune réforme majeure n'a encore été adoptée[17].

En politique extérieure, il s'oppose à la guerre contre Gaza et proscrit, en juillet 2025, l’importation, l’exportation et le transit d’armes pour Israël. Son gouvernement interdit également son territoire aux ministres israéliens Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, aux positions ouvertement suprémacistes, avant d’étendre cette interdiction au premier ministre Benyamin Netanyahou. La Slovénie reconnait la Palestine en juin 2024[20].

Vie privée

Notes et références

Liens externes

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